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Si l'histoire n'a pas de sens, l'existence humaine peut-elle en avoir ?

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L'expression « notre existence » englobe l'ensemble des vies humaines, considérées du point de vue de leur raison d'être, de leur destination, de leur justification, puisque le soupçon est ici porté sur le « sens », c'est-à-dire à la fois sur la signification et la destination, de ces existences. La question du sens de l'existence humaine est ici posée dans le cadre d'un problème précis, celui de l'existence ou de la non existence d'un sens de l'histoire. L'histoire est à la fois l'ensemble des événements humains qui sont advenus dans le temps et la science que l'on a de ces événements. La question du sens de l'histoire porte plutôt sur la première définition de celle-ci, elle pose le problème du sens de l'existence humaine en tant qu'elle est collective et qu'elle se déroule dans le temps, bien au-delà de la durée d'une vie humaine. Le problème est donc celui des sens respectifs de l'existence individuelle et de l'existence collective, considérées dans leurs relations l'une à l'autre. La question posée englobe une supposition : celle que l'histoire n'a pas de sens. Cette supposition constitue le premier élément problématique. Il ne s'agit pas pour autant de faire de la question du sens de l'histoire l'élément central du sujet, puisque le sujet porte bien plutôt sur les conditions auxquelles notre existence humaine a un sens, le sens ou le non-sens de l'histoire faisant partie de ces conditions. Le second élément problématique, essentiel, est donc celui du sens de l'existence, sur lequel l'on fait porter le soupçon. Ce soupçon provient d'un constat selon lequel le sens de l'existence est difficile, voire impossible à discerner, et participe donc d'un sentiment d'absurdité de la vie. Cette position pessimiste quant au sens de la vie constitue le présupposé essentiel du sujet. Ainsi, le sujet pose une question qui est déjà conditionnée par une certaine position sur le sens de l'existence et sur le sens de l'histoire. Il faudra interroger cette position dans ce qui la fonde comme dans les éléments qui entrent dans sa composition, afin de définir le rapport qu'il faut établir entre l'existence individuelle, l'existence collective, historique, et les sens ou les non-sens à leur assigner. Ce travail prend en charge un enjeu important de l'interrogation philosophique générale sur le sens de l'existence.

« Définition des termes du sujet L'expression « notre existence » englobe l'ensemble des vies humaines, considérées du point de vue de leur raison d'être, de leur destination, de leur justification, puisque le soupçon est ici porté sur le « sens », c'est-à-dire à la fois sur la signification et la destination, de ces existences. La question du sens de l'existence humaine est ici posée dans le cadre d'un problème précis, celui de l'existence ou de la non existence d'un sens de l'histoire.

L'histoire est à la fois l'ensemble des événements humains qui sont advenus dans le temps et la science que l'on a de ces événements.

La question du sens de l'histoire porte plutôt sur la première définition de celle-ci, elle pose le problème du sens de l'existence humaine en tant qu'elle est collective et qu'elle se déroule dans le temps, bien au-delà de la durée d'une vie humaine.

Le problème est donc celui des sens respectifs de l'existence individuelle et de l'existence collective, considérées dans leurs relations l'une à l'autre. La question posée englobe une supposition : celle que l'histoire n'a pas de sens.

Cette supposition constitue le premier élément problématique.

Il ne s'agit pas pour autant de faire de la question du sens de l'histoire l'élément central du sujet, puisque le sujet porte bien plutôt sur les conditions auxquelles notre existence humaine a un sens, le sens ou le non-sens de l'histoire faisant partie de ces conditions.

Le second élément problématique, essentiel, est donc celui du sens de l'existence, sur lequel l'on fait porter le soupçon.

Ce soupçon provient d'un constat selon lequel le sens de l'existence est difficile, voire impossible à discerner, et participe donc d'un sentiment d'absurdité de la vie.

Cette position pessimiste quant au sens de la vie constitue le présupposé essentiel du sujet. Ainsi, le sujet pose une question qui est déjà conditionnée par une certaine position sur le sens de l'existence et sur le sens de l'histoire.

Il faudra interroger cette position dans ce qui la fonde comme dans les éléments qui entrent dans sa composition, afin de définir le rapport qu'il faut établir entre l'existence individuelle, l'existence collective, historique, et les sens ou les non-sens à leur assigner.

Ce travail prend en charge un enjeu important de l'interrogation philosophique générale sur le sens de l'existence. Proposition de plan I.

L'existence individuelle, l'histoire et l'absurde On peut commencer par envisager les raisons du pessimisme de la perspective présupposée par le sujet, en interrogeant particulièrement la notion de sens : qu'impliquent l'idée que l'existence collective n'ait ni signification, ni destination ? Pourquoi l'existence individuelle aurait-elle besoin de se référer à un sens de l'existence collective historique ? A.

Le constat du tumulte de l'histoire comme origine du besoin de quête d'un sens de l'histoire aussi bien que du découragement dans cette quête : d'où la difficulté pour l'individu de définir un sens à l'histoire comme à son existence propre. Hegel, La raison dans l'histoire Le côté négatif de ce spectacle du changement provoque notre tristesse.

Il est déprimant de savoir que tant de splendeur, tant de belle vitalité a dû périr et que nous marchons au milieu des ruines.

Le plus noble et le plus beau nous fut arraché par l'histoire : les passions humaines l'ont ruiné.

Tout semble voué à la disparition, rien ne demeure. (...) Après ces troublantes considérations, on se demande quelle est la fin de toutes ces réalités individuelles.

Elles ne s'épuisent pas dans leurs buts particuliers.

Tout doit contribuer à une oeuvre.

A la base de cet immense sacrifice de l'Esprit doit se trouver une fin ultime.

La question est de savoir si, sous le tumulte qui règne à la surface, ne s'accomplit pas une oeuvre silencieuse et secrète dans laquelle sera conservée toute la force des phénomènes. Ce qui nous gêne, c'est la grande variété, le contraste de ce contenu.

Nous voyons des choses opposées être vénérées comme sacrées et prétendre représenter l'intérêt de l'époque et des peuples.

Ainsi naît le besoin de trouver dans l'Idée la justification d'un tel déclin.

Cette considération nous conduit à la troisième catégorie, à la recherche d'une fin en soi et pour soi ultime.

C'est la catégorie de la Raison elle-même, elle existe dans la conscience comme foi en la toute-puissance de la Raison sur le monde.

La preuve sera fournie par l'étude de l'histoire elle-même.

Car celle-ci n'est que l'image et l'acte de la Raison. »

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