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Communication sociale pour la promotion des manifestations culturelles en Côte d'Ivoire : cas du mory-sawarila de Marabadjassa

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SOMMAIRE Dédicace………………………………………………………………………………….…………I Remerciements……………………………………………………………………………….…....II Sigles et abréviations…………………………………………..……………………………...….IV Liste des figures………………………………………………………………………………...…V Listes des tableaux………………………………………...……………………………………...VI INTRODUCTION GÉNÉRALE..................................................................................................... 1 I-CADRE THÉORIQUE………………………………………………………….…………….....4 II- CADRE MÉTHODOLOGIQUE……………………………………………………...…....….23 PREMIÈRE PARTIE : LES IMPACTS DES MANIFESTATIONS CULTURELLES DANS LA SOCI ÉTÉ ET LES MANIFESTATIONS CULTURELLES IVOIRIENNES LES PLUS CONNUES…………………………………………………………...………………………………..36 CHAPITRE I : LES IMPACTS DES MANIFESTATIONS CULTURELLES DANS LA SOCIÉTÉ…............................................................................................................................................................37 CHAPITRE II :PRÉSENTATION DES MANIFESTATIONS CULTURELLES IVOIRIENNES LES PLUS CONNUES……………...…...................................................................................................................................41 DEUXIÈME PARTIE : COMPORTEMENTS DES ORGANISATEURS ET DES PARTICIPANTS DURANT L’ORGANISATION ET LE DÉROULEMENT DU MORISABARILA DE MARABADJASSA ; ET LA CONNAISSANCE DU PUBLIC DE CET ÉVÈNEMENT CULTUREL.. ………………………………………………………………………48 CHAPITRE III : LES SYSTÈMES D’ORGANISATION ET DE DÉROULEMENT DU MORI-SABARILA ADOPTES PAR LES DJASSARAKA….............................................................................................................49 CHAPITRE IV : ATTITUDES ET COMPORTEMENTS DES ORGANISATEURS ET PARTICIPANTS DURANT L’ORGANISATION ET LE DÉROULEMENT DE LA MANIFESTATION CULTURELLES; ET CONNAISSANCE SUR LE MORI-SABARILA………………………………………………………..………55 TROISIÈME PARTIE : ÉLABORATION DU PROJET CCC POUR LA PROMOTION DU MORI-SABARILA…………………………………………………………………………………...83 CHAPITRE V : PLANIFICATION STRATÉGIQUE DU PROJET CCC POUR LA PROMOTION DU MORI-SABARILA………………………………………………………………………………………………84 CHAPITRE VI : PHASE OPÉRATIONNELE STRATÉGIQUE DU PROJET CCC POUR LA PROMOTION DU MORI-SABARI……………………………………..…………………………………………………..……92 CONCLUSION GÉNÉRALE……………………………………………………...……………….101 BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………….…..……………...102 SITOGRAPHIE………………………………………………………….……………………..104 TABLE DES MATIÈRES……………………………………………… …………….……….105 ANNEXE……………………………………………………………….......................................114 IV Sigles et abréviations ADN : Acide Désoxyribonucléique AIP : Agence Ivoirienne de Presse CCC : Communication pour le Changement de Comportement CNI-MEMO : Comité national ivoirien Mémoire du monde CNS : Conseil National de Sécurité FAO : Food and Agriculture Organisation FEMUA : Festival de la Musique Urbaine d’Anoumanbo FCFA : Franc des Colonies Francaise d’Afrique ONG : Organisation Non Gouvernementale ONU : Organisation des Nations Unies ONUCI : Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire SAS : Solidarité Action Sociale SDRE : Service de Vulgarisation, de l’Education et de la Communication UAO : Université Alassane Ouattara UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance V LISTES DES FIGURES Figure 1 : Connaissance que la cible a sur le Mori-Sabarila……………………………………56 Figure 2 : Connaissance que la cible a sur Marabadjassa………………………………………57 Figure 3 : Connaissance que la cible a sur les lieux de vente des uniformes…………………..58 Figure 4 : Connaissance que la cible a sur le lieu de rassemblement choisi pour le convoi…………………………………………………………………………………………………….60 Figure 5 : Connaissance que la cible a sur le Goumbé de Marabadjassa……………………61 Figure 6 : Attitudes de la cible a face au choix du lieu de rasssemblement pour le convoi…………………………………………………………………...............................................62 Figure 7 : Attitudes des participants face à l’exigence du port des uniformes…………………63 Figure 8 : Attitudes des participants face à l’ambiance dans les véhicules du convoi………64 Figure 9 : Comportements des organisateurs vis-à-vis des participants n’ayant pas d’uniformes…………………………………………………………………………………………...…65 Figure 10 :Attitudes des participants face à la fixation du prix des uniformes par les organisateurs……………………………………………………………………………………………66 Figure 11 : Comportements et réaction des participants pendant le trajet…………………….67 Figure 12 : Comportements des organisateurs vis-à-vis des participants durant l’accès dans les véhicules……………………………………………………………………………………………..68 Figure 13 : Comportements des organisateurs lors de la location des véhicules destinés au convoi…………………………………………………………………………………………………….69 Figure 14 : Comportements des organisateur à l’s lors de la diffusion des informations relatives à l’organistion du Mori-Sabarila……………………………………………………….…70 Figure 15 : Comportements des Djassaraka durant la collecte des fondes dédiés à l’organistion du Mori-Sabarila…………………………………………………………………….…71 Figure 16 : Comportements des tireurs au cours de la manifestation………………………..…72 VI LISTES DES TABLEAUX Plan média 1 du projet CCC pour la promotion du Mori-Sabarila……………..92 Tableau 2 : Planification du plaidoyer et de la mobilisation sociale……………94 Tableau 3 : Étapes du déroulement de la sensibilsation………………………….95 Tableau 4 : Déroulement de la formation………………………………………….97 1 INTRODUCTION GÉNÉRALE Le manque de structures principalement vouées à la diffusion et à la promotion des activités culturelles entrave l'émergence des manifestations culturelles en Côte d’Ivoire. En effet, il existe une pluralité de manifestations culturelles tant modernes que traditionnelles au sein du patrimoine culturel ivoirien. Mais seulement peu sont connues sur les plans national et régional. Comme exemples de manifestations culturelles les plus connues, nous pouvons citer celles-ci : l’ABISSA, le DJIPIRI, la FÊTE DES IGNAMES la FIGAYO, le PORO, le FEMUA, le MASA, le Zouglou, le Zoblazo, le Coupé-décalé, et le REGGEA etc… Plusieurs générations de la communauté Djassaraka ont pris part à la célébration du Mori-Sabarila, qui a lieu chaque année à Marabadjassa plus précisément le jour même de la fête de Ramadan pour commémorer le passage du guerrier historique Samory TOURÉ dans la localité et rendre hommages aux premiers guerriers de Marabadjassa. Malgré une longue durée d’existence du Mori-Sabarila qui reflète l’identité culturelle de Marabadjassa et la modernisation de cette manifestation culturelle, celle-ci reste peu connue de la population ivoirienne. Davantage les membres clés et permanents de la communauté Djassaraka et tout l’ensemble de la communauté djassaraka ont pris conscience du rôle important que peut jouer la communication en faveur du processus de développement et de promotion des activités socio-culturelles. En outre, en prenant en compte lieu de la vitalité de celles-ci dans toutes démarches sociétales, les Djassaraka comptent s’appuyer sur les eventuels apports de l’actuel Ministre de la communication et des médias Mr. Sidi Tiémoko TOURÉ, un fils de Marabadjassa. C’est partant de cette analyse, que les membres de cette communauté ont décidé de mettre l’accent sur un projet de communication pour rehausser et vendre l’image de leur identité culturelle. En effet, cette manifestation culturelle est en quelque sorte restreinte ; en revalorisant donc les activités du 2 Mori-Sabarila les Djassaraka pensent la rendre présente dans l’esprit de la population ivoirienne, et si possible au plan international attirer l’attention des touristes étrangers et des spécialistes du domaine de la culture. Malgré les actions communicatives (débats, réunions) menées en faveur de la promotion des activités du Mori-Sabarila, cette manifestation culturelle ne dispose pas d’une large diffusion de son image sur les plans national et régional. Le pire est que même dans la hiérarchisation des informations à la télévision, à la radio ou dans la presse écrite, il est courant que les reportages relatifs à la culture sont relégués au second plan. Toute chose qui nous fait dire que la culture constitue la troisième roue de la charrette. Aujourd’hui, la connaissance des publics et des marchés reste à développer. Il faut en aussi reconnaitre que si la majorité des manifestations culturelles ivoiriennes restent méconnues du grand public, cette situation est certainement liée aux manques de promotion des structures destinées à la culture et aussi à une mauvaise gestion du patrimoine culturel par les acteurs clés et permanents des différentes communautés. La culture etant au cœur de toute communauté ou société, constitue le socle des differentes identités culturelles. Ainsi pour valoriser leurs identités culturelles, certaines communautés se tournent vers les manifestations culturelles. A l’instar de cette analyse, les manifestations culturelles doivent nécessairement bénéficier d’une part mettre en place plusieurs actions de promotion ; et d’autre part d’un système de communication adéquate pour la diffusion de ses images au plan national. Selon le ministre Maurice Kouakou Bandama, les éléments culturels ont un impact sur la vie sociale et économique de la Côte d’Ivoire. Il affirme cette thèse sur le site internet www.akody.com, à travers ces termes suivants : « Nous avons un savoir-faire qui se perd. Ce sont des milliers de milliards de FCFA qui échappent à l’Afrique avec la perte de ces éléments