Dernières dissertations visitées sur Aide-en-philo.com http://aide-en-philo.com Les derniers sujets corrigés visités sur Aide-en-philo.com Rss by Imagin'air for Aide-en-philo.com fr © Aide-en-philo.com Aide-en-philo.com https://www.aide-en-philo.com/images/book.png http://www.aide-en-philo.com Suggérer, persuader, convaincre https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7815.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La conscience est-elle source d'illusion ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/12327.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La communication entre les hommes se réduit-elle à la simple transmission d'informations ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16593.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. COMMUN Log. Notions communes : notions inscrites dans la raison de tous les hommes, donc universelles. Par ex. : le principe de contradiction. Suivre ce principe, c'est obéir à la raison, donc à soi-même ( autonomie), et non à une règle extérieure. Math. Par notions communes (en grec : koinai ennoiai) Euclide désigne les principes (axiomes, postulats, définitions) qui sont aujourd'hui appelés simplement axiomes. COMMUNAUTÉ Gén. Groupe d'individu réunis par des valeur s et des intérêts communs. Soc. On doit au sociologue allemand contemporain F. Tônnies la distinction explicite de la communauté (Gemeinschaft) et de la société (Gesellschaft). Par Gemeinschaft, il convient d'entendre plutôt la communauté de sang, dont la famille est le modèle, mais aussi les amis et le voisinage. Elle constitue la forme organique de la vie sociale dans la mesure où l'individu s'insère en naissant dans ce tout constitué qui lui préexiste et qu'il ne choisit pas. La société, au contraire, est le produit de la volonté réfléchie de s'associer en vue de l'intérêt, le fruit d'un calcul (relations d'échange et de commerce). Ce tout procède de l'organisation artificielle, volontaire et consciente des parties. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT l'homme ne vit-il en société que par intérêt ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/18165.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La guerre est-elle la continuation de la politique par d'autres moyens ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/12078.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT DESCARTES: Bien que chacun de nous soit une personne separee des autres https://www.aide-en-philo.com/dissertations/68416.htm Bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont, par conséquent, les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde, on doit toutefois penser qu'on ne saurait subsister seul, et qu'on est, en effet, l'une des parties de l'univers, et plus particulièrement encore l'une des parties de cette terre, l'une des parties de cet État, de cette société, de cette famille, à laquelle on est joint par sa demeure, par son serment, par sa naissance. Et il faut toujours préférer les intérêts du tout, dont on est partie, à ceux de sa personne en particulier ; toutefois avec mesure et discrétion, car on aurait tort de s'exposer à un grand mal pour procurer seulement un petit bien à ses parents ou à son pays ; et si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n'aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver. Mais si on rapportait tout à soi-même, on ne craindrait pas de nuire beaucoup aux autres hommes, lorsqu'on croirait en retirer quelque petite commodité, et on n'aurait aucune vraie amitié, ni aucune fidélité, ni généralement aucune vertu ; au lieu qu'en se considérant comme une partie du public on prend plaisir à faire du bien à tout le monde, et même on ne craint pas d'exposer sa vie pour le service d'autrui, lorsque l'occasion s'en présente. DESCARTES||DIRECTIONS DE RECHERCHE  • Pourquoi Descartes convient-il et note-t-il avec soin que « chacun de nous » est « une personne séparée des autres » et « dont ... les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde » ? Que signifie exactement « en quelque façon » ? Comment rendre compte du « par conséquent » ?  • Pourquoi doit-on penser qu' « on ne saurait subsister seul » ? Que signifie ici « en effet » ? Demeure » renvoie-t-il à « partie de cette terre », « serment » à « Etat » et « Société », « naissance » à « famille » ?  • Est-il nécessairement contradictoire de dire que « chacun de nous est une personne séparée des autres et dont les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde » et dire « qu'on est l'une des parties de l'univers... de cette famille, à laquelle on est joint » ?    • Que signifie dans le texte « avec discrétion » ?  • Est-il nécessairement contradictoire de dire qu' « il faut toujours préférer les intérêts du tout, dont on est partie à ceux de sa personne en particulier » et dire « si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n'aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver » ?  • A partir de ce questionnement dégager la problématique de Descartes et l'apprécier : on aura ainsi « dégagé l'intérêt philosophique du texte ». Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT A quelles conditions un dialogue est-il véritable ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/393.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La connaissance du vivant doit-elle renoncer à l'idée de finalité ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/2610.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le bonheur est-il la fin de toute action humaine ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/615.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La sévérité vous semble-t-elle nécessaire à une bonne éducation ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/100870.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'étonnement est-il le point de départ de toute connaissance ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/5522.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Une religion rationnelle est-elle possible ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/4180.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Sujet : La recherche du bonheur est-elle raisonnable ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/136603.htm Nous aspirons tous au bonheur. En effet, quelque soit le moment de l'histoire, l'être humain a toujours cherché à être heureux parfois en ne pensant qu'à lui, et n'ayant pour unique but que la satisfaction entière de ses désirs. Néanmoins, en introduisant la notion de morale dans cette quête du bonheur, demeure t-elle légitime ? Ou plutôt, la recherche du bonheur a-t-elle une valeur morale ? Dans un premier temps nous verrons en quoi la quête du bonheur est raisonnable, puis dans un second temps en quoi il est possible d'affirmer le contraire, et nous terminerons par développer le caractère indispensable de la recherche du bonheur. De prime abord, on peut donner un caractère raisonnable à la recherche du bonheur. En effet, le recherche du bonheur est synonyme de recherche du bien être commun, et donc une chose raisonnable. Car lorsque l'on cherche à être heureux, on pousse les autres à l'être également, ce qui conduirait à une société plus harmonieuse et plus saine. La raison nous pousse à ne pas garder ce bonheur pour nous, mais plutôt à le partager avec l'ensemble de son entourage. Ainsi, ce désir d'être heureux inclut non seulement soi mais l'autre. Car un individu qui recherche à être heureux, ne peut l'être quand dans sa famille un proche parent a été assassiné ou même abusé physiquement. Il en résultera donc chez cet individu, un désir de réconforter sa famille et de soulager sa douleur, ce qui est une chose très bonne en soi. Il en ressort de cet élément toute la légitimité de la recherche du bonheur. