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Suis-je autre chose ou ce que j'ai conscience d'être ?

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Suis-je autre chose ou ce que j'ai conscience d'être ?

La conscience de l'être humain apparaît comme étant la plus développée et la plus puissante connue, par la connaissance qu'elle a de son environnement et qu'elle a su développer à travers les sciences et les divers savoir-faire, mais aussi et surtout par la connaissance qu'elle a d'elle-même. Elle a conscience d'avoir conscience. Elle définit par là même notre existence : c'est le "Je pense donc je suis" de René Descartes. En effet, si je peux toujours douter de la réalité du monde qui m'entoure, je ne peux pas douter en revanche que je dis "je" et nous fait exister, "je suis", je sors du néant et "est" au moins en tant que substance. Elle possède donc la faculté de se représenter à elle-même par introspection. Il serait ainsi normal de penser qu'elle est la mieux placée pour se connaître, sans autre soucis que celui d'être objectif. Cependant, même en toute objectivité, la conscience humaine serait-elle capable de se dépeindre telle qu'elle est en réalité ou même de faire le portrait parfait de son environnement ? En effet, les sens qu'elle utilise pour prendre conscience du monde qui l'entoure, tel que la vue, l'ouïe, sont eux même imparfaits et peuvent être tromper ; quant à la conscience pure, elle ne peut que mentaliser, comprendre des concepts d'après d'autres connaissances préalablement acquises, d'après son expérience, qui sont des choses toujours incomplètes et que l'on peut continuellement cultiver. Notre conscience des choses est donc incomplète, ce n'est pas un savoir absolu, un regard omniscient qu'elle nous propose mais une représentation du monde et des choses. C'est un miroir au monde. En ce sens, est-ce que la conscience ne me trompe davantage sur la connaissance que j'ai de moi-même ? Ou bien alors, n'étant pas absolue, n'y a-t-il pas en moi-même des choses que je ne peux pas connaître, qui relèverait de l'inconscient ? Pour y répondre, nous nous attacheront à montrer dans un premier temps que dans la majorité des cas nous sommes ce que nous avons conscience d'être par un savoir quasiment inné, pour ensuite souligner le fait que bon nombre de fois la conscience de ce que l'on est ne correspond pas à la réalité.

« La conscience de l'être humain apparaît comme étant la plus développée et la plus puissante connue, par la connaissance qu'elle a de son environnement et qu'elle a su développer à travers les sciences et les divers savoirfaire, mais aussi et surtout par la connaissance qu'elle a d'elle-même.

Elle a conscience d'avoir conscience.

Elle définit par là même notre existence : c'est le "Je pense donc je suis" de René Descartes.

En effet, si je peux toujours douter de la réalité du monde qui m'entoure, je ne peux pas douter en revanche que je dis "je" et nous fait exister, "je suis", je sors du néant et "est" au moins en tant que substance.

Elle possède donc la faculté de se représenter à elle-même par introspection.

Il serait ainsi normal de penser qu'elle est la mieux placée pour se connaître, sans autre soucis que celui d'être objectif.

Cependant, même en toute objectivité, la conscience humaine serait-elle capable de se dépeindre telle qu'elle est en réalité ou même de faire le portrait parfait de son environnement ? En effet, les sens qu'elle utilise pour prendre conscience du monde qui l'entoure, tel que la vue, l'ouïe, sont eux même imparfaits et peuvent être tromper ; quant à la conscience pure, elle ne peut que mentaliser, comprendre des concepts d'après d'autres connaissances préalablement acquises, d'après son expérience, qui sont des choses toujours incomplètes et que l'on peut continuellement cultiver.

Notre conscience des choses est donc incomplète, ce n'est pas un savoir absolu, un regard omniscient qu'elle nous propose mais une représentation du monde et des choses.

C'est un miroir au monde.

En ce sens, est-ce que la conscience ne me trompe davantage sur la connaissance que j'ai de moi-même ? Ou bien alors, n'étant pas absolue, n'y a-t-il pas en moi-même des choses que je ne peux pas connaître, qui relèverait de l'inconscient ? Pour y répondre, nous nous attacheront à montrer dans un premier temps que dans la majorité des cas nous sommes ce que nous avons conscience d'être par un savoir quasiment inné, pour ensuite souligner le fait que bon nombre de fois la conscience de ce que l'on est ne correspond pas à la réalité. Il y a quelques vérités auxquelles on ne peut pas échapper lorsqu'on se demande si l'on est bien ce que l'on conscience d'être : si je m'interroge sur le fait que je sois humain ou non, du sexe féminin ou masculin, ou encore si je m'interroge sur les sentiments que je ressens à un instant précis, les réponses que j'obtiens sont tellement claires, soit parce qu'elles reposent sur des vérités admises par l'ensemble des autres consciences humaines dans le monde (oui je suis humain, je suis une fille, un garçon) soit parce qu'elles font appelle à des facultés de bases de l'être humain (oui je sens que je suis en colère, que je suis triste), qu'il n'est alors pas possible de douter de leur véracité.