culturels. » 1 Suite à ces faits , il est 1https://www.akody.com/new/recencement-de-pres-de-800-elements-du-patrimoine-culturelivoirien-319355 , consulté le 20 Août 2019 à 09h. 3 nécessaire de se concentrer sur la protection et la valorisation du patrimoine culturel ivoirien. En outre, selon Michel Le Net, « la communication dite sociale vise à modifier les connaissances, les opinions et les comportements d’autrui »2 . Cette modification recherchée concourt au bien-être social. En effet, elle corrige par la persuasion les comportements jugés préjudiciables et suffisamment généralisés pour justifier une action collective. En d’autres termes, la communication permet aux individus de changer de comportement. C’est pour cela que nous avons opté pour les sujet suivant : « Communication sociale pour la promotion des manifestations culturelles en Côte d’Ivoire : cas du MoriSabarila de Marabadjassa. » Cette étude s’articulera autour de trois (3) parties , dont la première portera sur les impact des manifestations culturelles dans la société et les manifestations culturelles ivoiriennes les plus connues . Ensuite, la deuxième partie traitera les attitudes et comportements des organisateurs et participants durant l’organisation et le déroulement du Mori-Sabarila; et enfin la troisième partie se penchera sur l’élaboration du projet CCC pour la promotion de la manifestation culturelle originaire de Marabadjassa plus connue sous le nom de Mori-Sabarila. 2Michel Le Net, L’explosion de communication, Ed. La découverte, Paris, 2006, P.09. 4 I. CADRE THÉORIQUE 1.1.Objet de recherche D’après Serge Théophile BALIMA et Véronique DUCHENNE (2005) «il n’existe pas de recette toute prête pour choisir un sujet de mémoire» 3 . Pour ces auteurs, il n’existe pas une méthode prédéfinie en ce qui concerne les choix des sujets de mémoire à tel enseigne que ce choix repose sur des facteurs conjoncturels . C’est dans cette optique que notre sujet portera sur « la promotion des manifestations culturelles» plus précisément sur la promotion du Mori-Sabarila de Marabadjassa. Ce sujet nous emmène à observer la vision réelle des Djassaraka relativement à la promotion du Mori-Sabarila ainsi que les actions menées durant son organisation et son déroulement. 1.2.Justification du choix du sujet Nous sommes conscients de la place essentielle qu’occupe la culture à travers notre quotidien et dans nos communautés respectives. En effet, une plus grande attention en faveur du patrimoine culturel pourrait accroître l’efficacité de notre engagement communautaire ; ainsi qu’assurer le bien-être de notre propre héritage. Nous voulons inspirer d’avantage confiance aux communautés qui ont la volonté de faire connaitre leur communauté à travers leur culture locale. Nous pouvons y parvenir en protégeant et mettant en relief le patrimoine culturel. En outre, les célébrations culturelles variant d’une culture à une communautés 3Serge Théophile BALIMA et Véronique DUCHENNE, Méthodologie de la recherche en sciences de l’information et de la communication, Ouagadougou, Editions Sidwaya et Sankofa, Mars 2005. 5 contribuent à bâtir un climat de panoplie d’actions, tout en favorisant les actions de développement au plans local et national. 1.3. Intérêt personnel En tant qu’un digne fils et originaire de Marabadjassa, j’ai la volonté de participer à la diffusion et à la propagande de ma culture locale sur le plan national et partout dans le monde. En menant des actions de promotion en faveur duMori-Sabarila, je ferai en quelque sorte la fierté de ma communauté qui est la communauté djassaraka. La communauté Djassaraka est issue de la localité de Marabadjassa, l’une des localités historiques de la région du Gbêkê. 1.4.Intérêt scientifique La science se veut un travail de l’esprit qui s’applique à comprendre ou à connaître certaines choses qui servent à la conduite de la vie ou à celle des affaires. Il nous importe donc de justifier la dimension scientifique de cette recherche. La motivation scientifique est d’un apport considérable, car elle a permis de comprendre la place de la culture dans la société. La plupart des ouvrages, des publications et également des recherches menés dans le domaine de la culture relève du domaine des sociologues, des démographes et également des ethnologues. A travers cette étude, nous voulons montrer l’importance de la communication sociale dans la promotion des manifestations culturelles. En effet, elle constitue un atout majeur pour la promotion des manifestations culturelles car aucune promotion ne peut aboutir sans stratégie communicationnelle. 1.5.Intérêt social Nous savons que la culture est à la base de l’identité sociale et du développement de la société, et aussi que le patrimoine culturel est l’héritage qui 6 est transmise de génération en génération. La culture renfermant donc les caractéristiques de toute communauté étant le socle de toute communauté humaine doit bénéficier des actions de promotion et de protection. En effet, la promotion de la culture pourra donc attirer l’attention des touristes étrangers à travers le monde, d’où une contribution au développement et à la valorisation du patrimoine culturel. Le Mori-Sabarila étant une manifestation culturelle dont les objectifs sont fixés sur les retrouvailles de longues dates, l’union et la cohésion sociale , doit éventuellement bénéficier des actions de promotion en faveur de ses différentes activités. En revanche, le volet communicationnel ou la communication pour le changement de comportement pourrait contribuer à l’enrichissement des études déjà menées dans ce domaine et permettra également l’effort de publication dans le domaine des sciences sociales. Cependant, le véritable intérêt de ce travail de recherche ne pourra mieux être cerné qu’à travers la définition des mots et concepts qui y sont rattachés. Les concepts qui sous-tendent le présent sujet d’étude sont : communication, social, communication sociale, promotion, manifestation, culturel, manifestation culturelle. 2. Approche définitionnelle Pour mieux cerner ce sujet, il est très important de définir les mots et concepts qui le composent. 2.1. Communication Communication vient du mot latin ‘’communicare’’, et de ‘’communis’’ qui signifie mettre en commun. La communication peut être alors définie comme un processus d’échange d’information entre deux ou plusieurs personnes. En 7 d’autres termes, elle se présente comme l’action de communiquer et d’établir une relativec autrui. Elle est aussi un processus de mise en commun d’information, dont l’objectif est de faire passer un message (une connaissance, une émotion, son identité, sa personnalité). La communication est alors basée sur un échange entre un émetteur et un récepteur (deux êtres humains ou plusieurs) qui interagissent dans un contexte, à un instant donné, dans un lieu, dans un cadre, d’une situation spécifique avec leur personnalité, leurs attentes, leurs émotions, leur langue, leur religion, leur statut social. Autrement dit, tous ces éléments sont très importants dans la communication. La communication implique tout l’environnement existentiel. Selon Zollinger M.(1999) « la communication a de tout temps, évoqué la relation qui s’établit, autour d’un message entre un émetteur et un récepteur »4 La communication est également considérée comme un simple échange d’information entre un récepteur et un émetteur. Selon DE Rosnay J.(1975) « la communication, c’est l’échange et la circulation d’information dans un réseau reliant des émetteurs et des récepteurs » 5 . Certes, cette définition rejoint la précédente sur l’échange d’information mais prend plus particulièrement en compte la notion de circulation d’informant au sein d’un réseau. De plus, Hugues KONÉ (2005) docteur d’état en sciences de l’information et de la communication affirme que la communication est « un processus dynamique au cours duquel un émetteur et un récepteur échangent et partagent des informations, des idées, des opinions, des sentiments ou réactions » 6 . C'est-àdire que la communication est l’action de communiquer, de transmettre et de partager quelques ficelles avec une personne particulière. Dans le cadre de notre travail la communication devient ici le processus par lequel on organise, on sensibilise une communauté afin de transmettre, partager et 4Zollinger M, Communication, promotion In le DUFF, R (dir), encyclopédie de la gestion du Management, Paris, Dalloz, 1999, P.1. 5De Rosnay, J, Le macroscope vers une vision globale, Editions du Seuil Paris, 1975, P.169. 6 Hugues KONÉ, la communication pour le développement durable en Afrique, presse universitaire Cote d’Ivoire, 1995. 8 faire accepter une information, une idée pour susciter un changement de comportement pour la promotion des manifestations culturelles. Ci-dessous se présente le schéma de base de tout éventuel processus de communication. 2.2. Communication sociale Sunukaddu et LÉA social (2016) définissent la communication sociale comme un ensemble d’actes communs dont l’objectif est de modifier certaines représentations ou comportements 7 . 