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La parole est-elle le propre de l'homme

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« Introduction : L'homme semble se définir essentiellement comme un être qui se pose la question du sens.

Cela est du au fait qu'il est un animal utilisant énormément le langage, il appréhende son existence entière à travers celui-ci et cherche donc un sens à son existence comme le langage permet de former des énoncés qui ont un sens. Le langage semble donc être le propre de l'homme.

Mais les animaux ont aussi un langage, faut il alors dire que le langage n'est pas le propre de l'homme? Y a t il une différence entre la parole humaine et le langage animal? La parole doit elle être réduite au langage? N'y a-t-il pas une différence entre une combinaison de signes et une expression? Peut-on distinguer la parole humaine qui exprime une pensée de la parole animale qui n'exprime que des affects. Problématique : On peut définir l'homme comme étant essentiellement un être de langage, mais les animaux ont aussi des langages, peut on alors la parole est elle le propre de l'homme? I : L'homme est un être de langage 1.

On peut dire avec Aristote que « l'homme est un animal doué de langage ».

Les autres animaux peuvent émettre des sons comme des cris qui expriment le plaisir ou la douleur, mais seul l'homme possède un système de signe qui lui permet de développer un sens.

Il se distingue des autres animaux par cet attribut, on peut donc dire que c'est la différence spécifique qui caractérise l'espèce humaine en propre.

La parole est donc le propre de l'homme. 2.

Cela va de paire selon Aristote avec le fait que l'homme est un « animal politique ».

En effet, à la différence des autres animaux grégaires pour qui la vie sociale est automatiquement réglée par l'instinct (fourmis, abeilles...), les hommes doivent organiser leur vie en commun par la parole.

« Il est évident que l'homme est un animal politique, bien plus que n'importe quelle abeille ou n'importe quel animal grégaire.

Car [...] la nature ne fait rien en vain.

Et seul parmi les animaux l'homme a un langage.

» (Aristote) "Il est facile de voir pourquoi l'homme est un être de cité plus que l'abeille ou que tout autre espèce grégaire.

Car la nature ne fait rien en vain or, seul entre tous les vivants, l'homme possède le langage.

La voix, sans doute, peut signifier le plaisir et la douleur, et c'est pourquoi elle appartient aussi aux autres animaux (tel est le degré atteint par leur nature : avoir la capacité de ressentir la douleur et le plaisir, et de se le signaler les uns aux autres) ; mais le langage est destiné, lui, à la manifestation de l'utile et du nuisible, et par suite aussi du juste et de l'injuste.

Car le propre de l'homme par rapport aux animaux, c'est de posséder le sens du bien et du mal, du juste et de l'injuste et ainsi de suite.

Et c'est la communauté de ces valeurs qui fait la famille et la cité." ARISTOTE. Remarques préliminaires Pour dégager efficacement la construction du texte, il convient à la fois de formuler les thèmes et de les restituer dans la démarche d'ensemble, dans le « mouvement » du texte.

Pour cela chaque moment de l'argumentation doit être identifié, et explicitement désigné dans la fonction distinctive qu'il remplit par rapport à l'ensemble. Construction du texte d'Aristote Première phrase : énoncé de l'objet du texte. Il s'agit de démontrer la nature distinctive de l'homme comme être social (thème du zoon politicon). Deuxième phrase : démonstration de la thèse du texte, en deux temps : • Référence explicite à une conception d'ensemble, dont on tirera les conséquences pour l'objet précis du texte (thème de la finalité généralisée de la nature, saisie comme tout ordonné et structuré) ; • Repérage d'une propriété distinctive de l'homme : le langage. Troisième phrase : convocation d'une objection éventuelle, et réfutation de celle-ci.. »

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