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Qu'appelle-t-on CONSCIENCE ?

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Ce qui rend l'activité psychique présente à elle-même. On distingue la conscience spontanée (orientation «naïve» de la conscience vers ses objets) et la conscience réflexive (qui se prend elle-même pour objet de conscience).  Dans le champ métaphysique où cette notion prend sens, elle implique la référence à une intimité («le for intérieur») d'un sujet distincte de l'extériorité du monde perçu. Elle caractérise les philosophies dites réflexives: qu'elle soit «morale» ou «psychologique», la notion de conscience implique une possibilité de «transparence», de se maintenir comme sujet unitaire apparaissant à lui-même de façon claire dans toute opération de réflexion. Au contraire, il se peut que la conscience de quelque chose ne puisse avoir lieu sans dissimuler la manière même de voir. La vue (l'évidence) impliquerait alors nécessairement la méconnaissance, la bévue.

« CONSCIENCE Ce qui rend l'activité psychique présente à elle-même.

On distingue la conscience spontanée (orientation «naïve» de la conscience vers ses objets) et la conscience réflexive (qui se prend elle-même pour objet de conscience). Dans le champ métaphysique où cette notion prend sens, elle implique la référence à une intimité («le for intérieur») d'un sujet distincte de l'extériorité du monde perçu.

Elle caractérise les philosophies dites réflexives: qu'elle soit «morale» ou «psychologique», la notion de conscience implique une possibilité de «transparence», de se maintenir comme sujet unitaire apparaissant à lui-même de façon claire dans toute opération de réflexion.

Au contraire, il se peut que la conscience de quelque chose ne puisse avoir lieu sans dissimuler la manière même de voir.

La vue (l'évidence) impliquerait alors nécessairement la méconnaissance, la bévue. Loin de reposer sur la possibilité d'une présence à soi, ce qui est la thèse de Husserl et de la phénoménologie, la visée de la conscience masquerait fondamentalement le mode de visée, l'intentionnalité dissimulant la ou les intentions (inconscientes) qui se manifestent à travers lui. Par exemple, la thèse phénoménologique considère l'émotion comme une conduite magique choisie avant toute réflexion par le sujet pour se défendre contre une situation, pour la fuir.

Les disciples de Freud pensent, au contraire, que les émotions sont produites, comme «affects», par des forces inconscientes.

La notion de conscience se réfère toujours implicitement à la notion métaphysique de volonté, puisqu'il appartiendrait au sujet de maîtriser tout le contenu de son psychisme par un effort d'attention.

Pour Freud, au contraire, le «système inconscient» est irréductible au «système conscient», sans prééminence possible du second sur le premier.. »

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