7 Sunukaddu et Léa social : -« Qu’est-ce que la communication sociale ? », 2 novembre 2016 disponible surhttp://www.etudes-et-analyses.com, consulté le 04 avril 2019. Le schéma de base de la communication Canal Emetteur Récepteur(s) Message Bruit 9 Elle vise à modifier les connaissances les opinions et les comportements. Cette modification est recherchée au profit de la société dans en général, en répond aux aspirations et aux intérêts généraux ( lutte contre les problèmes sociaux, la promotion des valeurs fondamentales, etc…). Son objectif principal est de corriger par la persuasion les comportements jugés préjudiciable et suffisamment généralisés pour justifier une action collective. La communication sociale permet d’entraîner l’adhésion du plus grand nombre à l’accomplissement d’une tâche collective, bénéfique pour la société. Elle incite donc chaque individu à prendre sa part de responsabilité dans l’œuvre entreprise. Un autre point qui mérite également d’être évoqué, c’est le cas de la communication sociale comme fondement des valeurs humaines et citoyennes qui souvent bien souvent permet aux personnes marginalisées d’être entendues. Celleci est basée sur la solidarité et le partage.8 NIAMKEY Aka, Maître de conférences, URF CMS (Communication, Milieu et Société) et au département des SLC (Sciences du Langage et de la Communication) à l’UAO affirme que le but de la persuasion sociale et donc de son support la communication sociale est de modifier les comportements préjudiciables à l’intérêt général ou collectif. Sa pratique doit porter sur les deux volets de la pratique du changement social : les connaissances et les opinions.9 2.3. Promotion La promotion est un ensemble de techniques, stratégies, outils ou politiques mise en place afin d’augmenter l’image et la notoriété d’une marque, d’un produit, d’une prestation, d’un évènement. Son but est d’augmenter et de fidéliser la clientèle afin de faire sortir un produit, un service et/ou prestation de l’ombre 8Sunukaddu et Léa social : op.cit. , consulté le 04 avril 2019. 9 NIAMKEY Aka, LES TECHNIQUES DE LA COMMUNICATION SOCIALE, Master 2 université Alassane OUATTARA, P.3. 10 pour son rayonnement et surtout son positionnement sur les échiquiers local, régional, national et international. . 2.4. Manifestation La manifestation renvoie à un rassemblement destiné à exprimer publiquement une opinion politique, une revendication sociale, à présenter sa culture publiquement. Ou encore , l’action ou le fait d’exprimer ouvertement, publiquement une opinion en transmettant des signes pour marquer sa présence ou son existence. Dans le cadre de notre sujet nous allons opter pour la définition qui se présente comme suit : la manifestaion est une présentation publique sous forme de spectacle, d’exposition, etc.,d’une activité. Comme illustration nous pouvons citer les manifestations culturelle, théâtrale, folklorique, sportive. 2.5. Culture/culturel Il existe plusieurs définitions du mot culture. Chaque domaine a sa définition qui lui est propre mais dans le cadre de notre sujet nous allons nous focaliser sur celles des domaines de la communication et de la sociologie. Relativement au domaine de la communication, DJÈBI Kahou Al., Maître de conférences, URF CMS (Communication, Milieu et Société) et au département des SLC (Sciences du Langage et de la Communication) à l’UAO, définira la culture comme « les modifications plus ou moins permanentes que l’homme fait subir à son environnement perceptif. » 10 Par là, il veut signifier que la culture ne tient pas seulement, comme on aurait tendance à supposer, dans la forme des 10DJÈBI Kahou Al, MÉDIAS ET CULTURE, cours magistral master 2, slc/urf cms, 2018-2019, p.2. 11 meubles et des objets fabriqués ; mais dans les façons de faire, les habitudes motrices, les coutumes et les traditions et bien d’autres.. En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » et comme « ce qui le soude » 11. C’est-à-dire ce qui est appris et transmis, produit et créé. C’est dans ce sens que l’UNESCO soutient que : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels, matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérise une société, ou un groupe social. Elle englobe en outre, les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les lois, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » 12 Ce « réservoir commun évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en de multiples manières distinctes d’être, de penser, d’agir et de communiquer. » 13 2.6. Manifestation culturelle Une manifestation culturelle est une présentation publique sous forme de spectacle, d’exposition, etc., dans le but d’élargir l’accès du public à une certaine idée de la culture ; ou encore une façon pour une communauté de mettre en avant son identité culturelle ou de faire connaitre sa culture par le biais d’une manifestation bien préparée. Elle est aussi une aventure collective. Cela mobilise beaucoup de personnes et demande donc une organisation millimétrée tant pour le succès de l’évènement que pour séduire les partenaires. L’organisation d’une manifestation culturelle impose des critères pour sa réussite. Se présentent ci-dessous les éléments indispensables d’une manifestation culturelle : 11https://fr.wikipedia.org/wiki/culture, consulté le 23 septembre 2019. 12 Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet-06 août 1982. 13Peerun Steiger Bhama, « Parcours scolaire d’enfants mixtes Suisse-Mauricien : prémices théoriques à travers des études de cas ». A. Manço (Éd.), Pratiques pour une école inclusive : agir ensemble, Paris : L’Harmattan, 2009, p.187-210. 12  Une équipe Le projet sera construit en concertation avec l’équipe, l’entente et la complémentarité feront la cohérence du projet. Pour les petites et moyennes associations, il faut penser à intégrer des bénévoles pour compléter l’équipe.  Un cadre Le cadre c’est de limiter la manifestation dans l’espace et dans le temps. Il faut donc penser aux contraintes extérieures dues à la situation du site. Le cadre sous-entend le domaine dans lequel s’inscrit la manifestation (musique, théâtre, cinéma) et le parti pris artistique. Le cadre est à la base de la manifestation : il déterminera la programmation.  Une programmation Une programmation est l’ADN du festival c’est ce qui va lui donner son caractère et sa spécificité. La programmation devra répondre au parti pris artistique mais aussi aux contraintes temporelle, spatiale, technique et financière. Cette étape est décisive pour la suite puisque c’est elle qui va déterminer le budget.  Un budget prévisionnel Le budget prévisionnel est nécessaire pour solliciter des partenaires financiers. En effet, il faut du chiffre pour appuyer la demande de levée de fonds. Le budget doit indipensablement récapituler les frais induits par la manifestation : cotisation sociale, frais de déplacement, confections des uniformes etc…  Des partenaires financiers Chaque partenaire a ses motivations personnelles. Il faut donc trouver un compromis entre vos intérêts et ceux de vos interlocuteurs. Pour lever des fonds, il faut pouvoir fournit une présentation de l’évènement et un budget 13 prévisionnel qui répondront aux deux questions que se poseront vos interlocuteurs : combien ? et pourquoi ? 3. Problématique de recherche La Côte d’Ivoire dans ses différents projets de développement et d’emergence, nous constatons que les manifestations culturelles restent inexplorées et oubliées par le gouvernement ,les ONG et les particuliers. Le Mori-Sabarila, une manifestation culturelle qui a été instauré depuis bien des années continue d’exister au fil des années mais reste encore dans l’ombre et peu connu du grand public. C’est dans cette optique que les pionniers et concepteurs du Mori-Sabarila ont décidé de promouvoir ses activités de réjouissance, de rassemblement, de cohésion sociale pour valoriser leur identité culturelle unique en son genre et dans sa pratique. Malheureusement, depuis son instauration de longues dates et malgré le déroulement de cet évènement emblématique chaque année à la date précise de la fête de Ramadan, celui-ci fait sentir dans son champ d’activités un grand besoin de promotion. Le manque d’engouement du public à valoriser les manifestations culturelles est certainement la cause du faible taux de popularité du Mori-Sabarila et de la localité Marabadjassa. Mr. Sidi Tiémoko TOURÉ, fils du département de Béoumi et originaire de Marabadjassa, actuel ministre de la communication et des médias de la Côte d’Ivoire serait l’homme suprême dans le cadre des actions de promotion en faveur du Mori-Sabarila de Marabadjassa. Conscients du rôle de la communication dans les actions ou projets de développement et de l’influence du Ministre Sidi Tiémoko TOURÉ, les membres de la communauté Djassaraka veulent donc saisir cette belle opportunité pour promouvoir le Mori-Sabarila. En effet, ils veulent promouvoir le Mori-Sabarila pour faire connaitre leur culture et leurs exploits au grand public. En outre, ils veulent également classer le Mori-Sabarila au rang des 14 meilleurs manifestations culturelles dans le monde afin de prendre part aux actions de développement aux plans local et national. C’est en sens que la communication est désormais incontournable dans toute action partielle et globale de développement et de promotion. Encore plus loin, Hugues KONÉ (1995) affirme que :« la communication est l’ensemble des ressources, des techniques, des stratégies et des actions de communication utilisées dans le but de mener à bien un projet ou un programme de développement intéressant l’épanouissement individuel et collectif d’un ensemble de personne » 14 . C’est à dire que la communication est dotée de méthodes et outils facilitant la gestion des projets ou programmes, de développement tant au plan individuel que collectif La communication étant une science à part entière est succeptible d’être appliquée dans tous les domaines de la science et de la vie en société. Ce qui sousentend que les autres sciences et les communautées ont recours à la communication pour mener à bien leurs investigations ou projets. Les manfestations culturelles faisant grande partie de la société, vont donc s’appuyer sur la communication pour mener à bien ses actions ou projets d’où sa vulgarisation. Toute chose qui dégage d’importantes questions de recherche.  