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'histoire : une histoire ou des histoires ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/1753.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT le désir est-il multiple ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/104923.htm le désir est-il multiple ? Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Peut-on prouve l'existence du monde extérieur ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/6258.htm EXISTENCE (lat. existere, sortir de, s'élever de) Gén. Le fait d'être. En ce sens existence s'oppose à néant (il y a quelque chose plutôt que rien) et à essence. Exist. L'opposition de l'existence et de l'essence est, pour l'existentialisme, fondamentale. En effet, ek-sistere, c'est être en dehors de soi-même, en quête de soi. C'est précisément, selon Sartre, ne pas avoir de nature a priori , ne pas savoir à l'avance ce qu'on est, chercher ce que l'on veut être. Alors que les choses sont conçues avant d'exister, ont une essence avant d'avoir une existence, l'homme est libre de se choisir (en lui « l'existence précède l'essence »). L'angoisse fondamentale de l'existence n'est donc pas celle du néant qui s'exprime dans Hamlet (« être ou ne pas être »). Elle est plutôt pour chacun celle du sens qu'il lui revient de donner à sa vie, d'une essence à construire sans aide et sans appui. MONDE (lat. mundus, monde) Gén. Désigne d'abord un système bien ordonné. Puis simplement la Terre. Enfin, l'Univers tout entier. Méta. Ensemble de tout ce qui existe dans l'espace et dans le temps. Pour Kant, le monde est une des trois Idées de la raison pure (comme l'âme et Dieu ). En effet, l'Idée de monde dépasse le champ de toute Expérience possible si bien qu'on peut aussi bien affirmer que le monde est fini ou infini. antinomie. Exist. Horizon de sens pour la conscience. Le monde est d'abord pour l'homme l'horizon de son action, avant d'être objet de connaissance : il est dans le monde et non face au monde. PEUT-ON : Ce genre de sujet interroge sur la capacité, la faculté, la possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'être ou de ne pas être. Il faudra distinguer la possibilité technique et la possibilité morale. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La liberté est-elle une illusion ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/3178.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le langage est-il source de fusion ou de confusion pour les hommes ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/17584.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Sommes nous conscients ou avons nous à être conscients ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/19800.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT En quel sens peut-on dire que l'homme n'est pas un être naturel ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/579.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le problème de la relativité des cultures ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/4109.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Travailler est-il un obstacle à la liberté ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/4128.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT d'où la morale tire-t-elle les substances de ses prescriptions et de ses interdictions ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7615.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Comment savons-nous que ce que nous percevons est réel ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15768.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Les mots épuisent-ils le sens ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/17897.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT l'homme a émit et émet encore le désir de revenir à une vie naturelle. ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/18102.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. NATURE (lat. natura; de nasci, naître) Terme équivoque qui connaît deux grandes acceptions selon qu'il désigne la nature d'un être ou la nature en général. Désignant la nature d'un être, le terme renvoie d'abord à l'idée d'une existence qui se détermine d'elle-même, sans l'intervention d'une cause étrangère : 1. s'oppose à ce qui résulte de l'art ou de la technique : « La nature est principe dans la chose même » (Aristote); 2. est synonyme d'essence d'un genre dès lors qu'il désigne l'ensemble des propriétés qui le définissent : « La nature d'un gouvernement est ce qui le fait être tel » (Montesquieu); 3. désignant ce qui est inné, s'oppose à l'acquis, c.-à-d. chez l'homme à la culture ; désignant ce qui est spontané, s'oppose à ce qui est réfléchi. Désignant la nature en général, le terme renvoie à l'idée d'un ensemble organisé et régi par des lois : 1. ainsi la nature comme ensemble des choses qui présentent un ordre et réalisent des types s'oppose pour Aristote au hasard : « La nature ne fait rien en vain » ; 2. la Nature en tant que s'y exprime une Absolue nécessité s'oppose au Monde - humain soumis à la contingence; 3. la nature où toute cause est elle-même l'effet d'une cause extérieure s'oppose pour Kant à la liberté qui suppose l'autonomie morale de l'agent. DÉSIR (lat. de-siderare, regretter l'absence d'un astre -sidus) Désirer, c'est tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Le désir est conscience d'un manque. Comme conscience, il est le propre de l'homme dans la mesure où seul celui-ci est capable de représentations intellectuelles (l'animal a des besoins»). « Le désir est l'idée d'un bien que l'on ne possède pas mais que l'on espère posséder » (Malebranche). Comme manque, il est aussi spécifiquement humain dans la mesure où ne manque jamais que ce qu'on a le souvenir d'avoir possédé et le regret d'avoir perdu. Le désir se définit donc paradoxalement comme nostalgie, en son essence insatisfait; impossible espoir de retrouver ce qui appartient à un passé révolu. Le désir, en définitive, se nourrit du fantasme de ressusciter le bonheur enfui : il est une impuissante révolte contre l'irréversible. NATUREL : Qui concerne la nature,se rapporte à elle ou lui est conforme. Ce qui est naturel s'oppose à ce qui est acquis. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Examinez cette définition de SCHOPENHAUER: « Par métaphysique j'entends tout ce qui a la prétention d'être une connaissance dépassant l'expérience, c'est-à-dire les phénomènes donnés, et qui tend à expliquer par quoi la nature est conditionnée dans un se https://www.aide-en-philo.com/dissertations/110323.htm ||Nouvelle page 1 Le terme de métaphysique est apparu très tôt dans l’histoire pour désigner notamment les livres d’Aristote. Schopenhauer insiste d’ailleurs de manière classique sur ce fait : on a nommé en effet métaphysique les quatorze livres qui suivent la physique d’Aristote. L’étymologie de ce mot peut alors nous donner deux significations différentes du terme. En grec, le mot meta désigne ce qui est au-delà et phusikè renvoie à la physique. On peut alors penser que quand Andronicos de Rhodes donne ce nom aux livres d’Aristote, il veut juste évoquer les livres qui sont après, au-delà des chapitres concernant la physique. Mais la métaphysique peut aussi être entendue dans le sens d’une connaissance de ce qui se trouve au-delà de la physique, c’est-à-dire de la nature et du monde qui nous est donné, ce qui est donc une réalité immatérielle. La phrase de Schopenhauer rejoindrait alors la pure étymologie dans le second sens qu’on peut en tirer. Mais sa définition porte aussi sur les conditions de la nature. La condition désigne un élément qui est posé comme préalable et indispensable à la constitution du tout. Ainsi, si on dit que l’éducation est la condition pour un monde meilleur, cela signifie que c’est de elle et seulement de elle que pourra naître un monde meilleur. De même, quand on pose des conditions à un acte, cela signifie que celui-ci ne pourra être effectué que si les conditions sont remplies. Mais le terme « conditionné » utilisé par Schopenhauer renvoie aussi à la question de pourquoi les phénomènes sont tels et non autres. La condition évoque aussi les circonstances qui déterminent le caractère ou l’existence d’un phénomène. Schopenhauer donne donc ici deux attributs à la métaphysique : l’immatérialité et la recherche de l’origine des choses. Il s’agira donc de voir dans un premier temps si cette définition correspond à la métaphysique telle que l’entendent les philosophes. Mais si on admet cette définition, la connaissance évoquée est-elle possible ? Comment l’atteindre puisqu’elle s’étend au-delà des choses sensibles et matérielles ? Ne faut-il pas justement nier la métaphysique, lui poser des limites ?   || Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Faut-il choisir entre être heureux et être libre ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/8762.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'homme est-il un loup pour l'homme ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/5473.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le langage est il un art ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/17579.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Par l'échange des produits de leur travail les hommes entrent-ils en relations mutuelles ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7447.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT En quoi la conscience est-elle temporelle ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/4152.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT l'homme pourrait-il vivre sans conscience, sans connaissance du passé https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7921.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Mes pensées n'engagent-elles que moi? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/12478.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT A chacun sa vérité https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7801.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT MACHIAVEL: L'histoire est-elle une fatalité ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/71019.htm Je n'ignore pas cette croyance fort répandue : les affaires de ce monde sont gouvernées par la fortune (1) et par Dieu ; les hommes ne peuvent rien y changer, si grande soit leur sagesse ; il n'existe même aucune sorte de remède ; par conséquent il est tout à fait inutile de suer sang et eau à vouloir les corriger, et il vaut mieux s'abandonner au sort. Opinion qui a gagné du poids en notre temps, à cause des grands bouleversements auxquels on assiste chaque jour, et que nul n'aurait jamais pu prévoir. Si bien qu'en y réfléchissant moi-même, il m'arrive parfois de l'accepter. Cependant, comme notre libre arbitre ne peut disparaître, j'en viens à croire que la fortune est maîtresse de la moitié de nos actions, mais qu'elle nous abandonne à peu près l'autre moitié. Je la vois pareille à une rivière torrentueuse qui dans sa fureur inonde les plaines, emporte les arbres et les maisons, arrache la terre d'un côté, la dépose de l'autre ; chacun fuit devant elle, chacun cède à son assaut, sans pouvoir dresser aucun obstacle. Et bien que sa nature soit telle, il n'empêche que les hommes, le calme revenu, peuvent prendre certaines dispositions, construire des digues et des remparts ; en sorte que la nouvelle crue s'évacuera par un canal ou causera des ravages moindres. Il en est de même de la fortune : elle fait la démonstration de sa puissance là où aucune vertu ne s'est préparée à lui résister ; elle tourne ses assauts où elle sait que nul obstacle n'a été construit pour lui tenir tête. (1) Le sort.MACHIAVEL||Ordre des idées 1) Une opinion commune : l'histoire du monde est dirigée par Dieu (thèse providentialiste) et la fortune (les circonstances, le hasard, voire le Destin, dans une perspective fataliste). 2) Conséquence d'une telle opinion : il est vain de chercher à changer le cours de l'histoire, il faut accepter ce qui arrive (être fataliste). 3) Thèse de Machiavel, contre l'opinion commune : si l'homme résiste à la fortune par sa "vertu" (la Puissance de son intelligence et de sa volonté libre), il peut n'être qu'à moitié dirigé par les événements, donc devenir en partie leur maître. 4) Une image illustre cette thèse : le torrent, comme les circonstances ou la fortune, peut être en Partie maîtrisé par l'action prévoyante des hommes.   Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'histoire de l'humanité obéit-elle à une finalité supérieure ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/5271.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Est-il satisfaisant de définir l'art comme une forme de langage ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15328.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'Etat est-il un fait de nature ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/6200.htm ÉTAT Gén. L'État (É majuscule) doit d'abord être distingué de la société, puisqu'il existe des sociétés sans État. Il désigne une société organisée ayant une administration politique et juridique autonome, mais également, au sens strict, l'ensemble de ces administrations. Il est ainsi un pouvoir distinct, qui s'incarne dans des institutions et s'exerce sur l'ensemble de la société. Monopole de la législation et occupation permanente d'un territoire caractérisent par ailleurs l'État, qu'on peut définir avec Max Weber comme la communauté humaine qui, dans les limites d'un territoire déterminé, revendique avec succès, pour son propre compte, le monopole de la violence physique légitime. Phi. pol. C'est dans la raison d'être de l'État que réside son essence : l'homme a inventé l'État pour ne pas obéir à l'homme. L'État est l'artifice qui permet de détacher les rapports d'autorité des relations personnelles de chef à sujet. Ceux qui exercent le pouvoir n'en sont pas propriétaires mais dépositaires. L'État est le bien de tous (res publica) et les institutions qui l'incarnent l'expression de la volonté générale. NATURE (lat. natura; de nasci, naître) Terme équivoque qui connaît deux grandes acceptions selon qu'il désigne la nature d'un être ou la nature en général. Désignant la nature d'un être, le terme renvoie d'abord à l'idée d'une existence qui se détermine d'elle-même, sans l'intervention d'une cause étrangère : 1. s'oppose à ce qui résulte de l'art ou de la technique : « La nature est principe dans la chose même » (Aristote); 2. est synonyme d'essence d'un genre dès lors qu'il désigne l'ensemble des propriétés qui le définissent : « La nature d'un gouvernement est ce qui le fait être tel » (Montesquieu); 3. désignant ce qui est inné, s'oppose à l'acquis, c.-à-d. chez l'homme à la culture ; désignant ce qui est spontané, s'oppose à ce qui est réfléchi. Désignant la nature en général, le terme renvoie à l'idée d'un ensemble organisé et régi par des lois : 1. ainsi la nature comme ensemble des choses qui présentent un ordre et réalisent des types s'oppose pour Aristote au hasard : « La nature ne fait rien en vain » ; 2. la Nature en tant que s'y exprime une Absolue nécessité s'oppose au Monde - humain soumis à la contingence; 3. la nature où toute cause est elle-même l'effet d'une cause extérieure s'oppose pour Kant à la liberté qui suppose l'autonomie morale de l'agent. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L’État restreint-il les libertés ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/886.