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Y a-t-il un plaisir du repos ?

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Introduction. — Aristote, suivi par la plupart des psychologues, jugeait que le plaisir était dans l'action. Comment se fait-il donc que l'on prenne du plaisir dans le repos et même que le repos soit considéré comme le suprême bonheur ? I. C'est que le repos n'est pas une inaction quelconque. Il est une inaction venant à la suite d'une activité qui laisse après elle un reliquat de fatigue à éliminer et son but est de refaire l'organisme pour une nouvelle période d'activité. Par suite, il y a dans le repos considéré comme tel : a) un plaisir physique : 1° négatif : la cessation de l'effort pénible; 2° positif : la conscience de la régularisation de ses fonctions vitales;

« Introduction.

— Aristote, suivi par la plupart des psychologues, jugeait que le plaisir était dans l'action.

Gomment se fait-il donc que l'on prenne du plaisir dans le repos et même que le repos soit considéré comme le suprême bonheur ? I.

C'est que le repos n'est pas une inaction quelconque.

Il est une inaction venant à la suite d'une activité qui laisse après elle un reliquat de fatigue à éliminer et son but est de refaire l'organisme pour une nouvelle période d'activité. Par suite, il y a dans le repos considéré comme tel : a) un plaisir physique : 1° négatif : la cessation de l'effort pénible; 2° positif : la conscience de la régularisation de ses fonctions vitales; b) un plaisir moral : 1° la joie du travail accompli ; 2° la préparation du travail ultérieur, jeu de l'imagination qui charme.

Mais nous voyons par là qu'il n'y a pas de repos absolu et que le repos se mêle de travail. II.

Le repos, en effet, n'est pas nécessairement de l'inaction : il consisté souvent dans un changement de travail. Dans ce cas, le repos consiste dans l'accomplissement d'un travail de notre choix, étranger à notre tâche, d'un travail de jeu. a) Cette activité de jeu, dans la plupart des cas, rétablit l'équilibre détruit par le travail : ainsi, l'élève qui a des forces physiques surabondantes et des forces mentales épuisées dépense son énergie musculaire dans une partie de barres ou de football. b) L'activité de repos ou de jeu permet à l'individu de satisfaire son désir de travail personnel et indépendant : à côté du travail professionnel, moyen de gagner sa -vie, on se fait une occupation personnelle, moyen de se réaliser; et parfois, comme pour certains écrivains, l'activité extraprofessionnelle devient si importante qu'elle amène à renoncer à sa profession première. Conclusion.

— Le repos n'est donc un plaisir que dans la mesure où il se glisse dans des intervalles de travail.

En définitive, le fond du plaisir est bien, comme l'avait vu Aristote, dans l'activité, et le plaisir ne suit l'action que s'il n'est pas cherché.. »

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