Quel type de communication pour promouvoir le Mori-Sabarila de Marabadjassa ?  Pourquoi le Mori-Sabarila de Marabadjassa est peu connu du grand public malgré une longue durée d’existence ?  Comment faut-il communiquer pour promouvoir le Mori-Sabarila de Marabadjassa ?  Quel projet CCC pouvons-nous instituer pour faciliter la promotion du Mori-Sabarila de Marabadjassa? 14Hugues KONÉ, la communication pour le développement durable en Afrique, presse universitaire, Cote d’Ivoire, 1995, de P23 15 4. Hypothèse de recherche Dans cette recherche, Les hypothèses assignées au présent mémoire de recherche sont de deux ordres à savoir l’hypothèse générale, dans laquelle Il semblerait que la communication sociale dispose de techniques et de théories incontournables favorables à tout projet de promotion des manifestations culturelles et des hypothèses spécifiques qui se presentent comme suit :  seulement quelques manifestations culturelles bénéficient des actions de promotion de leurs activités ;  les comportements des organisateurs et participants du Mori-Sabarila constituent un frein pour la promotion de ses activités ; et la localité de Marabadjassa est peu connue en Côte d’Ivoire.  La mise en œuvre d’un projet CCC permettra de faciliter les actions de promotion en faveur des activités du Mori-Sabarila de Marabadjassa. Les hypothèses de travail ainsi déclinées, il convient d’en fixer les objectifs. 5. Objectifs de recherche Dans cette recherche, les objectifs assignés au présent mémoire de recherche sont de deux ordres à savoir l’objectif général qui est de déterminer la place de la communication sociale dans la promotion des manifestations culturelles en Côte d’Ivoire mais plus précisément celle du Mori-Sabarila de Marabadjassa et des objectifs spécifiques qui sont de :  Présenter les impacts des manifestations culturelles et donner un aperçu des manifestations culturelles ivoiriennes.  Présenter de Mori-Sabarila de Marabadjassa et identifier les comportements des organisateurs et participants durant son organisation et 16 son déroulement du Mori-Sabarila Marabadjassa ; et la connaissance que le public a d’elle.  Elaborer un projet CCC pour la promotion du Mori-Sabarila de Marabadjassa. Cependant, quel est le cadre méthodologique qui sous-tend notre travail de recherche ? 6. Cadre de référence théorique La description théorique de notre étude consiste à décrire la manière dont notre étude sera menée de façon théorique pour atteindre notre objectif. En effet, si la théorie ramène à un aspect abstrait de notre étude, Philippe B. et Serge P.(2006) proposent une nette définition de la théorie en sciences du langage et de la communication. Pour eux, les théories présentent le point central de toute activité scientifique. Ils définissent ainsi, deux théories : « les théories techniques qui servent à définir et à améliorer les processus de communication et les théories sociales de la communication »15. Ces dernières servent à étudier les différents champs de la communication humaine et sociale. Selon Elaine Murphy, la théorie est un élément fondamental car elle fournit de plus amples explications sur les actions ou les attitudes des individus, de façon spécifique. Elles permettent de comprendre, de prévenir et d’agir sur les comportements humains. Par conséquent, nous utilisons les différentes théories CCC et la théorie du changement social pour nos travaux. En effet, « convaincre peut se faire de différentes façons. Certaines n’excluent pas l’usage de certaines formes de violence, notamment psychologique […]. L’activité qui consiste à convaincre est 15Philippe BRETON et Serges PROULX, l’explosion de la communication, Ed. La découverte, Paris, 2006 p. 10. 17 partagée en deux par une ligne éthique : d’un côté la violence, de l’autre côté, la douceur, le respect, la symétrie des points de vue. » (Breton 2006).16 Les théories CCC contribueront à l’information et à l’éducation de la cible, afin de susciter en elle, une réaction positive allant dans le sens du changement. Elles utilisent différentes techniques pour atteindre leur cible. Dans le cadre de notre étude, nous utiliserons le plaidoyer, le counseling ou conseil, les supports visuels et la mobilisation communautaire, précisément, l’éducation par les pairs, la communication sociale, la participation communautaire, l’éducation par le divertissement. Celles-ci sont présentées de façon explicite au chapitre VI, dans la troisième partie de notre travail. 7. Revue critique de littérature La revue critique de littérature est un cadre de référence pour notre étude. Il s’agit de passer en revue les différents travaux et publications antérieurs ayant un rapport avec notre sujet. Cet exercice nous a permis de faire le point et de connaître les différents aspects de notre sujet qui ont déjà fait objet d’étude. Par conséquent, nous avons consulté des mémoires, des rapports de projets et de colloques, des revues et des ouvrages dans le but de nous inspirer des insuffisances assorties de ces travaux, afin d’orienter l’angle de notre étude. Des documents consultés, et des articles ont retenu notre attention. La revue critique de la littérature consiste à faire un résumé critique pour chacun des documents lus. Elle constitue une étape privilégiée de notre investigation et vise essentiellement à assurer la qualité très dynamique du questionnement. Il convient de mettre en relief les connaissances déjà acquises sur le sujet, comme l’affirme Bachelard « on connait contre une autre connaissance »17 . 16Philippe BRETON et Serges PROULX, idem, p.66 17Gaston Bachelard, la formation de l’esprit scientifique : contribution à une psychanalyse de la connaissance, objectif, Edition Vrin, Paris, 1938. P.17 18 Plusieurs études sont réalisées sur le domaine de la culture pour montrer son importance et sur comment procéder à sa protection et à sa promotion en Afrique et dans partout dans le monde. AVIS adopté par le conseil économique et social au cours de sa séance du 28 janvier 1998 Dans ce document, l’’auteur met en valeur les différentes modalités de financement des évènements culturels et les retombés de celles-ci. Les différentes modalités de financement des évènements culturels dans le présent avis sont les suivantes : les subventions publiques, les ressources propres, le mécénat. Ensuite le conseil économique s’est efforcé, après avoir choisir un certain nombre d’évènements culturels significatifs d’appréhender leur impact sur le développement des zones dans lesquelles ils se déroulent sous ses différents aspects : -impact sur le développement économique, à travers le nombre d’emplois créés, la richesse induite en matière de tourisme, la réhabilitation du patrimoine, l’accroissement et la rentabilisation des équipements collectifs, enfin la création et l’implantation d’entreprises liées aux activités festivalières ou attirées par la notoriété ; -impact social lié à l’apport de notoriété propre à retenir les habitants ou à en attirer des nouveaux, à l’effet sur l’image de la collectivité, lié aussi à la création d’une identité locale. Il est n’est pas indifférent alors de noter que l’évènement culturel, au-delà de ces impacts ou par les conséquences de tous ordres qu’il engendre, aide à la résorption de la fracture sociale. Sur ce point l’assemblé se sent proche de Jacques Rigaud qui écrit : « c’est par une culture vécue que l’on peut être intégralement homme et intégralement citoyen ». 19 Le conseil économique et social à travers cet avis mène des réflexions dans le but de servir la cause du développement local dans ses dimensions économique, sociale, culturelle et citoyenne. Le choix d’un tel document aidera cette recherche à aboutir à la problématique de la promotion des manifestations culturelles. Mais cet ouvrage n’aborde pas le rôle de la communication dans les actions de promotion des manifestations culturelles. En tant qu’étudiant en communication je vais aborder ce sujet dans le sens de la communication pour rendre ce sujet plus attrayant et sensibilisateur. Commission National Ivoirien pour l’UNESCO, Rapport d’activités 2017, Abidjan 31 décembre 2017 Ce rapport fait le bilan bien détaillé de toutes activités exécutées par la Commission Nationale Ivoirienne pour l’UNESCO durant l’année 2017. Il rend compte des activités afférentes aux domaines de compétence qui sont l’éducation, la culture, les sciences exactes et naturelles, les sciences humaines et social, la communication et l’information, le genre et la jeunesse. Ce rapport d’activités évoque egalement les quatre conventions internationales que la Côte d’Ivoire a ratifiées pour le patrimoine culturel et les différentes actions menées par le bureau UNESCO Abidjan en collaboration avec la Commission Nationale Ivoirienne pour l’UNESCO en faveur de la communication et de l’information. Les quatre conventions que la Côte d’Ivoire a ratifiées pour le patrimoine culturel sont les suivantes : 20 -Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflits armés, avec le règlement d’exécution de 1954, ratifiée par le décret n°79-413 du 25 mai 1979 - Convention concernant les mesures à prendre pour interdire l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels de 1970, ratifiée par le décret n°89-1327 du 26 décembre 1989 ; - Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003, ratifiée le 13 juillet 2006 ; -Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005, ratifiée par l’ordonnance n°2007-64 du 08 février 2007. Relativement au domaine de la communication et de l’information, l’UNESCO Abidjan en collaboration avec la Commission Nationale Ivoirienne pour l’UNESCO, a organisé un atelier de renforcement des capacités des animateurs de radio de proximité au complexe hôtelier Akparo de Dabou du 19 au 22 juin 2017. L’objectif de cette formation était d’amener les communicateurs à s’approprier le code d’éthique et de déontologie des journalistes afin d’exercer librement leur métier en toute responsabilité. Ensuite la Division Communication et Information de la Commission Nationale Ivoirienne pour l’UNESCO et le Comité national ivoirien Mémoire du monde (CNI-MEMO) ont organisé un atelier de renforcement des capacités des professionnels travaillant dans les bibliothèques, les archives, les musées et les médias audio-visuels du district d’Abidjan du 27 au 28 septembre 2017, sur le thème : « La Mémoire du monde à l’ère numérique : mieux gérer les informations numériques fiables pour préserver le patrimoine documentaire et participer. Bien vrai que ce rapport met en valeur les actions menées par l’UNESCO en faveur de de la culture, il ne traitre pas l’aspect des attitudes et comportements des personnes pouvant entraver la promotion des manifestations culturelles. 