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Qu'entendre par le mot « travail » ?

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En tant que moyen de pourvoir aux besoins de l'homme, le travail peut être considéré comme une forme de l'échange. « Travail » dériverait du bas-latin tripalium, mot désignant un instrument destiné à maintenir les bœufs et les chevaux difficiles pour les ferrer. Les idées de peine, de contrainte, de difficulté, d'effort sont liées à celle de travail. Le travail n'est pas un jeu. C'est une activité volontaire et intentionnelle, qui, la plupart du temps, nous lie par obligation ou contrat. Il comporte l'exécution d'une tâche, ou un projet de réalisation, de transformation de la nature, de création, ou enfin, un service rendu. Les services prennent de plus en plus d'importance dans les travaux actuels. Le travail se situe à un haut niveau psychologique; il est le propre de l'homme. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche ». (Marx, Le Capital, Livre I, 3e section). Le travail répond à un but utile de satisfaction des besoins ou de modification avantageuse de la nature. Il est producteur de richesse. C'est par le travail que chacun assure sa propre vie.

« En tant que moyen de pourvoir aux besoins de l'homme, le travail peut être considéré comme une forme de l'échange.

« Travail » dériverait du bas-latin tripalium, mot désignant un instrument destiné à maintenir les bœufs et les chevaux difficiles pour les ferrer.

Les idées de peine, de contrainte, de difficulté, d'effort sont liées à celle de travail.

Le travail n'est pas un jeu.

C'est une activité volontaire et intentionnelle, qui, la plupart du temps, nous lie par obligation ou contrat.

Il comporte l'exécution d'une tâche, ou un projet de réalisation, de transformation de la nature, de création, ou enfin, un service rendu.

Les services prennent de plus en plus d'importance dans les travaux actuels.

Le travail se situe à un haut niveau psychologique; il est le propre de l'homme.

« Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche ».

(Marx, Le Capital, Livre I, 3e section).

Le travail répond à un but utile de satisfaction des besoins ou de modification avantageuse de la nature.

Il est producteur de richesse.

C'est par le travail que chacun assure sa propre vie. Le travail vaut ce que vaut l'homme qui l'effectue et qui exprime en lui sa réflexion, son imagination, son attention, sa générosité.

L'esprit conduit la main et pénètre le geste.

L'opposition du travail manuel au travail intellectuel est donc bien sommaire. Le travail a eu plus ou moins d'importance dans les sociétés, depuis celles qui vivaient de la cueillette et de la chasse jusqu'à nos sociétés industrielles.

Il a eu comme premier instrument la main, puis s'est aidé d'outils de plus en plus complexes et de machines de plus en plus performantes.

Il a été réservé à certains hommes de condition servile, chez les Grecs, par exemple.

Il est devenu progressivement pour tout homme le moyen d'assurer sa vie, de mériter considération, de se réaliser.

Il s'est divisé et spécifié à l'extrême, renforçant la solidarité sociale.

Demandons-nous de combien de personnes nous avons eu besoin, du matin au soir, pour vivre comme nous avons vécu.

Platon a décrit, dans la République, (II, 369-371) la naissance de la cité par la division du travail.

E.

Durkheim et Léon Bourgeois, à la fin du XIXe siècle, ont étudié ce phénomène et la solidarité qui en résulte. Nos besoins ne sont couverts que grâce au travail humain.

La nature qui nous nourrit est une nature cultivée.

Les énergies naturelles sont exploitées.

Si les hommes cessaient de travailler, ils retomberaient dans la misère et la sauvagerie. C'est une aspiration naturelle et c'est aussi un devoir pour chacun de nous que de « gagner sa vie » et de se rendre socialement utile.

D'après la Genèse, la mission de travailler a été donnée à l'homme dès l'origine.

Le Créateur dit au premier couple «Dominez la terre, soumettez-la» (Genèse, 1).

Le travail n'est pas un châtiment.

Le châtiment, c'est la « sueur » qu'il nous coûte.

Le christianisme naissant a fait à tout homme une obligation de travailler : comme le dit Saint-Paul, « si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus» (II, Thés.

3, 10). La règle bénédictine a pour base, après la prière, le travail : « Ora, et labora ».

À toutes les époques, le travail a été une obligation chrétienne.

Au moment de la grande industrie, il a été particulièrement estimé.

Il a été également célébré par Napoléon, par la bourgeoisie du XIXe siècle, par les libéraux et par les socialistes.

Il est au cœur de la morale républicaine. Aujourd'hui, il est un droit de l'homme.

Proudhon en faisait un facteur de liberté.

Selon Hegel, l'homme a besoin d'obstacles pour prendre conscience de soi.

Il trouve cette résistance dans la nature qu'il refuse d'accepter telle quelle.

Le produit du travail humain porte la marque de l'homme qui se reconnaît en lui.

Marx dira que le travail crée l'homme. Effectivement, le travail développe les facultés humaines.

Il donne à chacun conscience de son pouvoir, lui permet de témoigner de son existence.

Il comporte au plus haut point cette affirmation de soi quand il peut être personnel.

L'accès à la profession est l'accès à l'existence indépendante.

Il est aussi accès à la dignité.

Les femmes ont trouvé dans la vie professionnelle une valorisation d'elles-mêmes.

En dépit des obstacles physiques, les handicapés aspirent à sortir du statut d'assisté pour parvenir à celui de citoyen actif.

Ils sont fiers de payer des impôts.

Le travail serait le meilleur moyen de réadaptation des prisonniers.

La retraite est souvent vécue comme une épreuve.

Certains en meurent. « Le travail, dit Voltaire, éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin » (Candide).

Les philosophes ont insisté sur sa valeur de divertissement.

« Quand un soldat se plaint de la peine qu'il a ou un laboureur etc.

qu'on les mette à ne rien faire ».

(Pascal Pensées, 130) Pour Schopenhauer (Cf.

Le Monde comme volonté et comme représentation), la conscience de l'homme oscille entre le besoin et l'ennui.

Celui qui ne travaille pas en vient à demander, comme les Romains décadents, «du pain et des jeux». Le travail est pourtant moins estimé de nos jours.

Des livres ont paru sous les titres: «Le Droit à la paresse» (Laforgue) ou «L'Allergie au travail» (Dr J.

Rousselet).

Nous sentons-nous à l'abri du besoin? Le travail n'a-t-il pas toujours les effets valorisants que nous lui avons reconnus? Y a-t-il, dans l'organisation sociale du travail, des facteurs qui le rendent aliénant? Est-il décevant comme voie d'accès au bien-être ? Y a-t-il des valeurs nouvelles qui se découvrent de nos jours ? Que faut-il faire en vue d'un humanisme du travail ?. »

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