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Homines sumus, non dei

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« Nomines s11111us, non dei Nous sommes des hommes et non des dieux Cette expression empruntée à Pétrone (75, 1) rappelle les limites de la vie humaine, encline au péché et à l'erreur. Signalons un parallèle, toujours chez Pétrone ( 130, 1) et la locution Homo sum, cc Je ne suis qu'un homme>> qui sert. chez Pline le Jeune (Ep .. 5, 3, 2), à excuser quelques faiblesses vénielles, ou encore, chez Quintilien ( 10, 1, 25), l'expression Summi enim sunt, homines tamen, c< ce sont des géants, mais ils n'en sont pas moins hommes>>, que l'auteur emploie à propos d'Homère et de Démosthène dont les œuvres, malgré leur génie, possèdent quelques faiblesses (cf. aussi n. 1912). Cicéron dans les Tusculanae disputatitJnes traite longuement des faiblesses du genre humain, imbeci/litas '!eneris humani (3, 16, 34), et Sénèque souligne lui aussi que nous Jevons nécessairement avoir conscience de notre imbeci/litas (Ep., 116, 7). Ce thème est fréquent chez les auteurs chrétiens, à commencer par saint Ambroise (cf. Hexaemeron, Pl 14, 249c; De Abraham, 2, 6, 28; Expositio Psa/mi CXV//1, 13, 20; Deflde, 1, 5, 36; l. 7, 52), où l'expression Homines sumus désigne la fragilité de la morale humaine et notre propension à pécher. On utilise encore aujourd'hui la fc,11ï1ule Hominem te esse memento, > (Bayer 778), qui dérive d'un passage de Bernard de t,lairvaux (Ep., 238, 7 [PL 182, 430d]), même si on trouve déjà une expression similaire chez saint Jérôme (Ep .. 39, 2) : citons aussi en italien Essere uomini, non Dio, et Essere uomini, non essere santi; en français Nous ne sommes que des hommes ; pour Homo sum : nihil l1umani a me alienum puto, cf. n. 419. »

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