21 Préfecture de Mayotte, Organisation de manifestations festives, culturelles et sportives Ce guide à l’usage des maires et des organisateurs donne le principe de l’organisation d’une manifestation au Mayotte. Ce principe consiste :  Pour l’organisateur, à mettre en place un dispositif qui devra respecter la réglementation et assurer la sécurité du public présent,  Pour le maire, en sa qualité d’autorité de police à autoriser ou non la tenue d’une manifestation sur le territoire de sa commune, et à prendre les mesures qui s’imposent afin d’assurer la sécurité du public présent. En plus du principe d’organisation, ce guide explique comment les différentes manifestations doivent être organisées et aussi comment elles doivent se tenir. Les types de manifestations évoquées dans ce guide se présente comme suit :  Manifestations de moins de 1500 personnes,  Manifestations à but lucratif, de plus de 1500 personnes,  Manifestations se déroulant dans un ERP (établissement recevant du public)  Manifestations sportives  Manifestations nautiques  Grands rassemblements Bien vrai que ces réflexions sont d’un apport capital pour notre recherche, mais elles ne tiennent pas comptent des attitudes et comportements des organisateurs et participants durant l’organisation et le déroulement des manifestations. C’est pourquoi nous avons élargi notre investigation au-delà des principes et fonctionnement des différents types de manifestations. 22 LA COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT, Manuel 1, Niger, 1-5 avril 2002 Ce manuel est un guide méthodologique d’élaboration d’une stratégie de communication multimédia. Le Service de la vulgarisation, de l’éducation et de la communication de la FAO (SDRE), en organisant à Niamey au Niger, un atelier régional sur les méthodologies de définition et de mise en œuvre des politiques nationales et des stratégies sectorielles de communication pour le développement, a visé deux objectifs majeurs: renforcer l’impact de ses interventions au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et rendre disponibles les méthodologies élaborées et éprouvées sur le terrain dans le domaine des politiques et des stratégies de communication. En rendant disponibles le savoir et le savoir-faire nécessaires pour la définition et la mise en œuvre des politiques nationales et des stratégies sectorielles de communication pour le développement, la FAO apporte sa modeste contribution à travers les différents manuels et les études de cas (au Mali, en Guinée Bissau, au Burkina et au Niger) issus de l’atelier de Niamey; c’est aussi une contribution aux cadres des institutions gouvernementales et non gouvernementales afin qu’ils puissent mieux concevoir des politiques et des stratégies de communication notamment au service du développement rural durable et de la sécurité alimentaire. Ce manuel met en avant les méthodes d’élaboration d’une stratégie de communication multimédia : il est donc indispensable pour un communicateur qui mène des études en communication pour le développement. Mais il ne spécifie les techniques et théories de communication adéquates pour la promotion des manifestations culturelles. Pour notre part, nous allons tenter de spécifier les théories et les techniques de communication sociale pouvant faciliter la promotion des manifestations culturelles. 23 Nous retenons de ces ouvrages qu’ils sont intrinsèquement liés à notre tentative de réflexion sur la promotion des manifestations culturelles en Côte d’Ivoire plus précisément au Mori-Sabarila. Ces quatre ouvrages présentent la réalité de la généralité spatiale des questions portant sur la culture, les décisions prises en faveur du domaine de la culture et aussi sur les techniques et théories de la communication pour le développement. Nous convenons pour une appréhension efficace et efficiente du phénomène, il nous faut l’aborder sous plusieurs angles concis et précis. Mais à la différence de ces travaux, il manque une élaboration de communication sociale spécifique à la promotion des manifestations culturelles. En plus nous pouvons remarquer une variation de la culture entre les différents terrains évoqués et Marabadjassa. Cette spécificité implique une réalité différente que nous voulons souligner dans la perspective de « promouvoir autrement les manifestations culturelles et d’innover dans le domaine de la culture ». II. CADRE MÉTHODOLOGIQUE Par définition, la méthodologie désigne l’ensemble des démarches qui suivvent l’esprit humain pour découvrir et démontrer un fait scientifique. Elles s’interrogent sur la méthode, la voie à suivre pour mener à bien une recherche. La méthodologie est la partie intégrante de toute discipline qui se veut scientifique, c’est ainsi que Descartes et son discours de la méthode démontre un intérêt particulier à la méthodologie propre aux sciences humaines qui ne fait plus de doute. C’est-à-dire que l’étude des méthodes de la recherche et de la connaissance scientifique est l’objet de l’épistémologie des sciences humaines et sociales. 24 2.1 Champs d’investigation Toute étude doit être circonscrite dans un territoire bien déterminé pour en faciliter non seulement la compréhension et la maitrise, mais aussi pour en délimiter les contours. Le présent mémoire de recherche s’inscrit ainsi dans trois champs majeurs: Le champ historique, le champ sociologique et le champ géographique. 2.2 Champs social Le développement durable et le changement de comportement ne peuvent être obtenus qu’en combinant et en intégrant les différents aspects de l’environnement plus large que l’influence, le changement structurel et durable : Ces aspects comprennent : 1. Les facteurs structurels et conjoncturels : histoire, migrations, conflits 2. La politique et la juridiction 3. La fourniture de service 4. Les systèmes d’éducation 5. Les facteurs institutionnels et organisationnels 6. Les facteurs sociodémographiques : ethnicité, classe 7. Les facteurs sociopolitiques 8. Les facteurs socio-économiques Sachant que dans le cadre du développement durable et du changement de comportement, les paradigmes de la communication sont beaucoup plus engageants, nous nous adosserons à ces facteurs pour tenter d’étudier la communication dans la dimension plus ou moins intégrale. Pour ainsi dire, notre terrain de recherche favorisera la collecte des informations dans le cadre de la 25 communication pour le développement, c’est-à-dire le changement de comportement souhaitable pour favoriser les actions de promotions des manifestations culturelles en Côte d’Ivoire. Il convient d’admettre le fait que les facteurs internes et externes qui freinent le changement n’existent pas indépendamment les uns des autres. Il faut donc, pour développer une stratégie de communication spécifique, comprendre les motivations qui poussent les Djassaraka et les participants à se comporter de manière à compromettre la promotion du Mori-Sabarila de Marabadjassa. 2.3. Champs géographique ou terrain de recherche La ville de Bouaké se trouve au centre de la Cote d’Ivoire, sur un relief plat, avec une importante constellation de villages autour d’elle : 143 villages sont dénombrés dans un rayon de 20 kilomètres. Recouverte d’une savane boisée et traversée par la rivière kan, elle est située à environ 365 kilomètres d’Abidjan avec une population de 542000 habitants. En effet, Bouaké constitue également un carrefour commercial et ceux qui pratiquent cette base économique sont généralement les malinkés basés dans les quartiers septentrionaux tels que Dar-Es-Salam, Kamonoukro, Sokoura, Koko et Belleville. Ces quartiers regroupent plutôt des musulmans mandés et burkinabés. Ainsi, dans cette ville la langue véhiculaire parlée et comprise par la majeure partie de ccette population commerçante est le dioula. Notre étude se déroule à Kamonoukro. Le choix du quartier Kamonoukro se justifie par la présence massive des membres de la communauté Djassaraka, le lieu où sont prises toutes les décisions relatives à l’organisation et au déroulement du Mori-Sabarila de Marabadjassa. Sachant que ce quartier se situe au centre de la ville de Bouaké, il regorge d’un fort taux de Djassaraka. Ceux-ci constituent la majorité des personnes compromettant la promotion du Mori-Sabarila de Marabadjassa. 