le travail
Publié le 28/03/2026
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Le travail
I.
Introduction
đ - DĂ©finitions
Le travail vient du latin tripaliare qui signifie âtorturerâ avec le tripalium, qui est un
instrument composé de trois pieux plantés dans le sol.
Le travail apparaĂźt
essentiellement comme une contrainte.
Nous parlons souvent du travail comme d'un
labeur, pour souligner la douleur qu'il provoque.
De maniÚre générale, le travail est
ce qui transforme la nature pour satisfaire les besoins de lâĂȘtre humain.
Cela signifie
donc que le travail est une activitĂ© en vue dâun fin qui nâest pas elle-mĂȘme, on ne
travaille pas uniquement pour travailler.
Lâhomme a recourt Ă la technique dans le
travail pour arriver ses fins.
II.
Quâest ce que le travail ?
Une contrainte
Le travail est souvent considéré comme une contrainte, une tùche pénible que l'on
doit accomplir, d'oĂč l'utilisation de termes tels que "labeur" ou "boulot".
En effet, une
activité ne serait considérée comme un travail que si elle est non désirée, difficile et
imposée.
Le travail
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En outre, l'ĂȘtre humain n'est pas naturellement portĂ© vers le travail, qui va Ă
l'encontre de ses désirs immédiats.
Le travail demande des efforts considérables,
tandis que les loisirs sont généralement plus aisés.
Enfin, le travail requiert
l'utilisation de l'énergie intellectuelle et musculaire de l'homme pour effectuer une
tĂąche qu'il n'a pas choisie, entraĂźnant ainsi de la fatigue.
Cependant, cette thÚse est confrontée à deux objections.
D'une part, les activités
de loisir peuvent également exiger des efforts et causer de la douleur.
D'autre part,
le travail peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un processus d'Ă©panouissement personnel, et
l'homme peut ĂȘtre heureux au travail.
Le travail comme formation Ă lâindĂ©pendance (donc libĂ©rateur)
Si le travail est souvent perçu comme une contrainte, Hegel montre dans la
Phénoménologie de l'esprit que ceux qui ne travaillent pas sont dépendants du
travail des autres.
C'est la dialectique du maĂźtre et de l'esclave.
Selon cette
conception, le travail initialement subi par un individu dépendant lui permet de se
former et d'acquérir des compétences essentielles.
En revanche, le maĂźtre qui se
laisse aller Ă la paresse sombre dans l'ennui.
Ainsi, le travail qui était une contrainte
pour lâesclave devient, grĂące au progrĂšs technique, une source de libertĂ© et de
connaissance.
Il y a ainsi une inversion des rĂŽles, le maĂźtre devient dĂ©pendant de lâesclave dans le
sens oĂč il ne travaille pas, car il a besoin des connaissances techniques de son
esclave pour survivre.
EXEMPLE : L'esclave cuisine pour son maĂźtre et lui fabrique des armes pour
la guerre.
De cette façon, l'esclave apprend à devenir un artisan et, s'il
apprend aussi Ă utiliser les armes, il peut devenir un guerrier.
En faisant cela,
il prend le contrÎle sur celui qu'il sert et son maßtre dépend de lui.
Le maĂźtre utilise les armes mais ne sait pas comment les fabriquer.
Les Grecs et les
Romains ont donc créé un dieu de la métallurgie (Héphaïstos ou Vulcain) pour la
fabrication des armes, en plus du dieu de la guerre (ArĂšs ou Mars).
Le travail est un devoir envers soi-mĂȘme
Le travail
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Contrairement Ă la vision courante qui considĂšre le travail comme une contrainte
nĂ©cessaire pour gagner de l'argent, Kant explique dans RĂ©flexions sur lâĂ©ducation
que le travail est un devoir moral qui permet Ă l'ĂȘtre humain de se dĂ©velopper, de
s'améliorer et de devenir pleinement homme.
Selon Kant, l'ĂȘtre humain est fondamentalement inachevĂ© et perfectible, et le travail
est un moyen pour lui de progresser et d'évoluer.
Le travail a donc une dimension
pédagogique qui permet de développer ses facultés et de s'accomplir.
Ainsi, le
travail est une vertu morale qui permet Ă l'ĂȘtre humain de se rĂ©aliser et de devenir
digne d'une certaine idée de l'humanité.
Le repos, quant à lui, n'a de valeur que s'il est la récompense aprÚs le travail (aprÚs
lâeffort le rĂ©confort).
Dans cette perspective, la retraite bien méritée n'est pas un
temps de repos sans autre but que de se détendre, mais bien une période de
récompense aprÚs une vie de travail bien remplie.
De plus, comme le souligne Freud, le travail peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un bien en
lui-mĂȘme.
« Ătre normal, c'est aimer et travailler.
», Sigmund Freud
Freud ne parle pas seulement du travail social, mais Ă tout type d'effort visant Ă
améliorer notre nature et notre état mental.
Il prend notamment l'exemple du travail
de deuil, qui est un processus mental qui nous permet de surmonter la perte d'un
ĂȘtre cher.
Dans ce contexte, le terme « travail » est utilisé comme une métaphore
pour décrire le processus d'élaboration mentale qui nous permet de passer d'un état
de souffrance et d'émotions non structurées à un état de pensée organisée et
libératrice.
Cela implique un travail sur soi.
III.
Le travail libĂšre-t-il lâhomme ?
1) Le travail comme moyen pour ĂȘtre libre
Le travail comme force dâĂ©mancipation
Le travail se caractérise comme une action qui vise à transformer.
Lâhomme
transforme la nature afin quâelles rĂ©pondent Ă ses besoins, il ne se contente pas de
cueillir des légumes pour les manger mais les cuisine.
En agissant sur la nature,
Le travail
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lâhomme transforme sa propre nature.....
»
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