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Si les hommes sont malheureux, doivent-ils s'en prendre a eux-mêmes ou a la société ?

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« On peut donner plusieurs sens au mot société : d'une part au sens large, il s'agit d'un ensemble d'individus entre lesquels il existe des rapports organisés et des services réciproques( ce qui comprend les sociétés animales) et d'autre part, dans un sens plus restreint , ensemble d'individus dont les rapports sont consolidés en institutions et le plus souvent garantis par l'existence de règles, de lois et de sanctions. La deuxième définition, applicable dans le plus souvent des cas au société humaine, met l'accent sur le fait que l'on ne peut pas faire ce que l'on veut dans une société, il existe des règles qui sous-tendent les relations entre personne. D'autre part, individu et société sont des termes qui se définissent en fonction l'un de l'autre. L'important dans ce sujet sera d'essayer de comprendre les relations possibles entre individu et société.

Dans quelles mesures la société détermine l'homme? Celui-ci a-t-il la capacité et la liberté de décider de son existence et de ses actions? 1.

L'être humain est déterminé par la société ... Marx est celui qui a le plus insisté sur l'importance de la société dans la constitution de l'individu. L'histoire d'un individu ne peut jamais être comprise qu'à partir de lui-même, mais apparaît comme le produit de l'histoire de la société dans laquelle il évolue.

Il est entièrement conditionné par ses relations avec les autres que ce soit dans son travail, ou dans ses autres activités. Ma conscience ne surgit pas du néant, de sorte que si elle me semble être ce qui me caractérise en propre, c'est parce que je suis victime d'une illusion : je n'ai pas d'emblée déterminé les contenus de ma conscience, qui m'ont été transmis par mon entourage familial, lui-même influencé par la société. Cette condition de la conscience restera toujours vraie, dans la mesure où si je puis décider de revenir sur les contenus de ma conscience pour les critiquer, cette décision ne peut qu'être seconde : d'emblée, la conscience est toujours déterminée de l'extérieur. De même, pour Adam Smith, l'homme en société, dépend toujours d'autrui pour chacune de ses actions.

Mais cette interdépendance n'entraîne pas l'altruisme et l'entraide mais bien au contraire, l'individualisme. Dans une autre direction, la théorie de Freud se détermine par la lutte entre le ça, principe du plaisir et le sur-moi, qui correspond à la somme des interdis d'une société, d'une culture.

Ainsi l'individu est déterminé inconsciemment par la société dans laquelle il vit. Le surmoi dérive de l'influence exercée par les parents, les éducateurs, etc.

En général, ces derniers se conforment, pour l'éducation des enfants, aux prescriptions de leur propre surmoi.

(...) Le surmoi de l'enfant ne se forme donc pas à l'image des parents, mais bien à l'image du surmoi de ceux-ci ; il s'emplit du même contenu, devient le représentant de la tradition, de tous les jugements de valeur qui subsistent ainsi à travers les générations.FREUD 2.

...et doit en supporter les contraintes L'homme vivant en société doit obligatoirement comme l'indique la définition donnée dans l'introduction se plier à certaines contraintes, la première étant le travail. "Toute société a pour compagne inséparable la contrainte et réclame des sacrifices qui coûtent d'autant plus cher que la propre individualité est plus marquante.

Par conséquent, chacun fuira, supportera ou chérira la solitude" Schopenhauer On pourrait en effet penser que la société nous ôte tout liberté.

Et de nos jours, il est très difficile de décider de vivre en dehors de toute société. C'est pourquoi beaucoup oppose une résistance plus ou moins secrète aux contraintes collectives.

Ce qui témoigne du fait que l'individu réclame pour lui-même le droit d'exister et qu'il soit tenu compte de ses propres intérêts. 3.

Attribuer ses malheurs à la société, c'est se déresponsabiliser Il est trop facile de dire que la société nous enlève toute possibilité d'agir.

Certes elle nous impose des règles, des contraintes.

Mais l'individu a encore une réalité et même s'il doit agir dans un cadre déterminé, il peut encore agir.

Accuser la société de tous ses malheurs, c'est se déresponsabiliser et se désengager de sa propre existence. "L'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être." Sartre, l'existentialisme est un humaniste L'homme est et reste responsable de ces actions.

Il peut réfléchir sur celle-ci et tenter de faire ce qui lui paraît le mieux et le plus en accord avec lui-même.

La psychanalyse, comme science de l'individu, prouve que l'individu a une réalité et possède un champ d'action ne serait-ce que sur lui-même. De plus, n'accorder aucune liberté à l'individu revient à lui enlever toute possibilité d'agir sur la société qu'il compose et toute possibilité de révolte ou de révolution. Ainsi, dès sa naissance, tout homme se trouve d'emblée inscrit dans une société qui s'impose à lui et dont il partage les habitudes, la langue, la religion.

Il est déterminé et n'existe que par elle.

Il est donc obliger d'en accepter les contraintes et les règles de fonctionnement.

Mais il peut aussi marquer des résistances.

L'homme est responsable et libre de ses actions.

C'est donc à lui de trouver les voies possibles pour trouver son bonheur dans la société.. »

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