26 Notre champ géographique serait inachevé, si nous ne situons pas la localité d’où ressortent le Mori-Sabarila et l’objet de notre étude qui est Marabadjassa. Marabadjassa appartient à la zone du Baoulé-Nord de la Cote d’Ivoire. Situé entre le 8ème et le 7ème parallèle de latitude Nord. Il se présente sous la forme d’un quadrilatère dont le côté ouest oblique franchit le N’zi. Sa superficie est d’environ 1100km². Dans cet espace il est situé sur la rive droite du Bandama, au Nord-Ouest de Bouaké, au Nord de Béoumi, au Sud-ouest de Katiola, au Sud-est de Tieningoué et à l’Est de Mankono plus précisément en Amont du lac Kossou. Canton autonome en pays Baoulé, Marabadjassa se trouve dans une région située à la limite des zones forestières au Sud et Subsoudanaise au Nord du point de vue de la végétation. 2.4 Champs historique Les Djassaraka ou les Maraba sont originaires de l’empire Zerma, une région autre fois située entre le Niger et le Nigeria. Mori TOURÉ fut le fondateur de Marabadjassa et 1er chef du village de Marabadjassa. Après des batailles menées contre les Tagbana et les Djimini, au lieu de poursuivre son chemin il décida donc de rester quelques jours chez les Baoulé avec ses captifs. Pendant ce petit séjour il examina les bords du fleuve Bandama où il trouva un coin qui lui plut pour son installation. Un jour, il envoya ainsi ses deux frères Souleymane TOURÉ et Karim TOURÉ auxquels se joignirent quatre cavaliers pour saluer les rois des Goli et Satekana. Kétéatchien le roi des Goli, KONAN Toto le chef de Satekana, accompagnés de SENSÉ de N’guessankro, MÉSSOU de Méssoukro, KOMANA 27 et Soukran KOUADINE, vinrent voir les étrangers. Profitant de cette bonne occasion, Mori TOURÉ pétitionna le bord du Bandama pour son installation et des vivres pour une durée d’un an. Retournés chez eux, les chefs communiquèrent ses désirs à leurs sujets et au bout de trois jours suite favorable fut reçue. Marabadjassa fut fondé donc avec l’aide des Baoulé, qui témoignèrent leur sympathie par les vivres qu’ils envoyaient à Mori TOURÉ et leur dévouement dans les travaux qu’il leur recommanda. Cette fondation a eu lieu quatre ans avant l’arrivée des Français en Côte d’Ivoire. Après les travaux, Mori TOURÉ remercia les Baoulé pour tous les services rendus et aussi pour bonté remarquée. Il leur fit entendre qu’il les soutiendrait fermement durant tout le temps qu’il aura à passer chez eux. Alors, à partir de ce moment naquit une alliance fraternelle entre les Baoulé et les habitants de Marabadjassa. Madou BAMBA affirme que : « Marabadjassa selon la tradition orale est un nom issu de la jonction de deux mots à savoir ‘’Maraba’’ et ‘’Djassa’’.En langue Malinké « Maraba » désigne le peuple ‘’Haoussa’’ qui est une composante du grand groupe ‘’zerma’’ originaire du Nord de l’actuel Nigéria et de l’Est du Niger18 . En ce qui concerne « Djassa » il signifie en langue Malinké palissade. Ainsi littéralement Marabadiassa signifie la palissade des Haoussas. Marabadjassa signifiant « la palissade des Haoussa » a connu cinq chefs de village depuis sa fondation jusqu’à nos jours : 1. Mori TOURÉ 2. Souleymane TOURÉ 3. Amadou Bah TOURÉ 4. Siaka TOURÉ 5. El Hadj Souleymane TOURÉ (actuel chef du village) 18Mamadou BAMBA (2013), Une cité musulmane en pays baoulé 28 La localité de Marabadjassa a été l’une des grandes cités musulmanes précoloniales et coloniales de la Cote d’Ivoire. Les Haoussas commerçants et porteurs d’Islam en Afrique de l’Ouest jouent un rôle prépondérant dans le dynamisme et l’effervescence de l’Islam à Marabadjassa. 3. Echantillonnage Du vieux français « échantillon », qui veut dire « échelle pour mesurer », le terme donne une idée très claire du rôle qu’il joue dans un travail de recherche : servir de mesure-étalon c’est-à-dire de base de mesure. Sa représentativité en constitue une garantie.Aussi, pour toute étude sociale qui se veut d’être pertinente doit être limitée dans l’espace géographique et social. Ainsi, étant dans l’impossibilité d’interroger individuellement toute la population qui nous intéresse et de trouver une base de sondage, nous avons choisi un modèle réduit que nous avons étudié. 3.1 Population mère La population mère que BERTHIER Nicole (2000) appelle aussi « population parente » est la population de base dans laquelle doit–être tirée l’échantillon 19. Notre recherche se déroule au quartier « Kamonoukro ». A l’instar des autres quartiers , «Kamonoukro » regorge d’une forte population membre de la communauté Djassaraka. C’est pourquoi nous avons choisi d’interroger 150 personnes. Ainsi parmi ces 150 personnes, nous allons interroger vingt-cinq (25) hommes Djassaraka, vingt-cinq (25) femmes Djassaraka et vingt-cinq (25) enfants Djassaraka, vingt-cinq (25) hommes non Djassaraka, vingt-cinq (25) femmes non Djassaraka et vingt-cinq (25) enfants Djassaraka. D’où soixantequinze (75) personnes d’origine Djassaraka et soixante-quinze (75) personnes 19 BERTHIER Nicole, Les techniques d’enquête, méthodes et exercices corrigés, Armand Collins, Paris, 2000, P.117. 29 n’étant pas des Djassaraka. Donc, au total nous aurons à interroger cinquante (50) hommes, cinquante (50) femmes et cinquante (50) enfants. Donc notre échantillonnage comprendra cent-cinquante (150) individus. La population et leur caractéristique étant connues, nous utiliserons une méthode d’échantillonnage par quotas. C’est à dire que sur plus de quatre cent (400) personnes observées au quartier Kamonoukro, par quotas nous aurons un échantillon représentatif de 37.5%. C’est en ce sens que AKTOUF Oumar (1987) affirme que « cette méthode est de bon sens dans la mesure où elle se contente d’assurer au niveau de l’échantillonnage une transposition aussi exacte que possible des caractères spécifiques que des proportions présentes dans la population mère »20 . Il s’agit du fait d’une transposition proportionnelle des caractères de la population mère dans l’échantillonnage. 3.2. Taille de l’échantillon Eu égard à notre méthode d’échantillonnage il impose un respect rigoureux des quotas pour une validité et une fidélité dans les résultats de nos observations. La taille de l’échantillon qui compte cent cinquante (150) individus pour l’enquête sera donc constituée de : Cinquante(50) hommes Cinquante(50) femmes Cinquante(50) enfants 20 AKTOUF Oumar, Méthodologie des sciences sociales et approche qualitative des organisations, une introduction à la démarche classique et une critique, Les presses de l’université du Québec, Montréal, 1987, P.174. 30 4. Méthodes d’analyse Toute recherche scientifique obéit à des normes d’investigation qu’on peut appeler les approches ou méthodes. Et ses approches ou méthodes se situent à plusieurs niveaux. Nous pouvons citer entre autres les méthodes comparative, historique et stratégique. Oumar AKTOUF (1987) définit la méthode comme étant « la procédure logique d’une science, c'est-à-dire l’ensemble des pratiques particulières qu’elle met en œuvre pour que le cheminement de ses démonstrations et de ses théorisations soit clair, évident et irréfutable. » Il s’agit donc des modes opératoires directes misent en jeu dans notre travail de recherche. Ainsi les méthodes d’analyse s’appliquant à ce travail sont : 4.1. Méthodes qualitatives Pierre Mongeau explique « dans les cadre d’une démarche qualitative, les efforts pour déterminer sont les éléments constitutifs du phénomène étudiée et leurs interprétations qui débutent dès l’amorce de la formulation de notre problématique.»21 Cela veut dire qu’à ce niveau de la recherche les résultats des entretiens, les observations directes, les analyses des données qualitatives, les contenus des discours et allocutions constitueront des indicateurs importants qui nous permettront de comprendre les implications et autres conduites, mais aussi les référents selon les situations de communication. Aussi elle nous permettre de mieux comprendre le sens des données recueillies des observations et de certaines réponses des enquêtes. 21Mongeau Pierre, Réaliser son mémoire ou sa thèse, P105. 31 4.2. Méthodes quantitatives Pierre Mongeau explique que « dans le cadre d’une démarche quantitative, le processus d’analyse consiste essentiellement à vérifier si les variations des mesure observées peuvent être dans attribuables au hasard22» .C’est dire qu’elle sert à comparer les différentes réponses selon les catégories et à étudier les corrélations qui existent entre les variables, les enquêtes par questionnaire et les analyses de contenu quantitatives sont importantes pour notre investigation car l’étude de la présence d’unités significatives dans ce sujet conduira à infirmer nos hypothèses. D’après Pierre Mongeau, l’analyse quantitative des données ne conduit pas à une preuve de véracité de l’hypothèse. La seule chose que notre analyse pourrait effectivement prouver est la fausseté de notre hypothèse. On peut démontrer que c’est faux, mais jamais c’est vrai. C'est-à-dire que si l’analyse statistique de nos données indique que les variations observées sont explicables par la loi du hasard. 5. Technique de collecte des données Les techniques renvoient à l’utilisation de procède opératoire afin de recueillir les données se rapportant à l’étude. Aussi nous avons utilisé les techniques suivantes : enquête, le questionnaire, l’entretien individuel, l’entretien semi-directif. Nous avons aussi eu recours à l’observation et à la recherche documentaire. 