Le Lion et la perle est une pièce de théâtre écrite par Wole Soyinka
Publié le 23/11/2025
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REPUBLIQUE DU BENIN
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
ET DE LA FORMATION TECHNIQUE ET
PROFESSIONNELLE
COLLEGE D’ENSEIGNEMENT GENERALE 1
D’ABOMEY
1éreD
FRANCAIS
CLASSE
:
THEME :
PRESENTATION DE
L’OEUVRE
MEMBRES DU GROUPE
LA SUPERVISION DE
3)
SOUS
INTRODUCTION
Le Lion et la perle est une pièce de théâtre écrite par Wole
Soyinka qui a été jouée pour la première fois en 1959, le texte
de la pièce a été publié pour la première fois en 1962.
Wole
Soyinka est un auteur nigérian, écrivant principalement de la
poésie et du théâtre.
Il a reçu en 1986 le prix Nobel de
Littérature, devenant le premier auteur africain à le recevoir.
La pièce, dont l'action se déroule à Ilunjile, est construite sur le
thème du conflit entre tradition et modernité en Afrique, conflit
incarné par la rivalité entre Baroka et Lakunle pour obtenir la
main de la jeune Sidi
Biobibliographie de l’auteur
I.
A-Biographie
Wole Soyinka, né Akinwande Oluwole Babatunde Soyinka le 13
juillet 1934 à Abeokuta, Nigeria, est une figure littéraire et
politique nigériane de renommée mondiale .
Il est le premier
Africain à recevoir le prix Nobel de littérature, qu'il a obtenu en
1986.
Soyinka a fait ses études à l'Université d'Ibadan au Nigeria et à
l'Université de Leeds en Angleterre .
Sa carrière littéraire est
vaste et comprend des pièces de théâtre, des romans, de la
poésie et des essais.
Ses œuvres sont souvent caractérisées
par une fusion de la mythologie yoruba, de la satire sociale et
de la critique politique .
Au-delà de ses réalisations littéraires, Soyinka est un militant
politique fervent et un critique vocal des régimes autoritaires,
en particulier au Nigeria .
Il a été emprisonné pendant la guerre
civile nigériane (1967-1970) pour son opposition au
gouvernement militaire, une expérience qu'il a relatée dans son
livre The Man Died: Prison Notes (1972) .
Son engagement
pour la liberté d'expression et les droits de l'homme a marqué
toute sa carrière.
B-Bibliographie
L’œuvre de wole SOYINKA est très diversifié, on y retrouves
des pièces de théâtres, des recueils de poèmes et des romans,
l’on peut citer entre autre :
Le lion et la perle (1959)
Aké, les années d'enfance (1984)
Cet homme est mort (1986)
Une saison d'anomie (1987)
Cycles sombres (1987)
Les Interprètes (1991)
La route (1993)
Ibadan, les années pagaille.
Mémoires : 1946-1965 (1999)
La Barrière de jacinthes (1999)
La Danse de la forêt (2000)
Les gens du marais (2000)
La mort et l'écuyer du roi (2002)
Il te faut partir à l'aube (2007)
Requiem pour un futurologue (1990)
Fous et spécialistes (1990)
Du rouge sur les feuilles de cam (1990)
La récolte de Kongi (1988)
I󠄖 I-Présentation de l’œuvre et étude des
personnages
A-
Présentation de l’œuvre
B-Personnages principaux
Sidi : La Perle du Village
Sidi est le personnage central autour duquel gravitent les deux
prétendants.
Elle est surnommée "la Perle" en raison de sa
beauté éclatante.
Son identité est fortement liée à son
apparence physique, qui lui confère un certain pouvoir et une
reconnaissance, notamment après la publication de ses photos
dans un magazine.
Au début de la pièce, Sidi est fière et quelque peu vaniteuse.
Elle est consciente de son attrait et l'utilise à son avantage.
Elle
est tiraillée entre la modernité prônée par Lakunle et la
tradition incarnée par Baroka.
Sa décision finale de choisir
Baroka peut être interprétée de plusieurs manières : une
acceptation de son destin, une reconnaissance de la puissance
de la tradition, ou une forme de pragmatisme face à la réalité
de son environnement (voir African Drama and Performance).
Lakunle : Le Moderniste Inefficace
Lakunle est l'instituteur du village, un homme éduqué à
l'occidentale qui se considère comme un champion de la
modernité.
Il rejette les coutumes traditionnelles, telles que la
dot, et prône l'adoption des valeurs européennes.
Il s'exprime
dans un anglais fleuri et souvent pédant, utilisant des mots
complexes et des références culturelles occidentales.
Cependant, la modernité de Lakunle est souvent superficielle et
inefficace.
Ses idées sont déconnectées de la réalité du village
et il est incapable de comprendre les motivations profondes de
Sidi ou de Baroka.
Son refus de payer la dot, bien qu'il le
justifie par des principes modernes, est perçu par Sidi comme
un manque de respect et une incapacité à s'intégrer pleinement
dans la société yoruba.
