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Analyse du film "Spring, Summer, Fall, Winter, ... and Spring"

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« PHILOSOPHIE Analyse du film "Spring, Summer, Fall, Winter, ... and Spring" (봄 여름 가을 겨울 그리고 봄 « Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom » en V.O. ) De par son approche autarcique voire archaïque, l'éducation bouddhiste zen coréenne, dite tongbulgyo, toujours pratiquée actuellement dans certaines régions reculées de Corée du Sud, peut paraître stricte et rustre aux yeux d'une personne de culture occidentale. Elle met, cependant, en avant certaines valeurs qui, malheureusement, en Occident, se perdent ou se sont perdues au fil du temps ; le respect et la protection de la nature ainsi que de toute forme de vie, la rigueur, la simplicité, la persévérance, le dépassement de soi, … Il s'agit pourtant d'une éducation qui peut être perçue comme bienveillante, mais, il est certain qu'il existe un énorme fossé culturel entre cette forme d'éducation et celle qui est pratiquée en Europe occidentale. Il est à noter que le film se déroule en cinq parties, référence aux cinq actes du théâtre moderne occidental. De par sa conclusion, le film met en évidence le principe du cycle de la vie, de l'éternel recommencement, pilier de l'éducation bouddhiste zen coréenne. Le titre, lui-même, y fait référence également. Dans l'extrait du film mettant en scène le maître et le jeune enfant lors du premier printemps, une leçon de vie est donnée à l’enfant : La méchanceté gratuite envers toute forme de vie est inacceptable. La punition que le maître lui inflige est à la fois réparatrice et réflexive. Le jeune enfant devra porter une pierre sur son dos, même châtiment qu’il a infligé gratuitement aux trois animaux. Et, comme il le lui dit si bien, il devra aussi porter le poids de la pierre dans son cœur. Bien entendu la pierre ici fait office de métaphore, le poids de la pierre représente le poids de la mort, la culpabilité. De plus, de part le fait que le maître laisse le choix au jeune garçon de garder la pierre sur le dos ou de réparer son erreur, il lui apprend le principe d’auto-direction, il le rend responsable de son action. De surcroît, lorsque le jeune décide d’agir, le maître l’observe constamment et semble avoir un œil bienveillant sur son élève. Alors, quelle éducation est la plus juste, la plus humaine ? La nôtre, où l'on laisse parfois jouer des enfants à des jeux mettant la mort en scène, la valorisant, la normalisant, ou l'éducation dont il est question dans l'œuvre faisant l’objet de la présente analyse, prônant le respect de la nature et de la vie, le détachement de tout matérialisme ? »

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