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THESE ARGUMENTEE: L'homme, cet être inachevé.

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L'homme, cet être inachevé Comparée aux espèces animales, l'espèce humaine paraît inachevée. Tant du point de vue anatomique (à la naissance, la boîte crânienne n'est pas fermée, les deux côtés du c?ur ne sont pas séparés) que relativement aux comportements qui lui sont possibles. L'animal naît avec des instincts qui "programment" ses réponses vitales. Il n'existe rien de tel chez l'homme (pas même l'instinct "maternel", qui varie socialement et historiquement) : c'est parce qu'il n'y a en lui pratiquement rien d'inné ou de "naturel", que tout devra être acquis, c'est-à-dire culturel. Cette absence de caractères innés (de nature ou d' "essence") limite, dans l'homme, l'hérédité au seul domaine biologique :tout le reste est transmis par un héritage culturel. Le donné biologique est lui-même transformé : tatouages, scarifications, déformations des membres témoignent de l'appropriation du corps par la culture. Le comportement, la dimension psychologique ou intellectuelle, se forment en fonction du milieu culturel (global et familial) : l'anthropologie culturelle (travaux de A. Kardiner et M. Mead) montre que tout groupe fournit à ses membres une "personnalité de base" rassemblant des valeurs élémentaires (ce qui est mangeable, confortable, convenable - ou non). Puisque l'individu, à sa naissance, ne dispose d'aucun comportement obligatoire, il est soumis à des influences multiples qui élaborent ses capacités intellectuelles ou affectives, et ce qui sera sa personnalité.

« L'homme, cet être inachevé Comparée aux espèces animales, l'espèce humaine paraît inachevée.

Tant du point de vue anatomique (à la naissance, la boîte crânienne n'est pas fermée, les deux côtés du cœur ne sont pas séparés) que relativement aux comportements qui lui sont possibles.

L'animal naît avec des instincts qui "programment" ses réponses vitales.

Il n'existe rien de tel chez l'homme (pas même l'instinct "maternel", qui varie socialement et historiquement) : c'est parce qu'il n'y a en lui pratiquement rien d'inné ou de "naturel", que tout devra être acquis, c'est-à-dire culturel. Cette absence de caractères innés (de nature ou d' "essence") limite, dans l'homme, l'hérédité au seul domaine biologique :tout le reste est transmis par un héritage culturel.

Le donné biologique est lui-même transformé : tatouages, scarifications, déformations des membres témoignent de l'appropriation du corps par la culture. Le comportement, la dimension psychologique ou intellectuelle, se forment en fonction du milieu culturel (global et familial) : l'anthropologie culturelle (travaux de A.

Kardiner et M.

Mead) montre que tout groupe fournit à ses membres une "personnalité de base" rassemblant des valeurs élémentaires (ce qui est mangeable, confortable, convenable - ou non).

Puisque l'individu, à sa naissance, ne dispose d'aucun comportement obligatoire, il est soumis à des influences multiples qui élaborent ses capacités intellectuelles ou affectives, et ce qui sera sa personnalité. Si, au cours de ses premières années, il se développe à l'écart d'un environnement culturel, comme le font les "enfants sauvages" recueillis par des animaux, il ne manifeste ensuite aucun des caractères que l'on attend de l'humanité.. »

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