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Peut-on concilier la liberté et l'égalité dans la vie sociale ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/10359.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Pourquoi les hommes ont-ils besoin d'images ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/19134.htm BESOIN Gén. Nécessité naturelle ayant une cause physiologique; par ex., le besoin de manger. Il faut ici distinguer besoin et désir (désir de manger du fromage plutôt qu'un dessert). Le désir privilégie toujours un objet plutôt qu'un autre, et implique donc un choix là où le besoin manifeste une nécessité. Phi. Il est difficile cependant de faire du besoin une catégorie strictement naturelle. Nos besoins sont inséparables de notre histoire psychologique (Freud) et sociale (Marx) ou bien sont dits culturels ; dans tous les cas, ils échappent à une détermination objective. Ainsi, parler de besoins vitaux reste délicat : où se termine la survie ? Où commence l'abondance ? Les frontières du besoin semblent donc poreuses.HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Gagne-t-on sa vie en travaillant ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16539.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La liberté consiste-t-elle a s'affranchir de toute autorité ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16783.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Peut-on faire confiance à la technique ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/18757.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'objet de la philosophie est-il le même que celui de la science? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/5055.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'espèce humaine doit-elle s'améliorer soit par :de nouvelles découvertes dans les sciences et dans https://www.aide-en-philo.com/dissertations/12199.htm SCIENCE (lat. scientia, savoir, science) Gén. Chez les Grecs, epistémè (science) s'oppose d'abord à doxa (opinion) : elle est la connaissance universelle et nécessaire reposant sur des principes théoriques. Elle se distingue en outre de la technè (technique, savoir pratique) : elle est connaissance théorique et désintéressée. Cependant, la séparation desdomaines de la science et de la technique ne se vérifie guère aujourd'hui. En effet, la technique est plutôt, pour nous, application des connaissances scientifiques qui, elles-mêmes, progressent grâce à son développement : ainsi, le microscope électronique a permis, entre autres, un essor considérable de la virologie. Au sens contemporain, science et technique se conjuguent plus qu'elles ne s'opposent. Épist. Connaissance discursive établissant des rapports nécessaires entre les objets d'un langage (sciences formelles, logique), entre les phénomènes physiques (sciences physiques), autorisant dans ce cas la prévision, ou entre les faits humains (sciences humaines). Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Faut-il laisser le pouvoir aux technocrates ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/100176.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT En quoi consiste le plaisir que procure une oeuvre d'art ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16013.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Se connaître soi-même, connaître les autres. Faut-il voir là deux actes indépendants ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7300.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Dois-je tenir compte de ce que font les autres pour orienter ma conduite ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/3113.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Quelle place faut-il faire, en morale, au sentiment ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/8201.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'expérience accroît-elle notre connaissance ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/2774.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le réel est-il cruel ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/6430.htm Réalité / Réel: Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité). Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Pourquoi l'homme transforme-t-il la nature? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/12096.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Victor Hugo a écrit : « Améliorer la vie matérielle, c'est améliorer la vie morale. Faites les hommes heureux, vous les- ferez meilleurs. » Est-il vrai que le progrès matériel entraîne nécessairement le progrès moral ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7620.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La femme est-elle l'« avenir de l'homme ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/1729.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La science a-t-elle le monopole de la vérité ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/6892.htm ||Que faut-il entendre, dans cet intitulé de sujet, par la science? Ce terme désigne, par opposition à la connaissance « vulgaire », une connaissance rationnelle obtenue, soit par la voie démonstrative (ex : les mathématiques), soit par observation ainsi que par vérification expérimentale (ex : la physique). Ce type de connaissance est rigoureux, objectif, incontestable et « vrai ». Sa démarche rationnelle et sa visée d'objectivité le caractérisent. Par opposition aux connaissances philosophiques, où ne saurait régner l'accord entre les esprits, la science suppose cet accord ; non seulement elle est accessible à tous en droit, sinon en fait, mais elle se donne comme universellement valable, pour tout esprit. Sur cette « objectivité » et cette « universalité » de la science, il faudra, bien entendu, revenir ultérieurement.   Que signifie, maintenant, l'expression « avoir le monopole de » ? Posséder le monopole d'une chose, c'est en détenir le privilège exclusif, l'exclusivité en quelque sorte. Quant à la vérité, elle désigne ce à quoi l'esprit peut et doit donner son assentiment, par suite d'un rapport de conformité avec l'objet de pensée, ce qui est en correspondance avec un « donné » et semble ainsi « réel ».   • L'intitulé du sujet possède donc le sens suivant : la connaissance discursive établissant des rapports nécessaires, caractérisée par sa démarche rationnelle et sa visée d'objectivité et d'universalité, représente-t-elle le seul type de connaissance valable, auquel nous puissions donner notre assentiment et qui dégage un savoir réel ?   • Toutefois, cette idée que seule la science détiendrait le vrai pose problème. En effet, la notion de vérité et celle de vrai n'ont rien d'univoque. Bien au contraire, elles se donnent à nous de manière équivoque et ambiguë et elles peuvent désigner des axes de réalités multiples. En effet, je puis parler de la vérité de mes sens, de celle d'une proposition morale, historique, etc... Tout ceci exprime des ordres de réalité fort différents. Par conséquent, l'idée d'un « monopole » de la vérité, détenu par la science, peut être, en première apparence, soumise au soupçon et questionnée. Loin d'être évidente, elle pose problème, pour le philosophe attentif aux ambiguïtés du vrai, qui s'interrogera sur le thème d'une vérité une et exclusive.|| Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT ALAIN: Le miracle de la peinture https://www.aide-en-philo.com/dissertations/70646.htm Le miracle de la peinture, c'est que ce feu de société, ce reflet d'opinions et de jugements, chose par excellence mobile et décevante, fait un objet durable et désormais immobile. Cette âme, par exemple la Joconde, ou la Vierge du Mariage, cette âme est à saisir ; elle ne se dérobe point ; mais aussi elle ne se divise point ; elle ne s'explique pas, mais elle s'offre. Ce qui au monde est le moins objet est devenu objet ; on le possède en une apparence immuable et suffisante ; c'est à nous, par une sympathie qui ne troublera pas cette image, par une sympathie qui peut hésiter, se tromper, revenir, c'est à nous de comprendre ce langage sans paroles. Cette confidence est sans fin, et éveille en nous un développement parallèle, sans paroles aussi ; non pas une suite d'instants, mais une suite de moments où toute une vie, passé, présent, avenir, est rassemblée. D'où cette contemplation véhémente dont je parlais. C'est le propre de l'apparence qu'elle exprime tout, et qu'elle suffit ; mais seule la peinture fixe l'apparence ; et seule la grande peinture choisit justement l'apparence à laquelle nous avions voulu nous arrêter. C'est ainsi que le vrai peintre, par refus de penser, c'est-à-dire de définir, et par choisir seulement les moments en écartant les instants, a préparé son précieux objet pour une contemplation sans fin.ALAIN||      L’extrait de texte d’Alain qui est proposé a pour objet la peinture et va permettre à Alain de développer une véritable théorie de la peinture. En effet, à travers l’extrait, Alain va chercher à comprendre ce qu’est la peinture et qu’elle est son « miracle ». Autrement dit, il s’agit ici de développer une théorie positive de peinture comme apparence fixe et immuable d’un objet immatérielle. En ce sens, Alain entend redonner ses lettres de noblesse à la peinture qu’une conception et une critique platonicienne lui avait fait perdre ou relativiser. Ainsi, Alain cherchant à comprendre comment la peinture peut saisir dans son objet une âme, ce qu’elle est ; et dès lors ce que cela implique par rapport au sujet à travers notamment la question de la contemplation et du dialogue « sans parole » avec le tableau ; définissant, implicitement, en dernier lieu une typologie ou hiérarchie des arts de l’apparence, ainsi que le vrai peintre.             Dans ce cas, il semble que l’extrait se structure selon trois moments : le premier allant jusqu’à « elle ne s'explique pas, mais elle s'offre. » portant sur la question du miracle de la peinture et de sa relation avec l’âme ; le second de « Ce qui au monde est le moins objet est devenu objet… » à « D'où cette contemplation véhémente dont je parlais » dont l’objet sera la question de la contemplation et du dialogue paradoxal sans parole, amenant ainsi à un troisième moment, de « C'est le propre de l'apparence qu'elle exprime tout… » à la fin, définissant une hiérarchie des arts et le vrai rôle du peintre.   Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Exactitude et vérité: ces deux notions se recouvrent-elles ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15287.htm VÉRITÉ FORMELLE Cohérence. Validité logique d'un raisonnement considéré abstraction faite de la vérité matérielle des propositions qui le composent. Ainsi, un raisonnement peut être cohérent dans la forme (vrai formellement) malgré la fausseté matérielle d'une ou plusieurs de ses propositions. Par ex., le syllogisme suivant : « Tous les Chinois sont français, or je suis chinois, donc je suis français. » La logique formelle contemporaine exprime en langage d'implication ce que nous voulons dire lorsque nous affirmons que la validité d'une inférence est indépendante de son contenu : si tout f est g et si tout x est f, alors tout x est g. La vérité formelle est donc l'absence de contradiction, l'accord de la pensée avec elle-même. VÉRITÉ MATÉRIELLE Celle qui consiste dans l'accord de la pensée avec l'Expérience . A distinguer de vérité formelle; ainsi, le syllogisme : « Tous les Français sont européens, or je suis européen, donc je suis français » ne comporte que des propositions vraies matériellement, mais est faux formellement. EXACT: Se dit des énonciations qui sont adéquates à leur objet. Synonyme de juste. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Que représente le langage pour l'écrivain, pour le savant, pour le philosophe ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/1053.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT En général quand une chose devient utile elle cesse d être belle ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/11489.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le droit du plus fort ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/4216.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Peut-on parler de l'histoire collective comme on parle de l'histoire d'un individu ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/18821.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La causalité implique-t-elle le fatalisme ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/4493.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La philosophie est-elle un commerce des idées ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16982.htm PHILOSOPHIE (gr. philo, désirer; sophia, savoir) Étymologiquement, « amour de la sagesse ». Cependant, la sagesse n'étant qu'un art de vivre, la définition commune de la philosophie comme sagesse" est critiquable. En effet, sophia désigne en fait moins un savoir empirique adapté à la conduite de la vie qu'un savoir abstrait. En ce sens, la philosophie est essentiellement élévation de la pensée, théoria, contemplation. Cependant, comme l'indique l'allégorie de la caverne de Platon, le philosophe ne quitte le monde sensible que pour y redescendre, puisqu'il lui revient de gouverner la cité idéale. S'il s'agit de s'exercer à l'abstraction, il faut ne pas s'y perdre. Or, si la philosophie ancienne reste encore marquée par l'opposition de la contemplation (théoria) et de l'action (praxis"), la philosophie moderne est plutôt soucieuse d'abolir cette distinction, comme le signale le projet cartésien de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». Elle cesse alors d'être un savoir désintéressé pour se mettre au service de la construction d'un monde régi par la science". Du coup, elle risque ou bien de devenir une spécialité comme les autres, ou bien, refusant cette spécialisation, de passer pour une activité dilettante réservée à quelques dandys de la pensée. Telle est l'aporie du philosophe contemporain : rester un généraliste sans sombrer dans l'insignifiance. Dès lors, pour éviter ce piège, la philosophie doit affirmer son sérieux par la prudence d'un jugement née de l'accumulation du savoir. Elle devient ainsi histoire de la philosophie, non pas connaissance érudite des doctrines, mais plutôt éveil de la pensée à elle-même à partir de ce qu'ont pensé les autres. Le développement de la philosophie peut alors se comprendre comme celui de la vérité à travers les différents moments nécessaires à son déploiement. Cette définition dialectique, proposée par Hegel, permet de saisir la nécessité rationnelle qui gouverne l'histoire de la philosophie : le philosophe est fils de son temps, et comme ceux d'hier, il lui revient de répondre aux besoins de son époque. La philosophie ne se réduit donc pas à ses oeuvres qui sont comme les tombeaux de la philosophie passée : elle est essentiellement vivante dans l'activité présente de penser, qu'exprime magnifiquement tout enseignement où le maître, à la manière de Socrate, requiert la participation du disciple. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'homme est-il libre par rapport à la volonté de Dieu ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/6688.