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Pourquoi étudier est-il important ?

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La question « pourquoi » peut s’entendre de deux manières : lorsque je demande « pourquoi », je demande quelle est la cause de quelque chose, qu’elle est la raison du fait qu’elle se soit produit. Mais je peux interroger également le but de cette chose, sa fin, l’objet vers quoi elle tend : je demande par exemple « Pourquoi as-tu fait ça ? » lorsque je désire connaître non ce qui a poussé mon interlocuteur à agir, mais ce qu’il a voulu obtenir. Il ya donc un « pourquoi » causal et un « pourquoi » final.

 

Lorsque nous employons le terme « étudier » nous employons un terme qui signifie s’adonner a des études, c'est-à-dire s’efforcer d’apprendre, notamment dans un cadre institutionnel qui est celui de l’école. Mais il faut bien voir qu’étudier ne signifie pas uniquement mener des études livresques, c'est-à-dire s’efforcer de lire et comprendre des textes, dans ce contexte règle et contraignant qu’est celui de l’institution scolaire (sous toute ces formes) : nous pouvons également parler d’étude lorsque nous nous efforçons de comprendre ce qui nous entoure, par exemple en voyageant, en nous portant a la rencontre de ce qui n’est pas nous.

 

Une chose est importante pour deux raisons : parce que nous la considérons comme une valeur ; parce que nous la considérons comme utile. L’importance est donc la caractéristique d’une chose que nous valorisons parce que nous la considérons comme bonne, vraie, juste ; mais une chose importante l’est aussi parce qu’a travers elle, nous pouvons réaliser quelque chose, parce qu’elle est le moyen approprie pour nous emparer d’une fin.

 

Il faut bien voir que lorsque nous posons la question : « Pourquoi étudier est il important ? » nous posons une question avec un présuppose, présupposé qui est « étudier est important » . Or ne pouvons nous pas postuler qu’étudier n’est pas si important que nous le prétendons, dans la mesure où il ne s’agit peut être que d’une activité que l’on nous porte et que l’on nous incite à valoriser, sans qu’il y ait de véritables raisons pour ce faire ? Mais nous verrons vite les limites d’une telle thèse, en affirmant qu’il est effectivement important d’étudier, ce qui nous amènera à nous interroger sur les causes et les fins de cette activité.

 

La question au centre de notre travail sera donc de voir dans quelle mesure étudier est important pour des raisons qui tiennent aux causes et aux fins de cette activité.

« La question « pourquoi » peut s'entendre de deux manières : lorsque je demande « pourquoi », je demande quelle est la cause de quelque chose, qu'elle est la raison du fait qu'elle se soit produit. Mais je peux interroger également le but de cette chose, sa fin, l'objet vers quoi elle tend : je demande par exemple « Pourquoi as-tu fait ça ? » lorsque je désire connaître non ce qui a poussé mon interlocuteur à agir, mais ce qu'il a voulu obtenir. Il ya donc un « pourquoi » causal et un « pourquoi » final. Lorsque nous employons le terme « étudier » nous employons un terme qui signifie s'adonner a des études, c'est-àdire s'efforcer d'apprendre, notamment dans un cadre institutionnel qui est celui de l'école. Mais il faut bien voir qu'étudier ne signifie pas uniquement mener des études livresques, c'est-à-dire s'efforcer de lire et comprendre des textes, dans ce contexte règle et contraignant qu'est celui de l'institution scolaire (sous toute ces formes) : nous pouvons également parler d'étude lorsque nous nous efforçons de comprendre ce qui nous entoure, par exemple en voyageant, en nous portant a la rencontre de ce qui n'est pas nous. Une chose est importante pour deux raisons : parce que nous la considérons comme une valeur ; parce que nous la considérons comme utile. L'importance est donc la caractéristique d'une chose que nous valorisons parce que nous la considérons comme bonne, vraie, juste ; mais une chose importante l'est aussi parce qu'a travers elle, nous pouvons réaliser quelque chose, parce qu'elle est le moyen approprie pour nous emparer d'une fin. Il faut bien voir que lorsque nous posons la question : « Pourquoi étudier est il important ? » nous posons une question avec un présuppose, présupposé qui est « étudier est important » . Or ne pouvons nous pas postuler qu'étudier n'est pas si important que nous le prétendons, dans la mesure où il ne s'agit peut être que d'une activité que l'on nous porte et que l'on nous incite à valoriser, sans qu'il y ait de véritables raisons pour ce faire ? Mais nous verrons vite les limites d'une telle thèse, en affirmant qu'il est effectivement important d'étudier, ce qui nous amènera à nous interroger sur les causes et les fins de cette activité. La question au centre de notre travail sera donc de voir dans quelle mesure étudier est important pour des raisons qui tiennent aux causes et aux fins de cette activité. I. Cette activité qu'est l'étude n'est jugée importante que pour des motifs fallacieux a. Un possible éloge de la paresse : critiquer l'étude comme cas particulier du travail Nous commencerons par dire qu'il est faux d'affirmer que cette activité qu'est l'étude est importante. En effet, nous ne tendons a accréditer cette thèse que parce que nous y sommes fortement incites par la société qui nous entoure qui a intérêt a ce que nous nous astreignons a cette activité contraignante qu'est l'étude. En effet, étudier est une forme du travail, c'est-à-dire une activité qui exige de nous des efforts, et l'abandon d'autres activités possibles, dans lesquelles notre être peut également s'épanouir, telles que le jeu, la sexualité, l'art… Mais ces activités sont davantage dangereuses pour la société en place, qui préfère valoriser l'étude, l'apprentissage laborieux du savoir. A ce titre l'étude est comparable au travail, dont Nietzsche disait qu'il est « la meilleure des polices ». “Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd'hui, à la vue du travail - on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu'un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l'on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité: et l'on adore aujourd'hui la sécurité comme la divinité suprême. Et puis! Épouvante ! Le « travailleur », justement, est devenu dangereux! Le monde fourmille d'« individus dangereux»! Et derrière eux, le danger des dangers - l'individuum! Friedrich Nietzsche, Aurore (1880), livre III, trad. »

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