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L'inconscient

Publié le 22/02/2026

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« L’inconscient La découverte de l’inconscient a eu de grandes répercussions en philosophie.

La théorie freudienne a eu une importance philosophique capitale en ce qu’elle propose une théorie anticartésienne du sujet, véritable « centre de commande » de l’activité psychique.

L’existence de l’inconscient nous rendrait définitivement opaques à nous-mêmes.

Mais elle pose des problèmes moraux : qu’en est-il de la responsabilité de nos actes, et finalement de notre liberté, si nous sommes déterminés à agir par des mobiles internes qui échappent à notre conscience et à notre volonté ? Les travaux de Freud engagent également une réflexion sociale, notamment à propos de l’art et de la religion, et dépassent l’étude des seuls cas pathologiques. I- Les dessous de la conscience Les « petites perceptions » décrites par Leibniz (V.

chapitre de La conscience, V- Les limites de la conscience »), trop petites pour devenir consciemment distinctes, ne sont pas la seule forme de non-conscience observée et analysée par les philosophes.

Bien avant la naissance de la psychologie, Descartes analyse les mystères de la vie affective et cherche des explications à la part d’irrationnel qui accompagne le plus souvent la naissance des passions.

Évoquant un souvenir d’enfance, il cherche à comprendre pourquoi l’amour qu’il a un jour porté à une jeune fille un peu disgracieuse l’a marqué au point qu’il conserve à son insu, longtemps après cette expérience, une attirance plus forte pour les personnes qui louchent que pour les autres.

Un défaut, surtout physique, ne saurait pas empêcher la naissance d’une passion.

Dans ce cas, conclut Descartes, les passions sont même à leur façon rationnelles.

Il montre donc, en évoquant l’exemple des inclinations amoureuses, qu’elles ne sont pas à l’abri de mécanismes que l’on qualifierait aujourd’hui d’inconscients. La conscience peut ainsi n’être que la résultante de processus dont les détails lui échappent. Elle peut se tromper dans ses jugements sur soi ou sur le monde.

Spinoza soutient que des phénomènes matériels ou physiques peuvent agir à son insu sur la conscience subjective, immatérielle.

Sans aller jusqu’à considérer la conscience comme totalement illusoire, il pose bien avant Freud qu’il y a souvent de l’illusion et de la vanité à lui accorder une souveraineté et des pouvoirs qu’elle n’a pas.

Ainsi, les hommes se croient libres parce qu’ils ont conscience de leurs volontés et désirs alors que, bien souvent, ils ignorent ce qui les pousse à vouloir ce qu’ils veulent ou à faire ce qu’ils font.

(Exemple : On décide de manger parce qu’on a faim, mais on ne décide pas d’avoir faim). II- L’inconscient psychique de Freud L’élaboration de la notion d’inconscient par la psychanalyse renvoie à des phénomènes d’un autre ordre.

Un médecin viennois, Sigmund Freud, s’intéresse, dès la fin du XIXe siècle, à des 1 maladies face auxquelles la médecine traditionnelle reste impuissante : des symptômes très spectaculaires (paralysie, graves troubles de la parole, etc.) ne semblent liés à aucun dysfonctionnement organique.

Le recours à l’hypnose entraîne, en particulier dans les cas d’hystérie, des guérisons parfois durables : ce que le malade fait et dit dans ces états de nonconscience provoquée artificiellement semble avoir des effets libérateurs.

L’hypothèse de l’existence de l’inconscient fait de ces pathologies l’expression déguisée de pulsions refoulées, qui trouvent un mode substitutif de satisfaction sous la forme de symptômes.

Cette hypothèse se trouve appuyée par le fait que, lorsque la cure psychanalytique qui a pour but de transformer un état inconscient en un état conscient, parvient à ce que le patient fasse ressurgir à la conscience la source refoulée de ses symptômes, ceux-ci tendent à disparaître. - Les deux descriptions de l’appareil psychique selon Freud La vie quotidienne est parsemée de rêves et rêveries, de lapsus, d’actes manqués, d’oublis, qui sont des manifestations banales de l’inconscient.

Les mécanismes de l’inconscient concernent dont chacun d’entre nous ; certains d’entre eux seulement deviennent pathologiques et entraînent souffrance et inadaptation à la vie en commun. Freud a proposé successivement deux descriptions du psychisme humain.

La première divise le psychisme en trois étages : le conscient, le préconscient et l’inconscient. - Le conscient est ce qui permet l’adaptation du sujet au réel. - Le préconscient est tout ce dont nous n’avons pas actuellement conscience. - L’inconscient, dont Freud dit qu’il représente la plus grande partie de notre activité psychique.

Il se distingue du reste du psychisme par une censure très forte.

Il est formé par des désirs et des souvenirs dont l’accès à la conscience est bloqué.

Ces éléments cherchent à revenir à la conscience, mais ils sont refoulés par la censure. À partir de 1920, Freud propose une seconde description du psychisme qu’il divise en trois instances : le ça, le moi, et le surmoi. - Le ça est le lieu des désirs inconscients refoulés et des pulsions sexuelles et d’autoconservation ; il est régi par le principe de plaisir. - Le surmoi, lui aussi inconscient, se constitue dans la petite enfance, lorsque les interdits sociaux et parentaux commencent à.... »

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