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. LIBERTÉ (lat. libertas, condition de l'homme libre) Gén. La liberté au sens primitif s'oppose à l'esclavage et se définit alors négativement comme absence de contrainte extérieure. On appelle ordinairement liberté physique le fait d'agir sans entrave ou de suivre spontanément les lois correspondant à sa nature propre comme le fait une plante qui se développe sans tuteur. Appliquée à l'homme, cette expression semble inadéquate sauf à désigner strictement la possibilité matérielle de faire. Car, pour qu'un homme soit libre, il faut non seulement qu'il puisse matériellement, mais encore qu'il veuille : l'homme peut toujours s'interdire à lui-même de faire ce qu'il peut faire. Mor. État d'un être qui se décide après réflexion, en connaissance de cause, qu'il fasse le bien ou le mal. La liberté, au sens moral, caractérise l'homme en tant qu'être responsable. Ainsi, Kant distingue la volonté libre, qui suppose que celui qui agit sait ce qu'il veut et agit conformément à des raisons qu'il approuve, et l'arbitraire, qui ne suppose pas l'existence de la raison. La liberté morale est donc autonomie, obéissance à la loi de la raison (pouvoir de se déterminer par soi-même) et non soumission aux penchants de la sensibilité». Cependant, la liberté semble ici se confondre avec la Raison. Descartes, au contraire, considérait que la liberté se manifeste déjà dans tout acte de choisir, distinguant ainsi la liberté éclairée (qui sait ce qu'elle veut) de la liberté d'indifférence (définie comme l'indétermination de la volonté relativement à ses objets). On peut toujours choisir entre deux solutions alors même qu'on est indifférent. Pour Descartes, la liberté n'est donc pas toujours responsabilité, mais d'abord libre arbitre qui, en son plus bas degré, se définit comme simple puissance d'agir sans aucune raison ou sans autre cause que l'existence même de cette puissance de choisir arbitrairement. VOLONTÉ (lat. voluntas; dérivé de volo, je veux) Gén. Forme de l'activité qui consiste à se représenter l'acte à produire (ce qui suppose conscience), à délibérer sur les fins de l'action, puis à décider d'agir pour exécuter enfin cette décision (ce qui semble impliquer liberté). Phi. En un sens classique, définie comme cause d'elle-même, la volonté est forcément volonté libre. Ainsi, pour Descartes, notre liberté réside en notre pouvoir de choisir qui s'exprime déjà dans nos actes les plus arbitraires, ceux qui procèdent du pur exercice de notre volonté sans être motivés par aucune raison déterminante ( liberté) : « La liberté de notre volonté se connaît sans preuve par la seule Expérience que nous en avons. » Le doute est l'Expérience même de cette volonté libre. Or, Spinoza a montré que précisément cette Expérience n'est pas une preuve : le sentiment de la liberté peut fort bien être l'effet d'une illusion de la conscience qui, ignorant les causes qui la déterminent à vouloir, croit vouloir librement. Si Kant, à son tour, reconnaît que l'existence d'une volonté libre ne peut être prouvée, il soutient néanmoins qu'elle doit être postulée. En effet, « sans une telle liberté aucune loi morale ni aucune imputation d'après elle n'est possible » : ainsi, l'existence d'une volonté libre est exigée par la moralité, elle est un postulat de la Raison pratique sans lequel il deviendrait impossible de condamner une action immorale. On ne peut blâmer un acte sans supposer qu'il n'aurait pas dû avoir lieu, ce qui serait impossible s'il était infailliblement déterminé et non pas l'effet d'une volonté libre. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Faut-il poser des limites a la science ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16470.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Peut-on être trop raisonnable ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/3827.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le droit à la différence est-il sans limite ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15374.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La télévision est-elle un instrument de censure et de domination ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/6268.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Il faut comprendre que le microscope est un prolongement de l'esprit plutôt que de l'oeil https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7783.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Parler, est-ce trahir sa pensée ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/3693.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Un problème moral admet-il une solution certaine ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15411.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Est-on maître ou esclave de ses croyances ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7547.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'anarchisme comme refus de toute autorité https://www.aide-en-philo.com/dissertations/101831.htm . LÃ?tat cherche par sa censure, sa surveillance, sa police à faire obstacle à toute activité. » Les penseurs anarchistes nauront jamais de mots assez durs pour fustiger le pouvoir étatique, quils dénoncent comme étant « lennemi » de lhomme. « Lordre moins le pouvoir » Pour les anarchistes, leur théorie nest pas synonyme de désordre. Au contraire, ils considÃsrent que labsence dautorité - donc doppression - doit permettre aux hommes de retrouver leur liberté et dorganiser la société différemment de ce quimpose un Ã?tat. Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), lun des prin­cipaux théoriciens libertaires, va jusquà affirmer que « lanarchie, cest la société organisée et vivante » et quelle constitue « le plus haut degré de liberté et dordre auquel lhumanité puisse parvenir ». Les anarchistes réclament un « ordre naturel » par opposition à lordre artificiel imposé par les pouvoirs. La différence avec les marxistes Lanarchisme peut être considéré comme un courant du socialisme, car il sinspire des valeurs de liberté, dégalité et de fraternité. Il veut supprimer lÃ?tat et socialiser les moyens de production. Mais cest sur la question de lÃ?tat que les anarchistes sopposent aux socialistes dinspiration marxiste. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Peut-on juger autrui ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/858.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La fin de l'art est-elle la vérité ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15320.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Calculer, est-ce penser ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15486.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Qu'est-ce qu'une obligation morale ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/19682.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'idée de Dieu est-elle nécessaire aux Hommes? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/10898.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. NÉCESSAIRE (lat. necessarius, inévitable) Gén. Qui ne peut pas ne pas être, ou ne peut être autrement qu'il n'est. D'où : qu'on ne peut concevoir comme n'étant pas, ou qu'on ne peut pas concevoir autrement. Opp. à contingent. Crit. Syn. d'apodictique. Kant appelle vérités nécessaires les propositions dont les contradictoires impliquent toujours contradiction, ou sont connues comme fausses a priori . Par ex., « le tout est plus grand que la partie ». Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La liberté d'expression est-elle la condition de la libre pensée ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/5694.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Le projet de maîtriser la nature est-il raisonnable ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/10751.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Les Sciences Peuvent-elles Nous Eclairer Sur le Bien et le Mal ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/101067.