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Le secret derrière la porte, Séquence de procès, Analyse

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« Le secret derrière la porte est un film de Fritz Lang sorti en 1947. Fritz Lang est un réalisateur d’origine Autrichienne ayant étudié l’architecture et la peinture. Il commence à écrire ses premiers scénarios pour le cinéma au cours de convalescences faisant suite à des blessures militaires lors de la Première Guerre mondiale. Installé en Allemagne, il y réalise ses premiers films notamment M le maudit (1931) ou bien Metropolis (1927). Lors de la montée du nazisme, le III Reich propose à Fritz Lang de prendre la direction générale du cinéma allemand. Il va alors fuir l’Allemagne en 1933 pour s’installer aux États-Unis après un passage à Paris. Fritz Lang est un des représentants les plus importants de l'expressionnisme au cinéma, il est reconnu comme un des cinéastes les plus considéré du XXe siècle. Librement adapté du conte de Barbe Bleu et inspiré de Rebecca (1940) un triller Hitchcockien, Le secret derrière la porte est un film noir axé sur la psychologie qui reprend les codes de expressionnisme allemand. Le contexte dans lequel Le secret derrière la porte à été créé a une forte importance. En effet, en 1947 Fritz Lang travail pour la Metro Goldwin Mayer à Hollywood. Il rencontre des difficultés avec ses producteurs, notamment parce qu’il trouve que les studios Hollywoodien briment ses libertés artistiques. Le film raconte l’histoire d’une charmante femme qui vient de se fiancer et qui s'installe dans le manoir de banlieue de son mari. Cependant, elle découvre qu'il pourrait vouloir la tuer. La séquence que nous allons analyser est celle du rêve du procès. Dans cette séquence, Mark (le mari de Célia) imagine son procès pour le meurtre de sa femme. Nous allons étudier cet extrait en essayant de répondre à la problématique suivante : « comment les concepts de dualité et de psychanalyse sont-ils abordé dans une séquence relevant de l’expressionnisme allemand ? » Pour cela, nous allons construire notre propos en trois axes de recherche. Le premier sera visuel avec l’expressionnisme allemand, le second sera conceptuel avec la notion de dualité et enfin le dernier sera textuel avec la place de la psychanalyse dans le dialogue. Pour commencer, l’onirisme de la séquence est l’occasion pour Fritz Lang d’user de l’expressionnisme allemand. De manière évidente, cela se met en place grâce à de saisissants contrastes d'ombres et de lumières ou bien l'emploi du clair-obscur qui passe inaperçu dans le contexte d’une séquence de rêve. Le décor de l’extrait reprend lui aussi à la perfection les codes expressionnistes. L’arrière plan est construit par des jeux d’ombres abstraits, le spectateur s’en préoccupe peu, il devient volontairement artificiel, arborant des courbes non représentatives. C’est un élément qui participe majoritairement à l’instauration d’une ambiance étrange, laquelle est au centre du cinéma expressionniste allemand. L’absence de visage des personnages, du juge et des jurés, participe à la création de cette atmosphère surnaturelle. On peut faire un parallèle avec le personnage du propriétaire masqué dans la séquence de rêve de La Maison du docteur Edwardes (1945) d’Alfred Hitchcock. Un autre procédé typique de l’expressionnisme allemand est présent dans cette extrait : la théâtralisation des personnages. Nous pouvons en trouver un exemple, en particulier lorsque Mark se lève de sa chaise et adopte une position dramatique les bras écartés pour provoquer de l’empathie chez son auditoire. Cependant, l’expressionnisme allemand n’est pas le seul phénomène donnant un caractère onirique à cette séquence. L’étude de cette séquence de rêve est particulièrement intéressante notamment parce que Mark s’imagine parler à un autre lui. Bien que leurs apparences soient les mêmes, les deux Mark ont une attitude bien opposée. L’un est jugé alors que le second est »

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