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Pourquoi connaître ?

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« Introduction -La connaissance, c'est la représentation d'un objet à travers sa définition conceptuelle.

Toute connaissance est saisie conceptuelle, et donc moyen de maîtrise sur tous les objets concrets qui tombent sous leur concept commun et saisi comme tel. -Poser la question "Pourquoi", c'est poser la question de la finalité de la connaissance : il s'agit de savoir qu'elle en est la finalité explicite, et quelles en seraient éventuellement les finalités cachées. -Ainsi, la connaissance, dans ses desseins les plus ultimes, est-elle transparente à elle-même quant à sa finalité absolue ? I.

La connaissance a une double finalité, le désir individuel et l'intérêt commun (Platon) -Le penseur éprouve un désir inconditionné vers l'intelligible, vers ce qui dépasse les apparences sensibles ; la finalité de ce désir, c'est d'atteindre dans la contemplation le principe ultime de ce désir (l'Idée du Bien), qui en constitue tant la cause que la fin dernière (République, Banquet). Dans l' Hippias majeur, Socrate pose à Hippias la question : Qu'est-ce que le beau ? » Hippias confond la question avec : « Qu'est-ce qui est beau ? », répondant que le beau, c'est une belle fille, un beau cheval...

Tout ce qui est beau a en soi le même beau ; c'est cette idée du beau, du pieux, de la vertu, etc., que Socrate recherche, afin de s'en servir comme critère de tout ce qui est beau, pieux, vertueux, et de ne pas qualifier de tel ce qui ne l'est pas. -Mais le philosophe doit redescendre de la Caverne, afin de normer les lois de la cité en analogie avec les vérités contemplées (cf.

le mythe de la Caverne). II.

La finalité de la connaissance métaphysique, c'est le nihilisme (Nietzsche) -La volonté de vérité n'est qu'une façade derrière une volonté de néant, de destruction, c'est-à-dire de dénégation de la vie.

Les forces obscures qui sont à l'oeuvre dans l'homme créent le besoin de la métaphysique pour pouvoir se retourner contre elles-mêmes : la métaphysique constitue donc l'expression la plus complète du nihilisme occidental. -La vie, à travers l'homme, lui fait ainsi forger la fiction des "arrières-mondes", par laquelle on cherche à fuir la réalité ; la métaphysique, c'est la meilleure manière qu'a trouvé l'homme pour refuser le monde de la vie, de la Volonté de puissance.

Le simple homme est donc encore un être métaphysique, en tant qu'être déniant sa nature corporelle, animale et irrationnelle. III.

La connaissance scientifique constitue un moyen de maîtrise technique de la nature, mais cette finalité ne s'institue qu'à partir de références métaphysiques particulières (Descartes / Kant) -Descartes : l'homme doit se faire "maître et possesseur de la nature" (Discours de la méthode) ; les sciences doivent permettre de de subordonner la production naturelle aux besoins humains. Dans la sixième partie du « Discours de la méthode » (1637), Descartes met au jour un projet dont nous sommes les héritiers.

Il s'agit de promouvoir une nouvelle conception de la science, de la technique et de leurs rapports, apte à nous rendre « comme maître et possesseurs de la nature ».

Descartes n'inaugure pas seulement l'ère du mécanisme, mais aussi celle du machinisme, de la domination technicienne du monde. Si Descartes marque une étape essentielle dans l'histoire de la philosophie, c'est qu'il rompt de façon radicale et essentielle avec sa compréhension antérieure.

Dans le « Discours de la méthode », Descartes polémique avec la philosophie de son temps et des siècles passés : la scolastique, que l'on peut définir comme une réappropriation chrétienne de la doctrine d'Aristote. Plus précisément, il s'agit dans notre passage de substituer « à la philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles » une « philosophie pratique ».

La philosophie spéculative désigne la scolastique, qui fait prédominer la contemplation sur l'action, le voir sur l'agir.

Aristote et la tradition grecque faisaient de la science une activité libre et désintéressée, n'ayant d'autre but que de comprendre le monde, d'en admirer la beauté.

La vie active est conçue comme coupée de la vie spéculative, seule digne non seulement des hommes, mais des dieux. Descartes subvertit la tradition.

D'une part, il cherche des « connaissances qui soient fort utiles à la vie », d'autre part la science cartésienne ne contemple plus les choses de la nature, mais construit des objets de connaissance.

Avec le cartésianisme, un idéal d'action, de maîtrise s'introduit au cœur même de l'activité de connaître. La science antique & la philosophie chrétienne étaient désintéressées ; Descartes veut, lui, une « philosophie pratique ».

« Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices qui feraient qu'on jouirait sans aucune peine des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé […] » La nature ne se contemple plus, elle se domine.

Elle ne chante plus les louanges de Dieu, elle est offerte à l'homme pour qu'il l'exploite et s'en rende « comme maître & possesseur ». Or, non seulement la compréhension de la science se voit transformée, mais dans un même mouvement, celle de la technique.

Si la science peut devenir pratique (et non plus seulement spéculative), c'est qu'elle peut s'appliquer dans une technique.

La technique n'est plus un art, un. »

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