5.1. Observation L’observation est une technique utilisée de visu et par sois même de manière à recueillir des informations relatives au sujet. C’est le lieu où le chercheur est présent sur le terrain car il perçoit, mémorise et note. 22Mongeau Pierre, idem, P108. 32 L’observation concerne également des comportements où là ils se produisent. Elle consiste à regarder, se dérouler sur une période donnée les comportements ou des évènements et afin de les enregistrer. Le présent sujet nous a amené à observer les attitudes adoptées par les Djassaraka durant l’organisation et le déroulement des activités du Mori-Sabarila de Marabajassa ainsi que les sentiments et les réactions des personnes non Djassaraka face aux attitudes adoptées par ceux-ci ; qui constituent un frein pour les actions menées pour sa promotion. Ainsi, l’observation du terrain nous a permis de poser un regard critique sur l’organisation et le déroulement du Mori-Sabarila. De même, l’étape de l’observation par la suite nous a aidé de comprendre que la communauté Djassaraka est elle-même à la base du manque de notoriété du Mori-Sabarila de Marabadjassa. 5.2. Questionnaire Il s’agit d’un ensemble de questions écrites portant sur le sujet d’étude et qui obéissent cependant à une rigueur de construction ; le questionnaire n’étant pas par ailleurs une simple liste de questions, il convient d’en préciser les types que nous utiliserons. 5.3. Entretien Il s’agit de tête à tête oral entre deux personne ou une personne (ou plusieurs) ou un groupe de personnes dont l’une transmet à l’autre des informations recherchées sur un problème précis. C’est-à-dire un échange au cours duquel l’interlocuteur exprime ses perceptions, ses interprétations et ses expériences tandis que le chercheur par ses questions ouvertes et ses réactions facilite cette expression et évite que celui-ci s’éloigne des objectifs de la recherche. 33 5.4. Recherche documentaire Il est difficile d’entrevoir une recherche sans consulter la documentation y afférant. La recherche documentaire s’applique au rassemblement méthodique des documents se rapportant au sujet. Aussi cette technique nous a telle conduit à rassembler des documents de plusieurs ordres :  Des ouvrages méthodologiques, afin de cerner la démarche rédactionnelle à adopter,  Des ouvrages spécialisés traitant de la promotion des manifestations culturelles et de la communication  Des rapports et publication scientifique qui apportent des avis et opinions sur la promotion des manifestations culturelles et du développement durable,  Des travaux de recherche qui sont spécifiquement des thèses de doctorat en rapport avec notre thème. Aussi nous avons fait recours au mass média (internet, la télévision, la radio). L’ensemble de ces documents serviront à approfondir notre recherche mais aussi à mieux isoler notre thème afin d’apporter les éléments nouveaux. 6. Difficultés et limites de la recherche Toutefois étant un œuvre humaine, donc perfectible, une telle entreprise renferme certains de difficultés et limites dans son élaboration et conception. En premier lieu, nous avions eu d’énormes difficultés dans le choix du thème de notre sujet recherche et des problèmes pour aborder notre travail ne sachant pas à quoi nous renvoyait le terme recherche ou encore quel était le contenu d’un mémoire et ses principes d’élaboration. Cependant les documents méthodologiques étaient difficile à cerner pour nous car le registre nous était pas familier, d’où il nous fallait assez de temps et d’enthousiasme pour le décrypter. 34 La deuxième difficulté se situait au niveau de la rédaction. Certaines parties de la méthodologie ont été difficiles à cerner notamment celle de la revue critique de la littérature. En plus de cela, il y avait un problème au niveau de la saisie du document car il me fallait à chaque fois, prêter l’ordinateur portable d’un ami qui rédigeait lui aussi en ce moment précis un mémoire de fin de cycle. En troisième lieu, la gestion du temps imparti pour boucler l’étude constituait l’une des limites prépondérantes. En effet, le temps imparti eu égard à l’ampleur de la tâche, ce qui signifie le souci de restreindre le domaine d’investigation. Enfin, la dernière et quatrième limite se situe dans la suite du travail, elle sera relativement l’insuffisance des moyens disponibles comparés à l’immensité des défis qu’il sera question de relever. La principale préoccupation qui guidera la démarche sera d’arriver à mobiliser les modiques moyens avec efficacité et efficience à atteindre et maximiser les résultats escomptés. Pour une telle réflexion développée, nous pensons avoir achevé la recherche pourtant nous semons encore le doute. Devant vous nos maîtres, nous nous inclinons en signe de respect et d’humilité. Nous vous remercions pour vos observations, critiques et évaluation qui seront utiles à pallier nos lacunes et exploiter de nouvelles perspectives pour la recherche future. Toutefois, comme le signifie le langage d’initiation Bambara (langue locale du mali) : « si je me suis trompé, que l’erreur me pardonne ; si j’ai omis quelque chose, que l’omission me pardonne. » 7. Plan de rédaction Cette étude s’organise autour de trois(03) grands points qui traitent chacun d’un aspect spécifique. 35  Le premier point sera consacré aux impacts des manifestations culturelles dans la société et à la présentation des manifestations culturelles ivoiriennes les plus connues.  Ensuite le second point nous permettra d’identifier les attitudes et comportements des organisateurs et participants durant l’organisation et le déroulement du Mori-Sabarila; et les connaissances du public relativement à l’organisation et au déroulement du Mori-Sabarila de Marabadjassa.  Enfin le troisième point sera résolument tourner vers la communication dans l’élaboration d’un projet CCC pour la promotion de la manifestation culturelle originaire de Marabadjassa plus connue sous le nom de Mori-Sabarila de Marabadjassa. 36 PREMIÈRE PARTIE LES IMPACTS DES MANIFESTATIONS CULTERELLES DANS LA SOCIÉTÉ ET PRÉSENTATION DES MANIFESTATIONS IVOIRIENNES LES PLUS CONNUES. 37 CHAPITRE 1 : LES IMPACTS DES MANIFESTATIONS CULURELLES DANS LA SOCIÉTÉ I- LES IMPACTS DES MANIFESTATIONS CULTURELLES Les manifestations culturelles exercent sur le développement local et régional des impacts non seulement culturel, mais aussi économique et social assez importants. D’une part, les manifestations culturelles contribuent au développement culturel des communautés dans lesquelles elles se déroulent. D’autre part, les manifestations culturelles participent au développement économique et social des collectivités qui les accueillent. Dans de bon nombre de cas, elles suscitent ou soutiennent ce développement. Le caractère évènementiel des manifestations culturelles assurent aux communes d’accueil des retombées de notoriété souvent très importantes au regard des efforts financiers consentis. En partie pour cette même raison, les manifestations culturelles jouent un rôle primordial dans la découverte, la réhabilitation et l’animation des lieux patrimoniaux qui servent d’écrin à une forte proportion d’entre eux. Dans le cadres des dépenses, celles que consentent les artistes employés et les spectateurs qu’ils attirent, les manifestations culturelles ont également des retombés commerciales, d’autant qu’est élevé le pourcentage du public extérieur au lieu où ils se déroulent. Enfin, leur impact en matière d’emplois n’est non plus négligeable par les intermittents de l’évènement, que les emplois induits. L’économie et le commerce, ne sont pas les seuls bénéficiaires, encore que leurs bénéfices comptent. L’aspect fête festivalière des manifestations culturelles, 38 dans la vie sociale opère par conséquences des comportements nouveaux. « La lutte contre l’exclusion, par l’intégration des jeunes en difficultés, passent aussi passe aussi par une pédagogie et formatrice.»23 1.1. Images et notoriété Les impacts de la réussite d’une manifestation culturel se manifestent par un effet d’image et de notoriété qui donne un coup de projecteur sur un village, une ville ou une région et une professionnalisation croissante dans ses organisations et déroulements. Cette notoriété apportée par les manifestations culturelles est d’autant plus intéressante pour les collectivités concernées qu’elle tend à leur donner une image positive, dynamique et festive, de vie culturelle. C’est partant de là que les élus locaux ont bien compris cette particularité et beaucoup ont alors soutenu des évènements culturels dont la finalité principale était au moins de mettre à la disposition du plus grand nombre de personnes des spectacles de haute qualité ;et de valoriser l’identité et l’image de leur localité. Les organisateurs pour faire face aux banalisations cherchent à améliorer la qualité de leur programmation. D’autres s’efforcent de se démarquer, en adoptant des positionnements de plus en plus spécialisés 1.2. Vie sociale et culturelle Les manifestations culturelles jouent un rôle social éminent dans les localités au sein desquelles elles se déroulent, la plupart ayant un public majoritairement régional, voire local. 23 Avis adopté par le Conseil économique et social, au cours de la séance du 28 janvier 1998, p.7. 