X-ens PSI suejt 2017
Publié le 28/03/2026
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(PSI∗ )
X-ENS 2017 - PSI
Notations
Dans tout le texte, on adopte les notations suivantes.
- Pour toute fonction définie sur un intervalle de R et tout entier n ≥ 1, on note f (n) la dérivée
n-ième de f sur cet intervalle (si elle existe).
Ainsi, f (1) = f 0 , f (2) = f 00 etc.
On convient que
f (0) = f .
- Pour tout entier n ≥ 1, on note n! = 1 × · · · × n la factorielle de n.
On convient que 0! = 1.
- Pour tous m, n ∈ N∗ , Mn,m (R) désigne l’ensemble des matrices à coefficients réels ayant n
lignes et m colonnes.
On pose Mn (R) = Mn,n (R).
Le déterminant d’une matrice carrée A =
[ai,j ]1≤i,j≤n ∈ Mn (R) sera noté det(A).
Sa transposée est notée tA = [aj,i ]1≤j,i≤n .
Lorsque
A = [a1,1 ] ∈ M1,1 (R) on identifie A au réel a1,1 .
- On note R[X] le R-espace vectoriel des polynômes à coefficients réels.
Pour tout entier n ≥
0, on désigne par Rn [X] le R-espace vectoriel des polynômes à coefficients réels et de degré
inférieur ou égal à n.
Les polynômes de R[X] et les fonctions polynomiales associées seront notées
identiquement.
Ainsi, si P ∈ R[X] est un polynôme, alors la fonction polynomiale associée est
encore notée P .
- Étant donné un R-espace vectoriel de dimension finie E on note 0E l’élément nul de E, et on note
IdE l’application identité de E dans lui-même.
On note L(E) l’ensemble des endomorphismes de
E.
Si L ∈ L(E) est un endomorphisme de E et n ≥ 2 un entier naturel, on note Ln l’application
composée de L avec lui même n fois : Ln = L ◦ L ◦ · · · ◦ L (n fois).
Par convention, L0 = IdE et
L1 = L.
Le noyau et l’image de L seront notés respectivement ker(L) et Im(L).
Si F1 et F2 sont deux sous-espaces vectoriels de E, on note F1 + F2 la somme de ces sous-espaces.
On écrira F1 ⊕ F2 pour signifier que cette somme est directe.
Si, de plus, E est muni d’un produit
scalaire, on écrira F1 ⊕⊥ F2 pour signifier que la somme est orthogonale, c’est à dire que F1 et
F2 sont orthogonaux entre eux.
L’orthogonal d’un sous-espace vectoriel F de E sera noté F ⊥ .
On notera dim(F ) la dimension de F .
Partie I
Soit m ≥ 2 un entier naturel et E un R-espace vectoriel de dimension 2m + 1.
Cet espace est muni
d’un produit scalaire (.|.).
Soient T, M deux endomorphismes de E vérifiant les hypothèses suivantes :
(H1) T 2m 6= 0L(E) et T 2m+1 = 0L(E) .
(H2) M 2 = IdE .
(H3) ∀(v, w) ∈ E 2 , (M (v)|w) = (v|M (w)).
(H4) T ◦ M + M ◦ T = 0L(E) .
On pose dans la suite
F + = ker(M − IdE ), F − = ker(M + IdE )
On considère l’application S de E × E dans R définie par
∀(v, w) ∈ E 2 , S(v, w) = (v|T (w)) + (T (v)|w)
et on note G l’ensemble des éléments u ∈ E vérifiant les deux propriétés suivantes :
(a) u ∈ Im(T ),
1/5
(b) ∀v ∈ E, S(u, v) = 0.
1.
Pour tout vecteur v ∈ E, on pose
v + = v + M (v), v − = v − M (v)
(a) Montrer que ∀v ∈ E, v + ∈ F + et v − ∈ F − .
(b) Montrer que E = F + ⊕⊥ F − .
(c) Montrer que ∀v ∈ F + , T (v) ∈ F − et que ∀v ∈ F − , T (v) ∈ F + .
En déduire que F + et F − sont stables par T 2 .
2.
Montrer que pour tout k ∈ {0, 1, .
.
.
, 2m}, Im(T k+1 ) ⊂ Im(T k ) et Im(T k+1 ) 6= Im(T k ).
3.
En déduire que pour tout k ∈ {0, .
.
.
, 2m + 1}, on a
dim(Im(T k )) = 2m + 1 − k, dim(ker(T k )) = k
4.
En déduire aussi que Im(T k ) = ker(T 2m+1−k ) pour 0 ≤ k ≤ 2m + 1.
5.
Soit k ∈ {1, 2, .
.
.
, 2m + 1} et z ∈ Im(T k )⊥ ∩ Im(T k−1 ) tel que z 6= 0E .
Après avoir justifié
l’existence d’un tel vecteur z, montrer que T 2m+1−k (z) 6= 0E .
6.
Montrer que pour tout nombre réel α, l’endomorphisme IdE + αT 2 est bijectif et que
2 −1
(IdE + αT )
=
m
X
(−1)k αk T 2k
k=0
où (IdE + αT 2 )−1 désigne l’endomorphisme inverse de IdE + αT 2 .
7.
Montrer que G est un sous-espace vectoriel de E et que G ∩ ker(T ) = {0E }.
8.
En déduire que l’application (v, w) ∈ G × G 7→ (T (v)|T (w)) est un produit scalaire sur G.
9.
Soit k ∈ N.
(a) Montrer que M ◦ T k = (−1)k T k ◦ M .
(b) En déduire que Im(T k ) et ker(T k ) sont stables par M .
10.
Montrer que l’une des deux assertions suivantes est vraie : (i) ker(T ) ⊂ F + , (ii) ker(T ) ⊂ F − .
11.
On suppose ici que ker(T ) ⊂ F + .
(a) Montrer que ∀z ∈ F − , T 2m (z) = 0E .
(b) Montrer que Im(T )⊥ ⊂ F +....
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