covid 19
Publié le 12/06/2026
Extrait du document
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Lorsque le COVID-19 s’est propagé dans le monde entier, une question est revenue sans
cesse dans les médias et chez les chercheurs :
combien de temps cela va-t-il durer ? Quand atteindra-t-on le pic ? Et que faut-il faire
pour ralentir l’épidémie ?
Derrière ces questions sanitaires se cachent en réalité des raisonnements scientifiques, et
notamment mathématiques.
Car pour prendre des décisions, il faut comprendre comment une maladie se propage, à
quelle vitesse, et selon quels mécanismes.
C’est là qu’intervient un modèle mathématique très utilisé : le modèle SIR, qui permet de
simuler l’évolution d’une épidémie au fil du temps.
Ce modèle m’a particulièrement intéressé, car il relie des outils mathématiques simples à
des enjeux réels, concrets, et parfois vitaux.
Je vais donc m’interroger sur la question suivante :
Comment le modèle SIR permet-il de modéliser une épidémie, et que peut-il vraiment
nous apprendre ?
Pour y répondre, je vais d’abord expliquer comment le modèle est construit, puis je
montrerai comment il permet d’anticiper le comportement d’une épidémie, à travers des
exemples concrets.
Enfin, je prendrai du recul sur ses limites et ses prolongements. Dans cette première partie, nous allons commencer par le modèle. On divise donc la population en trois groupes : ● S(t) : les individus sains, ● I(t) : les infectés, ● R(t) : les retirés ou remis, c’est-à-dire guéris ou décédés. La population totale étant constante, ce qui donne : S(t)+I(t)+R(t)=1 Le cœur du modèle repose sur les proportions et les taux de variation. Pour modéliser les contaminations, on suppose que les individus se déplacent librement et que les contacts entre personnes ont lieu de manière aléatoire. À chaque instant, ce sont donc les rencontres entre personnes saines et personnes infectées qui provoquent de nouvelles contaminations. On peut alors raisonner comme suit : ● La proportion de personnes saines dans la population est S(t) ● La proportion de personnes infectées est I(t) Si on choisit au hasard deux individus dans la population, la probabilité que l’un soit sain et l’autre infecté est alors proportionnelle à S(t)⋅I(t) Le terme S(t)⋅I(t) ne vient pas de nulle part : il modélise le nombre de rencontres risquées chaque jour entre personnes saines et infectées. On suppose que : ● Chaque personne infectée croise plusieurs personnes par jour, ● Une fraction de ces rencontres concerne des personnes saines. Le produit S⋅I est alors une approximation du nombre de contacts potentiellement infectieux : ● Si la population est homogène et les contacts sont aléatoires, ce nombre est proportionnel au produit des deux groupes concernés. Autrement dit : ● Si l’un des deux groupes est petit, le produit est petit → la contamination ralentit. ● Si les deux groupes sont grands, le produit est grand → la contamination explose. Ce mécanisme est ce qui fait que l’épidémie.... »
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