Ce genre de vérités communes faisant partie de notre quotidien, constitue par conséquent dans une grande mesure la conscience que l'on a de soi-même.

Il apparaît donc à première vue que pour bon nombre de cas, en tout cas les plus élémentaires, nous sommes ce que nous avons conscience d'être. Nous avançons dans la vie avec, en permanence, l'image que l'on se fait de soi-même, qui correspond donc à la conscience que l'on a de soi.

C'est en fonction de ce que l'on pense être, des qualités et des défauts que l'on s'attribue, que l'on se fixe certains objectifs plus que d'autres, que l'on fait tels choix plutôt que d'autres.

Ainsi il apparaît que dans une certaine mesure, peu importe ce que l'on est vraiment, c'est l'image que nous renvois notre conscience qui dépeint sur notre vraie nature et qui donc dicte ce que l'on est et notre façon d'agir.

Prenons par exemple le cas du narcissique : peu importe qu'en réalité, aux yeux de la majorité, il soit sans beauté particulière ou même laid, si dans la représentation qu'il a de lui même, il est le plus beau et agira en "connaissance" de cause, se comportera en "connaissance" de cause.

Il essaiera d'être séducteur, charismatique, en somme, de faire prévaloir son physique de toute les façons et avec assurance, puisqu'il se "sait" beau .

D'ailleurs il en découlera sûrement que grâce à cette confiance qu'il porte en lui, il parviendra à dégager une certaine beauté, un certain charme pour certains de ces semblables.

De même, quelqu'un qui doit passer une épreuve dans sa vie mais ne s'en sent pas capable car c'est ce qu'il a retenu trop vite des évènements passés dans sa vie, il ne réussira pas bien sur à la surmonter : du fait même qu'il se voit comme incapable, inapte à faire cela, il ne le fera effectivement pas et entretiendra auprès de lui -même et des autres, son image d'incapable alors même que s'il avait essayé, qu'il s'était lancé, il aurait pris conscience de façon nouvelle, qu'il pouvait, qu'il avait les capacités pour réussir.

D'une façon plus générale, la conscience que l'on a de soi-même et donc la perception que l'on a de soi-même, de sa vie, de son caractère influe énormément sur notre façon d'agir : si l'on ne s'aime pas, que l'on n'a pas confiance en soi, l'on aura moins d'audace, d'ambition pour soi-même que quelqu'un de fier et sûr de ses capacités ou du moins qui se croit sûr. Tout ceci bien sûr dans la limite du raisonnable (inutile de préciser qu'un fou reconnu comme tel par un dignostic, n'est président du monde ou victime de voix extraterrestres que dans sa tête).

De ce fait, bien souvent la conscience que l'on a de soi-même est donc la perception que l'on a de soi-même. Toute fois, il est vrai que dans certains cas extrêmes comme les folies, la conscience ne perçoit pas son environnement correctement, ni elle-même.

Mais, même pour les personnes de raison le problème se pose : deux conscience qui regarde une même chose, qui sont dans la même situation, ne la percevrons pas de la même manière, elles n'auront donc pas la même conscience du monde.

Face à cette situation elle ne réagiront pas non plus de la même manière, et encore une fois ne se percevront pas pareille l'une l'autre.

Or, en toute objectivité, il est légitime de penser qu'on ne peut pas à première vue privilégier la conscience que l'une d'elles plutôt que l'autre. Ainsi, le monde apparaît comme douteux, il est presque pluriel puisqu'il correspond à autant de représentation qu'il a de conscience pour le percevoir.

Deux certitudes s'imposent alors, le monde n'est pas sûr, et la seule chose qui est sûr d'être vraie c'est moi-même.

En effet, j'existe par moi-même, je n'ai qu'une seule existence possible, je ne peux pas me tromper sur moi-même puisque c'est nécessairement moi qui suis à l'initiative du "je" de ma pensée.

Je suis ce que j'ai conscience d'être puisque je suis plus que conscience pure, une conscience de l'esprit, complètement indépendante de la matière qui elle-même n'est pas sûr puisqu'elle est changeante.

Mais la conscience peut-elle réellement exister en dehors d'un support, d'un cerveau pour lui permettre de penser ?Ainsi, est-ce que je suis conscience d'être avant d'être l'être dont j'ai conscience ?.

Si je suis conscience d'être avant tout je suis une substance, j'existe par moi-même, je n'ai donc pas besoin de corps pour exister.

C'est donc que j'ai existé de tout. »

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