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THESE ARGUMENTEE: LES APOLOGIES DE LA VIOLENCE.

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LES AP0L0GIES PE LA VIOLENCE Nécessité politique de la violence ? Quelques positions : - Selon Machiavel, en politique seule compte l'efficacité. La violence est donc souvent un mal nécessaire, en raison de la méchanceté même des hommes, mais pouvant contribuer à l'ordre, la justice et la paix. - Selon Marx et Engels, la violence joue dans l'histoire un rôle révolutionnaire car elle est le moyen permettant au mouvement social de détruire les formes politiques figées et mortes. Elle est « l'accoucheuse de toute vieille société qui en porte une nouvelle dans ses flancs » (Marx). - La violence a aussi été considérée comme un principe régénérateur. Ainsi Joseph de Maistre et Proudhon voient dans la guerre un « fait divin », une « révélation de la justice et de l'idéal », la « discipline de l'humanité ». G. Sorel pense que seule la violence peut lutter contre la décadence de la société en lui insufflant une nouvelle vigueur. La violence fondatrice de la civilisation ? Selon G. Bataille, l'homme s'arrache à l'animalité en s'imposant des interdits (notamment sexuels : cf.

« LES AP0L0GIES PE LA VIOLENCE Nécessité politique de la violence • Quelques positions : - Selon Machiavel, en politique seule compte l'efficacité.

La violence est donc souvent un mal nécessaire, en raison de la méchanceté même des hommes, mais pouvant contribuer à l'ordre, la justice et la paix. - Selon Marx et Engels, la violence joue dans l'histoire un rôle révolutionnaire car elle est le moyen permettant au mouvement social de détruire les formes politiques figées et mortes.

Elle est « l'accoucheuse de toute vieille société qui en porte une nouvelle dans ses flancs » (Marx). - La violence a aussi été considérée comme un principe régénérateur.

Ainsi Joseph de Maistre et Proudhon voient dans la guerre un « fait divin », une « révélation de la justice et de l'idéal », la « discipline de l'humanité ».

G.

Sorel pense que seule la violence peut lutter contre la décadence de la société en lui insufflant une nouvelle vigueur. La violence fondatrice de la civilisation • Selon G.

Bataille, l'homme s'arrache à l'animalité en s'imposant des interdits (notamment sexuels : cf.

le tabou de l'inceste) qui sont liés à la mort, expression de la violence.

Mais, si par ces interdits les hommes rejettent la violence et se séparent d'elle, ils se font simultanément violence à eux-mêmes, à leurs penchants et à leurs désirs. • Selon R.

Girard, les hommes sont réellement devenus hommes, c'est-à-dire des êtres sociaux, le jour où ils expulsèrent d'eux-mêmes la violence en la projetant sur un homme transformé en victime émissaire et immolé par la collectivité.

Ainsi, c'est ce sacrifice, cet acte de violence qui fonde la société, et c'est lui que perpétue chaque société dans ses institutions, qui s'efforcent toujours de rejeter hors d'elle cette violence fondamentale, en la dirigeant soit contre des groupes qui lui sont extérieurs, soit contre un « bouc émissaire » intérieur.. »

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