39 Elles apportent à ce public local des prestations culturelles, que bien souvent il ne pourrait pas voir. Elles jouent également un rôle de diffusion de la culture. Le caractère festif des manifestations culturelles, le fait qu’elles ne se tiennent pas à la longueur d’année donc constituent des instants qu’ilne faut pas manquer. Elles contribuent d’une manière ou autre à faire tomber la barrière qui sépare par manque d’habitude ou d’occasion de trop nombreuses personnes de la culture. En outre, un nombre constant de festivals tendent à offrir pendant leur déroulement, des activités culturelles d’accompagnements valorisantes pour les enfants, pour les jeunes ou pour l’ensemble de la population intéressée. En plus, elles jouent un rôle de mobilisateur social. Nombreux sont les manifestations culturelles, notamment ceux qui ont un budget modeste permettent de mobiliser une partie de la population autour d’un projet local. En cela également, celles-ci servent au développement local. C’est le cas du FEMUA organisé par le célèbre groupe de musique Magic System. On peut également penser que cet impact, même limité, peut contribuer à améliorer des situations que l’on peut rencontrer dans les zones en difficulté. L’ensemble des possibilités culturelles ainsi offertes dans le cadre des manifestations culturelles contribue à donner aux habitants d’une localité une certaine conscience d’eux-mêmes surtout lorsque s’y ajoutent les interventions des médias qui valorisent leur activité. 1.3. Le tourisme D’une manière générale, l’impact des manifestations culturelles ont un impact positif sur le tourisme. Il ne manque pas d’exemple à cette influence réciproque. 40 Les manifestations culturelles permettent aux localités dépourvues d’attraction phare, même si le patrimoine local et la beauté du cadre naturel sont dignes de d’intérêt, d’attirer des touristes qui n’y seraient jamais venus. Ainsi les touristes, attirés par un évènement culturel, choisissent de prolonger leur séjour au-delà de la durée de celui-ci. Ils peuvent profiter de leurs présences sur les lieux pour découvrir les lieux et décider de revenir l’année prochaine et mobiliser à leur niveau plein d’autres touristes. Le bénéficiaire privilégié des évènements culturels est le tourisme culturel. Les évènements culturels favorisent également la commercialisation des produits touristiques. Comme exemple, nous pouvons énumérer Le MASA (Le marché des arts et du spectacle africain). 1.4. Le patrimoine Les interactions entre le déroulement des manifestations et la présentation, la réhabilitation, ou la découverte par le public de monuments patrimoniaux sont immenses. Les évènements culturels contribuent d’une certaine manière à l’entretien des lieux qui leur servent de cadre et auxquels ils versent des contreparties financières. Aussi, ils jouent un rôle dans la restauration des sites qui les accueillent. L’organisation d’une manifestation culturelle entraîne parfois la découverte d’un lieu. D’une manière générale, la plupart des évènements culturels qui utilisent comme cadre un élément patrimonial contribuent à lui redonner vie. 41 1.5. L’emploi Les évènements culturels génèrent de l’emploi : l’emploi direct liés à la composante artistique d’une part, et à son administration, d’autre part, emplois générés par l’évènement dans les secteurs liés à son activité mais aussi dans des secteurs connexes. Bien vrai que ces emplois diffèrent par leur nature mais aussi par leur structure. Les manifestations culturelles emploient leur propre personnel et génèrent des emplois directs. Souvent ces emplois sont bénéfiques à l’’économie local et régional. De nombreux secteurs bénéficient grâce aux manifestations culturelles d’un suppléments d’activités qui génèrent également des emplois permanents et temporaires induits, entre autres : - L’hôtellerie ; - Le domaine du transport ; - Les entreprises de nettoyage ou de sécurité ; - L’alimentation et le commerce en général ; - Le secteur de la santé et de l’action sociale ; - Les associations socioculturelles qui s’investissent dans l’entourage de la manifestation. CHAPITRE 2 : PRÉSENTATION DES MANIFESTATIONS CULTURELLES IVOIRIENNES LES CONNUES I. LES MANIFESTATIONS CULTURELLES TRADITIONNELLES IVOIRIENNES LES PLUS CONNUES 42 1.1. L’Abissa de Grand Bassam L’Abissa est sans doute le festival le plus fréquenté et le plus médiatisé. C’est une fête traditionnelle célébrée par le peuple N’zima de Grand Bassam qui marque l’entrée dans une nouvelle année. Cette fête a pris de l’ampleur ,et la proximité de la ville avec Abidjan permet qu’elle soit fréquentée par une population diversifiée souhaitant profiter de l’ambiance populaire et chaleureuse qu’on y retrouve. . Christelle ASSAM dans un article sur le site internet de Culturiche affirme : « l’Abissa est devenu un évènement incontournable au point de prendre des allures de festivals urbains, célébré chaque fin d’année. » 24 Au-delà du folklore et l’ambiance, il faut savoir que l’Abissa symbolise les concepts de démocratie et de justice sociale. Les N’zima se réunissent autour de leur chef et de leur tam-tam parleur pour faire le bilan annuel de la communauté. Il est l’occasion de dénoncer les mauvais actes, d’encourager les actions d’équilibre social, de dénoncer publiquement tous ceux qui ont commis des actes répréhensibles, de confesser et régler les conflits car c’est le moment des retrouvailles, de pardon mutuel, et de réjouissance. Tous les jours sont précieux durant les deux semaines de festivités, seulement le jour prisé est le jour programmé pour la sortie du roi. Des ornements depuis la pointe des pieds jusqu’à la chevelure du roi et de la reine, portés chacun par des hommes robuste comme au moyen-âge. Au rythme du « Edo-n’bgolé », les participants se laissent aller aux pas de danses énergétiques des autochtones sur la place royale. Des hommes déguisés, d’autres couverts de kaolins, soulèvent la poussière jusqu’au coucher du soleil. 24https://www.culturiche.com/2017/07/cinq-festivals-culturels-incontournables-en-cote-divoire , Consulté le 12 mars 2019. 43 1.2. Le Popo carnaval Grande rencontre carnavalesque en Côte d’Ivoire, le Popo carnaval a été créé depuis plus de 30 ans. Célébré tous les ans dans la ville de Bonoua qui est située à quelques kilomètres d’Abidjan, le Popo carnaval ou le carnaval des masques du peuple Abouré est une plateforme promotrice de l’art, de la culture et du tourisme. Il tire ses origines dans les modifications que les jeunes apportèrent à la fête annuelle des ignames. En 1946, ils innovèrent en organisant le « Popo » qui signifie « masque » en langue abouré. Beaucoup plus tard, devenus des adultes, ils baptisèrent cette fois-ci la fête du nom de « Popo Carnaval », en y introduisant l’aspect moderne (carnaval) sous forme d’un défilé» de chars. Durant toute une semaine, les autochtones et touristes prennent plaisir à des défilés de fanfare d’hommes masqués, de rencontres sportives et de célébrations coutumières. Défilés de majorettes et de clowns, présentation de filles dénudées, élection de la reine de beauté, danses folkloriques, le bal masqué qui met fin à la cérémonie. Place est également faite aux réunions de familles. Le Popo carnaval revêt une ambiance festive et colorée et vaut à lui seul le déplacement à Bonoua. Depuis quelques années, l’objectif des organisateurs est de trouver une stratégie efficace dans le but de faire plus de chiffre d’affaire et contribuer à l’accroisse de l’économie ivoirienne. 1.3. La fête des ignames La fête des ignames est une cérémonie annuelle du peuple Akan. Elle tient lieu de célébration de nouvelle année et a lieu avant la récolte d’ignames. La tradition raconte que le peuple Akan, fuyant le Ghana pour rejoindre la Côte d’Ivoire, se soit nourrit de l’igname. Mais aussi la légende rapporte qu’un génie bienfaiteur de la brousse offrit un tubercule à un chasseur en détresse. Ce 44 tubercule qui s’avère être l’igname est devenu depuis lors l’élément de base de l’alimentation des populations de l’Est et du Centre de la Côte d’Ivoire. Au cours de cette fête, trois objectifs sont visés :  Elle est d’abord une action de grâce rendue par les vivants aux esprits bénéfiques auxquels la terre doit la paix et la fécondité.  Elle est ensuite la commémoration des morts qui ne cessent de veiller sur les hommes et de leur procurer tout ce qui leur est nécessaire pour vivre heureux.  Elle est enfin pour le peuple Akan une occasion de purification et de réjouissance dans la paix et l’abondance retrouvées. La fête des ignames est très symbolique et accompagnées de rites. Bien qu’on la retrouve chez les Abbey sous le nom de « Miripoh » et chez les Baoulé « Ananipô », chez les Agni N’denian dans la région d’Abengourou qu’elle est célébrée avec plus de faste et d’attachement aux rites anciens. On peut notamment y voir la cérémonie d’offrande de l’igname aux rois via le symbole du siège royal. Les périodes de célébration varient en fonction des années. En général, la fête se tient sur deux jours (vendredi et samedi) durant le mois de Février. Le premier jour est marqué par des activités culturelles : parade, exposition artistique, nuit du flambeau, concours Awoulaba etc… Le second jour laisse place à la fête traditionnelle des ignames mais également à des danses, des contes, et des légendes. Cette fête, malgré la liesse populaire qui leur donne un esprit de carnaval demeure une manifestation religieuse.

« UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA DE BOUAKÉ UFR : Communication, Milieu et Société Département des sciences du langage et de la communication MÉMOIRE DE MASTER 2 MENTION : Sciences de la communication OPTION : Communication pour le développement SUJET : COMMUNICATION SOCIALE POUR LA PROMOTION DES MANIFESTATIONS CULTURELLES EN CÔTE D’IVOIRE : CAS DU MORI-SABARILA DE MARABADJASSA Présenté par : M. SANGARÉ Souleymane Encadré par : M. KAUL Guy (Maître de conférences) Sous la direction de : M. NIAMKEY Aka (Maître de conférences) ANNÉE ACADÉMIQUE : 2019-2020 »

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