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Exposé « La conquête la lune »

Publié le 26/06/2026

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« Exposé « La conquête la lune » « La Terre est le berceau de l’humanité, mais on ne peut pas vivre éternellement dans un berceau.

» Par cette citation, Konstantin Tsiolkovski, célèbre scientifique russe, met en lumière une fatalité de l’humanité : un jour, notre foyer terrestre ne sera plus suffisant et l’être humain devra chercher ailleurs les conditions de sa survie.

Cependant, avant d’envisager la vie sur une autre planète, il est nécessaire d’en avoir les capacités techniques et scientifiques.

La Lune apparaît alors comme une étape primordiale de cette ambition.

Son accès relativement aisé en fait un terrain d’expérimentation privilégié pour tester la vie en milieu hostile et la maîtrise de technologies complexes.

Mais la Lune n’est pas seulement un objet scientifique : elle est aussi le reflet des ambitions et de la puissance des États qui s’y investissent, tant sur le plan technologique que stratégique.

Il s’agira de se demander en quoi la conquête de la Lune reflète-t-elle la puissance des pays et des acteurs qui s’y engagent ? Pour y répondre, nous verrons d’abord que la Lune attire par sa dimension symbolique, ses ressources et sa position stratégique.

Nous analyserons ensuite comment rivalité et coopération structurent la conquête lunaire à l’ère du New Space, avant d’examiner enfin les impacts juridiques et environnementaux de cette conquête, sur la Lune comme sur la Terre. I-La lune attire pour sa position stratégique et ses ressources -Au sortir WWII, les alliés récupèrent technologie allemandes des missiles intercontinentaux. États-Unis et l’URSS, les deux grandes puissance rivales du nouvel ordre mondial fondent alors leur défense sur la dissuasion nucléaire.

Cette rivalité va se poursuivre par delà le ciel avec le premier satellite artificiel envoyé depuis la Terre par l’URSS en 1957, Sputnik.

S’ensuit une course à l’espace intense entre les deux nations : Laïka en 1957, création de la national aeronautics and space administration NASA en 1958, Luna 2 en 1959, Youri Gagarine en 1961, sonde vers mars en 1963, premier vol spatial d’une femme la même année (Valentina Terechkova), sortie extravéhiculaire en 1965 (Alexei Leonov).

Les soviétiques semblent donc prendre le dessus jusqu’en 1969 où l’américain Neil Armstrong foule le sol lunaire pour la première fois.

Outre l’importance scientifique de cette mission lunaire (échantillons), c’est un défi technologique immense qui vient d’être relevé qui a un impact psychologique sur le monde entier y compris les soviétiques qui n’arriveront jamais à atterrir sur la lune.

Par ces missions spatiales attirés un peu plus année après année par la lune, le monde perçoit dans ces deux pays la quintessence de la puissance spatiale qui est vu comme un attribut de la superpuissance. -Depuis une recomposition des puissances spatiales a eu lieu : le secteur spatial russe devient sous financé et il ne survit plus que grâce à la commercialisation de ses lanceurs aux européens (soyouz), on est bien loin de la superpuissance spatiale des années 1960.

En parallèle, des pays comme l’Inde, la Chine ou le Japon se dotent de capacités de lancement.

Pendant la guerre froide, l’inde va jouer de sa position de non alignement pour coopérer avec les usa et l’urss (chandrayaan 3 alunissage en 2023).

La Chine quant à elle base son programme spatiale sur sa seule industrie ce qu’il lui a permit à devenir la seconde puissance spatial ( 2003 vol habité et 2019 alunissage face cachée de la lune).

L’union européenne et le Japon se basant durant cette période sur le développement de capacité technologique de haut niveaux tout en renonçant à de moyens autonomes d’envoi de ressortissant dans l’espace.

Ces pays vont pousser leurs recherches dans le domaine spatial à cause de l’enjeu des satellites, cad la banalisation de l’usage des technologies spatiales dans les activités terrestres : à des fins scientifiques, économique ou militaire.

Comme la 1ere guerre du golf (1991) où les américains arrivent à intégrer pleinement leurs capacités spatiales dans leurs opérations militaires.

Mais les capacités spatiales sont encore inégales : Parmi les 15 000 satellite environs en orbite autour de la terre, 8000 sont américains surtout en orbite basse au communications commerciales, 350 chinois, 200 euro et russe et 60 à 70 indiens et japonais.

De plus il faut noter une différence des ressources financières incomparables entre les Etats Unis et les autres puissances spatiales.

