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Paul McCarthy: Tree

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« épreuve théorique → SUJET N°2 / IMAGE N°1 Paul McCarthy, artiste contemporain s‘inscrit dans un code artistique provocateur. Cette démarche s’applique de manière hors norme aux niveaux de sa couleur, de sa dimension, de son dessin révolutionnaire. En soit une conception et une mise en forme hors du commun qui tend à ouvrir vers un imaginaire propre à l’art contemporain. L’artiste laisse libre cours à ses obsessions et phantasmes politiquement incorrects que l’on avait déjà pu entrevoir avec sa déclinaison de Santa Clause, de ses Tree inspirés par Brancusi, ou encore avec Spaghetti Man. Une association d’innocence et d’humour nous rappelant, concernant le haut, l’univers de Lewis Carroll, puis le bas, un réquisitoire pour ou contre le pastafarisme! Ou peut-être ce mélange qui nous amène à une forme de lampe philosophique à la Magritte. Paul McCarthy traduit dans ses œuvres une obsession “vulgaire”, mettant en scène des tabous de l’humanité, poussé à leur paroxysme. C’est en 2014, à l'occasion de la Foire Internationale d'Art Contemporain, qu’il expose sur la place Vendôme, Paris, son oeuvre intitulé Tree, une sculpture abstraite de couleur verte et de forme phalique. Pour l’artiste “Tout est parti d’une plaisanterie : A l’origine, je trouvais que le plug anal avait une forme similaire aux sculptures de Brancusi. Après, je me suis rendu compte que cela ressemblait à un arbre de Noël. Mais c’est une œuvre abstraite. Les gens peuvent être offensés s’ils veulent se référer au plug, mais pour moi, c’est plus proche d’une abstraction.” La réflexion qui s’engendre à la vue d'une telle œuvre provoque une réaction, une exagération et l'interpellation du public. L'œuvre dans son entièreté génère un questionnement. Tree élevé “poussé” place Vendôme ne représente pas un arbre “normal”, mais un plug anal géant. D’un côté une représentation de l’enfance (sapin de noël), de la nature, et d’un autre, une image démesurée qui nous amène au plaisir sexuel, où une fausse naïveté plastique. Cet arbre quand même surprenant est au-dessus des hommes et surplombe de sa couleur verte tous les plus grands joailliers de la Capitale et même du monde. Tout comme les Nanas de Niki de Saint Phalle, voulant étonner, esbroufer par une grandeur presque observatrice de l’humanité. Cette couleur verte, symbole de pureté, de nature (en opposition évidemment avec l’objet que représente l'œuvre) contrebalance avec les bâtiments fin du XVIIIème. Serait-il opportun de faire une allusion au côté minéral de pierre immuable des bâtiments et le bronze statique que représente cette colonne phallique qui occupe le milieu de cette place?. Alors que cette nature verte est éphémère, en contraste avec le matériel vulgaire qui est utilisé. On pourrait alors se questionner de son emplacement, pourtant cela s'impose à l'esprit par son caractère certain. Un arbre, posé ici dans cette société de consommation, dans ce temple luxurieux. Tout comme ce Homard à Versailles, de Jeff Koons. Ou alors tout simplement, Gargantua à fait tomber son jouet sexuel par inadvertance. Ce qui provoque une réaction du public vis à vis de cette œuvre gonflée et gonflante. McCarthy ne souhaite-t-il pas que le »

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