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT FREUD: "Tout ce qui est conscient est psychique et, inversement, tout ce qui est psychique est conscient." https://www.aide-en-philo.com/dissertations/68195.htm Et voici, chose étrange, que tous ou presque tous s'accordent à trouver à tout ce qui est psychique un caractère commun, un caractère qui traduit son essence même. C'est le caractère unique, indescriptible et qui n'a d'ailleurs pas besoin d'être décrit, de la conscience. Tout ce qui est conscient est psychique et, inversement, tout ce qui est psychique est conscient. Comment nier une pareille évidence ! Toutefois reconnaissons que cette manière de voir n'a guère éclairé l'essence du psychisme car l'investigation scientifique, ici, se trouve devant un mur. Elle ne découvre aucune voie qui puisse la mener au-delà. (...) Comment méconnaître, en effet, que les phénomènes psychiques dépendent à un haut degré des phénomènes somatiques et que, inversement, ils agissent aussi très fortement sur eux? Si jamais l'esprit humain se trouva dans une impasse, ce fut bien à cette occasion. Pour trouver un détour, les philosophes furent contraints d'admettre au moins l'existence de processus organiques parallèles aux processus psychiques et dépendant de ceux-ci d'une façon difficilement explicable. (...) La psychanalyse sortit de ces difficultés en niant énergiquement l'assimilation du psychique au conscient. Non, la conscience ne constitue pas l'essence du psychisme, elle n'en est qu'une qualité, et une qualité inconstante, bien plus souvent absente que présente. (...) Mais il nous reste encore à réfuter une objection : malgré les faits dont nous venons de parler, certains prétendent qu'il ne convient pas de renoncer à l'idée de l'identité entre psychique et conscient, car les processus psychiques dits inconscients ne seraient que des processus organiques parallèles aux processus psychiques. De ce fait, le problème que nous voulons résoudre ne porterait plus que sur une vaine question de définition. (...) Est-ce seulement par l'effet du hasard que l'on n'est parvenu à donner du psychisme une théorie d'ensemble cohérente qu'après en avoir modifié la définition? Gardons-nous d'ailleurs de croire que c'est la psychanalyse qui a innové cette théorie du psychisme. (...) Le concept de l'inconscient frappait depuis longtemps aux portes de la psychologie, et la philosophie comme la littérature flirtaient avec lui, mais la science ne savait comment l'utiliser. La psychanalyse a fait sienne cette idée, l'a sérieusement considérée et l'a emplie d'un nouveau contenu. Les recherches psychanalytiques ont retrouvé certains caractères jusque-là insoupçonnés du psychisme inconscient et découvert quelques-unes des lois qui le régissent. Nous ne voulons pas dire par là que la qualité de conscience ait perdu de sa valeur à nos yeux. Elle reste la seule lumière qui brille pour nous et nous guide dans les ténèbres de la vie psychique. Par suite de la nature particulière de notre connaissance, notre tâche scientifique dans le domaine de la psychologie consistera à traduire les processus inconscients en processus conscients pour combler ainsi les lacunes de notre perception consciente. FREUD Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Suis-je le même en des temps différents ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/812.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La différence spécifique de l'homme est-elle naturelle ou culturelle ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16720.htm HOMME Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. CULTURE (lat. colere, mettre en valeur ) Gén. La culture désigne la mise en valeur aussi bien d'un champ (agriculture) que de facultés (éducation). Ainsi, la faculté de penser ne se développe pas spontanément, c.-à-d. sans la médiation d'autres hommes (société). L'inné en l'homme (l'ensemble de ses facultés naturelles) ne s'éveille et l'homme ne s'humanise que par la culture. En ce sens, la culture ne désigne pas l'altération ou l'abandon de la nature humaine mais son accomplissement. Sans culture, l'homme n'est pas même un animal : il est inhumain (comme ces « enfants sauvages » que Lévi-Strauss nomme « monstres culturels »).NATURE (lat. natura; de nasci, naître) Terme équivoque qui connaît deux grandes acceptions selon qu'il désigne la nature d'un être ou la nature en général. Désignant la nature d'un être, le terme renvoie d'abord à l'idée d'une existence qui se détermine d'elle-même, sans l'intervention d'une cause étrangère : 1. s'oppose à ce qui résulte de l'art ou de la technique : « La nature est principe dans la chose même » (Aristote); 2. est synonyme d'essence d'un genre dès lors qu'il désigne l'ensemble des propriétés qui le définissent : « La nature d'un gouvernement est ce qui le fait être tel » (Montesquieu); 3. désignant ce qui est inné, s'oppose à l'acquis, c.-à-d. chez l'homme à la culture ; désignant ce qui est spontané, s'oppose à ce qui est réfléchi. Désignant la nature en général, le terme renvoie à l'idée d'un ensemble organisé et régi par des lois : 1. ainsi la nature comme ensemble des choses qui présentent un ordre et réalisent des types s'oppose pour Aristote au hasard : « La nature ne fait rien en vain » ; 2. la Nature en tant que s'y exprime une Absolue nécessité s'oppose au Monde - humain soumis à la contingence; 3. la nature où toute cause est elle-même l'effet d'une cause extérieure s'oppose pour Kant à la liberté qui suppose l'autonomie morale de l'agent. NATUREL : Qui concerne la nature,se rapporte à elle ou lui est conforme. Ce qui est naturel s'oppose à ce qui est acquis. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT A quoi reconnaît-on qu'un discours est l'expression d'une pensée véritable ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/15442.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Existe-t-il des vérités philosophiques ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16319.htm EXISTENCE (lat. existere, sortir de, s'élever de) Gén. Le fait d'être. En ce sens existence s'oppose à néant (il y a quelque chose plutôt que rien) et à essence. Exist. L'opposition de l'existence et de l'essence est, pour l'existentialisme, fondamentale. En effet, ek-sistere, c'est être en dehors de soi-même, en quête de soi. C'est précisément, selon Sartre, ne pas avoir de nature a priori , ne pas savoir à l'avance ce qu'on est, chercher ce que l'on veut être. Alors que les choses sont conçues avant d'exister, ont une essence avant d'avoir une existence, l'homme est libre de se choisir (en lui « l'existence précède l'essence »). L'angoisse fondamentale de l'existence n'est donc pas celle du néant qui s'exprime dans Hamlet (« être ou ne pas être »). Elle est plutôt pour chacun celle du sens qu'il lui revient de donner à sa vie, d'une essence à construire sans aide et sans appui. PHILOSOPHIE (gr. philo, désirer; sophia, savoir) Étymologiquement, « amour de la sagesse ». Cependant, la sagesse n'étant qu'un art de vivre, la définition commune de la philosophie comme sagesse" est critiquable. En effet, sophia désigne en fait moins un savoir empirique adapté à la conduite de la vie qu'un savoir abstrait. En ce sens, la philosophie est essentiellement élévation de la pensée, théoria, contemplation. Cependant, comme l'indique l'allégorie de la caverne de Platon, le philosophe ne quitte le monde sensible que pour y redescendre, puisqu'il lui revient de gouverner la cité idéale. S'il s'agit de s'exercer à l'abstraction, il faut ne pas s'y perdre. Or, si la philosophie ancienne reste encore marquée par l'opposition de la contemplation (théoria) et de l'action (praxis"), la philosophie moderne est plutôt soucieuse d'abolir cette distinction, comme le signale le projet cartésien de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». Elle cesse alors d'être un savoir désintéressé pour se mettre au service de la construction d'un monde régi par la science". Du coup, elle risque ou bien de devenir une spécialité comme les