Les budgets des programmes spatiaux américains représentent 80 md € tandis que chine et UE = 20md, japon = 7md, Russie = 4md et Inde = 2md (en comprenant les fonds publics et privés).

Dans les années 2000, le budget américain représentaient même les 3/4 du budget mondiale. -Mais cette recomposition des puissance spatiale change également les enjeux d’une conquête lunaire.

L’heure n’est plus à la guerre froide et une véritable exploitation lunaire est dès lors envisagée.

Tout d’abord pour son aspect scientifique.

On ne connaît son contenu seulement grâce aux 1550 kg de roches lunaires ramenées par les missions apollons.

Une étude approfondie permettrait de connaître la formation de notre système solaire ainsi que de former un outil de datation de surfaces planétaires pour les autres conquêtes.

Egalement face cachée de lune idéale pour l’observation de l’espace sans pollution humaine ni ondes électromagnétique terrestres.

De plus on sait dès lors qu’elle contient des terres rares, des métaux essentielles à la fabrication de téléphones portables de batteries ou encore de missiles.

Eau pour hommes vivants sur base lunaire La lune contient également de l’Hélium 3.

L’hélium 3 pourrait en effet devenir indispensables dans les années à venir.

Car sa fusion nucléaire permettrait une énergie nucléaire 4 fois supérieure à la fission nucléaire actuelle tout en émettant aucun déchet radioactifs.

Mais cette technologie n’est pas encore acquise et l’exploitation de l’hélium 3 ne saura intéressante qu’après son acquisition pleine soit dans une durée indéterminée.

Mais la lune est doublement attractive par sa position stratégique. En effet la lune est vue comme une « nouvelle frontière » au sens métaphorique utilisée par Kennedy dans les années 1960 où il la comparait la conquête de l’ouest américain.

La frontière peut être vu comme une limite, un objectif à atteindre.

Une frontière fermée qui ne renverrait seulement à la terre pour mieux l’observer, la réguler ou alors une frontière ouverte.

C’est un passage, une étape de la conquête de l’espace profond avec en ligne de mir la planète Mars.

La lune est alors vu comme l’expérience de la capacité des programmes spatiaux à faire vivre des hommes sur un territoire extraterrestres avec les enjeux logistiques qui s’ensuivent notamment comme base de lancement.

En effet, la gravité est beaucoup moins importante sur la lune que sur terre.

Faire décoller un lancer depuis la lune demanderait beaucoup moins de force et de carburant, enjeu essentiel si l’on veut aller sur mars et y revenir. II-Pour y arriver, rivalité et coopération des pays dans l’ère du New Space -Mais les programmes lunaires des pays doivent maintenant cohabiter avec des acteurs privés. Depuis les années 2000, les puissances spatiales notamment les usa ont promu la concurrence d’entreprises dans le secteur spatial afin de baisser les coûts liés à la recherche spatiale.

Cette intensification des acteurs privés est appelé le « new space ».

Loin de marquer un désengagement de l’État, le new space est avant tout une adaptation des moyens au service d’une continuité stratégique.

Le New space s’inscrit avant tout aux usa facilité notamment par le Space Act d’obama en 2015 (suceptible de violer le traité de l’espace de 1967 mais on y reviendra).

En 2016, l’entreprise SpaceX dirigé par Elon Musk réussit à produire des lanceurs réutilisables.

Cela permet de réduire drastiquement les coûts liés aux lanceurs.

Toutes les puissances spatiales voient grandir petit à petit des acteurs privés comme en Chine avec les entreprises One Space ou Landscape toutes deux crées en 2015.

Dans certains cas les acteurs privés du New space quoique s’appuyant largement sur la commande publique pour financer leur développement, peuvent avoir des vision différents de l’exploration capables et peuvent avoir une grande influence sur les décisions stratégiques.

De même lorsque des tensions ont eu lieu entre l’administration Biden et la position ambivalente d’Elon Musk quant à l’utilisation du réseau de satellite starlink pour les armées ukrainiennes, les entreprises du Newspace ont démontré qu’ils étaient des acteurs géopolitiques capables d’influencer le cours d’une guerre.

Cela pose un défi de la souveraineté spatiale pour les Etats.

Les nouveaux programmes lunaires visent à restaurer une forme de péeminence étatique sur l’exploration lunaire et martienne tout en maintenant les avantages du newspace en matière de réduction des coûts et d’innovation rapide.

Les finalités du spatial n’ont pas changé mais les modalités.... »

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