Il représente une forme de modernité
importée qui échoue à s'adapter au contexte local
(voir Postcolonial African Literature: A Reader).
Baroka : Le Lion de la Tradition
Baroka est le Bale d'Ilujinle, un homme âgé mais puissant, rusé
et charismatique.
Il incarne la tradition, la sagesse ancestrale
et le pouvoir patriarcal.
Il est polygame et fier de sa virilité et
de sa capacité à maintenir l'ordre social.
Baroka est un personnage complexe.
Bien qu'il représente la
tradition, il n'est pas statique.
Il est capable de s'adapter et
d'utiliser la ruse pour parvenir à ses fins.
Sa victoire sur
Lakunle symbolise la résilience de la tradition face aux assauts
de la modernité.
Il est le "lion" du titre, un prédateur puissant
et respecté qui domine son territoire
C-Personnages secondaires
_les trois jeunes filles
_la favorite
_le lutteur
III- Etude thématique
A-Thèmes principaux
Le thème majeur de la pièce est la rapide modernisation de
l’Afrique ainsi que les changements en découlant.
Cette
modernisation divise en deux camps : les conservateurs
rejetant en bloc tout progrès par peur du changement ou par
crainte de perdre leurs privilèges, et les modernistes voulant
faire table rase d’un passé qu’ils jugent honteux et effacer sans
discernement, au nom du progrès, toutes ces traditions depuis
longtemps obsolètes
Un autre axe important est celui de la femme en tant que
propriété.
La tradition ne la représente que trop souvent
comme un bien pouvant être acheté, vendu, accumulé voir
même échangé ou offert.
La femme n’a donc qu’une valeur
marchande utilitaire parfois même tactique ou stratégique cela
ressort dans la pièce par le fait que Baroka ne veuille épouser
Sidi que pour flatter son égo, même Lakunle conserve cette
vision vue qu’il se réjouit de pouvoir épouser sans dot une Sidi
déviergée, dépouillée de sa valeur
Aussi ,la sexualité est un élément clé de l'intrigue.
La beauté
de Sidi est une source de pouvoir et de désir.
Baroka utilise sa
virilité et sa réputation pour séduire Sidi, tandis que Lakunle,
malgré ses discours sur l'égalité, est incapable de comprendre
les désirs et les motivations de Sidi.
La pièce explore comment
la sexualité est liée au pouvoir, à la tradition et à la
construction de l'identité.
La polygamie de Baroka est
présentée comme un symbole de son pouvoir et de sa virilité,
tandis que le célibat de Lakunle est perçu comme une faiblesse.
B-
Thèmes secondaires
Le thème de l’éducation, dont l’instituteur Lakunle de par sa
place principale dans la pièce présente l’importance est un
aspect important du clivage entre tradition et modernité.
Les
gens éduqués, influencés par les idées occidentales voient
comme arriéré les pratiques traditionnelles et ceux les
observant.
Les villageois vivant dans un système tribal rejettent
cette éducation moderne dont ils ne voient pas les utilités dans
leur vie courante
La place de choix que l’auteur réserve au chant et à la danse
rappelle l’importance de ces formes de communication dans
une Afrique rurale ou la marche à pied reste le moyen de
déplacement principal.
Cette expression artistique est souvent
la seule distraction d’une jeunesse villageoise désœuvrée
IV-style de l’auteur
Dans les actes de la pièce, l’auteur se montre frillant de figures
de styles et d’éléments stylistique dont il fait un usage savant
afin d’enrichir le texte, ajoutant de la profondeur et des
couleurs aux dialogues et descriptions, il fait un usage privilégié
de :
_La métaphore : « Et ces dents qui brillent de bonheur, solides
et régulières rayonnantes de vie » l’analogie décrite entre les
dents de Sidi et ces symboles de bonheur et de vitalité souligne
sa jeunesse et sa beauté
_La comparaison : « son visage est comme un morceau de cuir
brutalement arraché à la selle de son cheval et saupoudré des
centres moisies tombées d’une pipe depuis longtemps
consumée » la comparaison du visage de Baroka à un morceau
de cuir et à des cendres moisies renforce l’image de sa
décrépitude et de son vieillissement
_La répétition « Sidi, je m’appelle Sidi, et maintenant laisse moi
je m’appelle Sidi et je suis belle » cette répétition du nom Sidi
renforce l’affirmation de l’identité de la protagoniste tout en
soulignant sa fierté et sa conviction concernant sa beauté et
son statut
_l’hyperbole : « Sidi , l’incomparable Sidi, tandis que nul ne se
souvient du lion » cette phrase exagère la distinction de Sidi et
l’oubli supposé de Baroka(le lion) accentuant ainsi la gloire
écrasante de Sidi par rapport à la reconnaissance attribué au
Lion
_l’ironie : « Ah, Ah ! Sadiku à la langue de miel, Sadiku, la
première des épouses du lion, Sidi ne seras....
»
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