autres, ou bien, refusant cette spécialisation, de passer pour une activité dilettante réservée à quelques dandys de la pensée. Telle est l'aporie du philosophe contemporain : rester un généraliste sans sombrer dans l'insignifiance. Dès lors, pour éviter ce piège, la philosophie doit affirmer son sérieux par la prudence d'un jugement née de l'accumulation du savoir. Elle devient ainsi histoire de la philosophie, non pas connaissance érudite des doctrines, mais plutôt éveil de la pensée à elle-même à partir de ce qu'ont pensé les autres. Le développement de la philosophie peut alors se comprendre comme celui de la vérité à travers les différents moments nécessaires à son déploiement. Cette définition dialectique, proposée par Hegel, permet de saisir la nécessité rationnelle qui gouverne l'histoire de la philosophie : le philosophe est fils de son temps, et comme ceux d'hier, il lui revient de répondre aux besoins de son époque. La philosophie ne se réduit donc pas à ses oeuvres qui sont comme les tombeaux de la philosophie passée : elle est essentiellement vivante dans l'activité présente de penser, qu'exprime magnifiquement tout enseignement où le maître, à la manière de Socrate, requiert la participation du disciple. VÉRITÉ FORMELLE Cohérence. Validité logique d'un raisonnement considéré abstraction faite de la vérité matérielle des propositions qui le composent. Ainsi, un raisonnement peut être cohérent dans la forme (vrai formellement) malgré la fausseté matérielle d'une ou plusieurs de ses propositions. Par ex., le syllogisme suivant : « Tous les Chinois sont français, or je suis chinois, donc je suis français. » La logique formelle contemporaine exprime en langage d'implication ce que nous voulons dire lorsque nous affirmons que la validité d'une inférence est indépendante de son contenu : si tout f est g et si tout x est f, alors tout x est g. La vérité formelle est donc l'absence de contradiction, l'accord de la pensée avec elle-même. VÉRITÉ MATÉRIELLE Celle qui consiste dans l'accord de la pensée avec l'Expérience . A distinguer de vérité formelle; ainsi, le syllogisme : « Tous les Français sont européens, or je suis européen, donc je suis français » ne comporte que des propositions vraies matériellement, mais est faux formellement. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Loisir et liberté https://www.aide-en-philo.com/dissertations/7845.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Faut-il préférer la justice a l'inégalité ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/16471.htm ÉGALITÉ (lat. de aequare, aplanir, rendre égal à) Math. Caractère des grandeurs ou quantités substituables l'une à l'autre. Dr. L'égalité de droit ou juridique est le principe selon lequel tous les individu quelles que soient leurs particularités empiriques (naturelles ou culturelles) sont égaux devant la loi. Ainsi, l'identité des droits se fonde sur une identité ontologique entre les hommes (tous les hommes ont la faculté de penser) qui transcende les différences naturelles (sexe, force...) et culturelles (religion, langue...). L'égalité de droit ne se fonde pas sur une égalité de fait : être égal en droit n'est pas être identique en fait. Ce principe suppose une conception universaliste du droit. Tous les hommes en tant qu'hommes se valent : ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. personne. Pol. L'égalité politique est le principe selon lequel « tous les citoyens sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics selon leur capacité » (Déclaration des droits de l'homme, 1789). Les seules différences reconnues ne sont pas celles dont on hérite mais celles qu'on mérite. Soc. L'égalité sociale est le principe selon lequel les avantages sociaux sont répartis en proportion des mérites. Il s'agit de légitimer les différences, non de les nier. équité. JUSTICE (lat. justifia, conformité au droit; sentiment d'équité) Gén. Terme qui connaît maintes acceptions : il faut en effet d'abord distinguer la justice comme institution de fait (droit positif) de la justice en tant que conformité au droit naturel ou rationnel. La justice institution peut régir de façon injuste une société donnée : ce qui est légal n'est pas forcément légitime. Or, la justice peut encore se définir comme équité, c.-à-d. non plus simplement comme conformité au droit, mais comme juste application de la règle générale au cas particulier : elle est alors la vertu même de celui qui juge. Dr. L'institution judiciaire, composée des institutions publiques (tribunaux, ...) et des individu dont la fonction sociale est d'appliquer le droit positif. Mor. Si le droit positif peut être injuste, il faut distinguer légalité et légitimité ".La justice se définit alors plutôt comme respectueuse et garante de la dignité humaine. moralité. Phi. Aristote définit la justice comme cette vertu civique ou « disposition à accomplir des actions qui produisent et conservent le bonheur pour une communauté politique ». Or, la perfection de la justice est alors l'équité qui se soucie plus de l'esprit de la loi que de sa lettre. La vraie justice peut ainsi modifier la règle générale pour y substituer un décret. Elle est donc corrective en son essence. Voir: justice distributive. FAUT-IL : Ce genre de sujet interroge sur la nécessité. * Distinguez nécessité objective et nécessité subjective. * La nécessité implique soit un rapport logique, soit un rapport moral avec le sujet; parfois les deux. Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Pourquoi le cogito est-il le signe même de mon humanité ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/3919.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Qu'est-ce que la conscience psychologique ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/3367.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'attitude philosophique peut-elle être définie par la décision de ne jamais croire ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/568.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Chacun a-t-il le droit de penser ce qu'il veut ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/3183.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT La technique peut-elle garantir le bonheur ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/11055.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT L'état comme artifice juridique ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/4273.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Un homme peut-il être juste par lui-même ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/116498.htm ||Dans ce texte, Alain s'attache à définir celui qu'on désigne comme inconscient. A cette qualification, il défend l'idée selon laquelle il est nécessaire de prendre conscience, montrant qu'il s'agit d'une exigence morale. En effet, il affirme qu'un inconscient est un esprit irréfléchi qui ne se rend pas compte de ce qu'il fait ou même seulement qui ne sait pas se juger, et oppose ce comportement à la nécessité d'une conscience, sans laquelle l'homme ne peut devenir responsable en prenant du recul par rapport à lui-même. Néanmoins, les passions rendent-elles l'homme véritablement inconscient de ses actes ? Est-ce qu'à l'intérieur d'un acte à priori inconscient, il n'y aurait pas une part de conscience ? Si Alain associe la conscience à l'exigence morale, il ne mentionne pas la notion de combat pour acquérir cette conscience. Car la conscience n'est-elle pas en fait le fruit d'une évolution ?  || Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Les hommes sont-ils naturellement sociables ? https://www.aide-en-philo.com/dissertations/11962.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT Plaisir et morale https://www.aide-en-philo.com/dissertations/5171.htm Sun, 07 Mar 2021 00:00:00 GMT