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THESE ARGUMENTEE: Sens et langage.

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Sens" possède des acceptions multiples : outre les organes des sens, il désigne la présence de la signification, le "sens commun" ou "bon sens" aussi bien que le sens moral ou le sens des affaires... S'interroger sur l'apport de nos organes des sens en fait de connaissance, c'est retrouver des questions relatives à la perception. Par contre, se demander d'où vient le sens que nous attribuons aux mots, c'est s'intéresser à ce que véhicule le langage lorsqu'il évoque des choses, des phénomènes ou des personnes. Le signe linguistique offre deux aspects dont la relation est arbitraire : le signifiant (la forme sonore) et le signifié, qui correspond à une image mentale ou conceptuelle, et désigne ce que nous voulons dire. Le sens est la valeur précise qu'acquiert un signifié dans un contexte particulier. Les linguistes ont élaboré plusieurs théories du signifié. La théorie dite logique (Hjelmslev) affirme qu'un terme est décomposable en "traits sémantiquement pertinents" dont l'addition fabrique le sens du terme; elle retrouve la théorie de Leibniz, selon laquelle un concept est constitué d'un certain nombre d'idées simples, et renvoie à la définition telle que la comprend Aristote : un concept se définit par son genre prochain et sa différence spécifique ("homme" a pour genre prochain "animal" et pour différence spécifique "raisonnable"). On peut aussi considérer, selon Wittgenstein, qu'"un mot n'a pas de signification, il n'a que des usages". On admet alors que le sens d'un terme est produit par une sorte de moyenne entre sa définition "théorique" (celle d'un dictionnaire) et les variantes ajoutées par ses utilisateurs. Le sens varie selon le contexte; le mot "révolution" n'a pas le même sens s'il est employé par un astronome ou par un guérillero, et si l'on évoque la "révolution cubiste" introduite par Picasso et Braque, on désigne un phénomène encore différent.

« "Sens" possède des acceptions multiples : outre les organes des sens, il désigne la présence de la signification, le "sens commun" ou "bon sens" aussi bien que le sens moral ou le sens des affaires...

S'interroger sur l'apport de nos organes des sens en fait de connaissance, c'est retrouver des questions relatives à la perception.

Par contre, se demander d'où vient le sens que nous attribuons aux mots, c'est s'intéresser à ce que véhicule le langage lorsqu'il évoque des choses, des phénomènes ou des personnes. Le signe linguistique offre deux aspects dont la relation est arbitraire : le signifiant (la forme sonore) et le signifié, qui correspond à une image mentale ou conceptuelle, et désigne ce que nous voulons dire.

Le sens est la valeur précise qu'acquiert un signifié dans un contexte particulier.

Les linguistes ont élaboré plusieurs théories du signifié. La théorie dite logique (Hjelmslev) affirme qu'un terme est décomposable en "traits sémantiquement pertinents" dont l'addition fabrique le sens du terme; elle retrouve la théorie de Leibniz, selon laquelle un concept est constitué d'un certain nombre d'idées simples, et renvoie à la définition telle que la comprend Aristote : un concept se définit par son genre prochain et sa différence spécifique ("homme" a pour genre prochain "animal" et pour différence spécifique "raisonnable"). On peut aussi considérer, selon Wittgenstein, qu'"un mot n'a pas de signification, il n'a que des usages".

On admet alors que le sens d'un terme est produit par une sorte de moyenne entre sa définition "théorique" (celle d'un dictionnaire) et les variantes ajoutées par ses utilisateurs.

Le sens varie selon le contexte; le mot "révolution" n'a pas le même sens s'il est employé par un astronome ou par un guérillero, et si l'on évoque la "révolution cubiste" introduite par Picasso et Braque, on désigne un phénomène encore différent.. »

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