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La structure sociale en France

Publié le 12/11/2023

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« Comment est structurée la société française actuelle ? Quels sont les facteurs qui structurent et hiérarchisent l’espace social ? Lorsqu’un espace social est structuré, on peut également dire qu’il est strati é. La strati cation se dé nit comme « un découpage des sociétés humaines en catégories hiérarchisées, présentant en leur sein une certaine homogénéité, et qui résulte de l’ensemble des différences sociales associées aux inégalités de richesse, de pouvoir, de prestige ou de connaissance » selon le sociologue Serge Paugam. Le terme d’espace social est une métaphore utilisée par les sociologues pour décrire la société où les individus et les groupes sociaux sont répartis en fonction de leurs ressources et de leur prestige.

La place d’un individu dans l’espace social indique sa place dans la structure sociale. Il y a différents facteurs qui structurent la société française actuelle : Les facteurs socioéconomiques (PCS, revenu, diplôme) Ils montrent des inégalités face au revenu et que la position socioéconomique a des implications : patrimoine immobilier (capital économique), musées (capital culturel).

Le diplôme par exemple détermine très régulièrement le type de profession ainsi que le niveau de revenu, et donc la PCS. Si l’on classe les PCS en fonction de leur situation économique : fi fi fi Les PCS les plus favorisées sont les cadres (du point de vue du revenu) et les agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise (du point de vue du patrimoine), tandis que les PCS les moins favorisées sont les professions intermédiaires, les employés et les ouvriers. Si on les classe du point de vue de leur mode de vie : Les plus favorisées sont les cadres, puis les professions intermédiaires, les employés, les agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprises, et en n les ouvriers. Les autres facteurs (sexe, cycle de vie, lieu de résidence, composition du ménage) • Le sexe : répartition inégale des tâches domestiques.

Les femmes ont une « double journée » (journée de travail + journée de travail domestique).

Cette répartition inégale a des conséquences sur leur insertion sur le marché du travail.

Les femmes et les hommes ne sont pas égaux sur le marché du travail, puisqu’à diplôme égal, les femmes ont moins de chances d’atteindre un poste de cadre. • La position dans le cycle de vie : le niveau de revenus et la position hiérarchique ont ainsi tendance à augmenter avec l’âge, et les jeunes font face à plus de dif cultés d’insertion sur le marché du travail. • Le lieu de résidence : le lieu où l’on habite a un impact sur notre position dans la société, notamment en in uençant notre capacité à trouver un emploi, à accéder à diverses ressources telles que les services publics, l'éducation, la formation professionnelle et les activités culturelles. L’évolution de la structure socioprofessionnelle Il existe 4 évolutions majeures du XX-XXIème siècle : • Salarisation : augmentation de la part des emplois salariés • Tertiarisation : l’augmentation de la part des emplois du secteur tertiaire (services) • Féminisation de l’emploi : augmentation de l’emploi féminin • La polarisation de la structure des quali cations. La salarisation : Pendant la seconde moitié du 20e siècle, la structure sociale a subi des transformations signi catives.

Certaines catégories socioprofessionnelles telles que les agriculteurs, les artisans, les commerçants ainsi que les ouvriers, ont vu leur proportion au sein de la population active diminuer. fi fi fi fl fi En revanche, les catégories socioprofessionnelles comprenant les cadres, les professions intellectuelles supérieures, les professions intermédiaires et les employés ont connu une forte augmentation. ➡ Cette évolution peut être expliquée en grande partie par l'augmentation du salariat, où certains travailleurs indépendants sont devenus des employés en raison d'une concentration accrue des entreprises. La tertiarisation : L'économie s'est orientée vers le secteur tertiaire, ce qui a réduit la proportion d'ouvriers au sein de la population active (désindustrialisation).

L'essor des emplois dans les services a nécessité la création de postes quali és, tels que les professions intermédiaires, les cadres et les professions intellectuelles.

Cette transformation a été accompagnée d'une hausse du niveau moyen de quali cation de la population. La féminisation de l’emploi : Le taux d'activité des femmes a doublé au cours de cette période.

Cependant, l'intégration des femmes sur le marché du travail s'est réalisée de manière inégale, avec une concentration des femmes dans des professions tertiaires (9 femmes sur 10, c’est une sur-représentation), les employés étant la catégorie la plus féminisée. La polarisation de la structure des quali cations : La théorie de la polarisation des emplois : le progrès technologique et l’automatisation touchent en priorité les emplois moyennement quali és, laissant augmenter le nombre d’emplois très et peu quali és. Pour les emplois quali és : • Le progrès technique nécessite de faire appel à des travailleurs plus quali és, ayant les connaissances et les compétences pour travailler avec des outils plus complexes. • En parallèle, le niveau de formation de la population active a globalement augmenté, que ce soit dans la formation initiale (allongement des études, augmentation de la part de la population accédant aux études supérieures) ou grâce à la formation continue. Pour les emplois de services, peu quali és : fi fi fi fi fi fi fi fi fi fi fi La demande d’emploi de service a augmenté => augmentation du nombre d’emplois dans le secteur des services peu quali és et ces emplois sont en effet dif cilement automatisables (c’est-à-dire qu’il est dif cile de substituer les travailleurs par du capital). • Soit parce que leurs tâches sont complexes (car basées sur des relations humaines, comme dans le.... »

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