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Peut-on être sans avoir conscience d'être et avoir conscience d'être sans savoir ce qu'on est ?

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L?homme n?est jamais pleinement, il est toujours quelque chose de particulier et de déterminé. L?homme ne peut donc pas être sans avoir conscience d?être parce qu?il ne peut pas être simplement, il est toujours quelque chose. Sans compter qu?en tant qu?être conscient, il ne peut pas ne pas avoir conscience de lui-même en tant qu?être particulier. (cf. Sartre Etre et Néant) ● Ainsi, selon Sartre dans L?être et le néant, l?objet ou la pierre sont selon lui un pur être, c?est-à-dire un être plein, sans distance par rapport à lui-même. Il n?y a pas de déchirement, de fissure au sein de l?être dans laquelle la conscience pourrait se glisser, pas de fissure qui permette la distanciation par rapport à soi. Il est donc possible d?être sans avoir conscience d?être, c?est le cas de toutes les choses.             à S?il est donc possible d?être sans avoir conscience d?être, ce n?est que pour les choses inertes et inconscientes. II/ Le problème de la détermination :               Se définir semble être pour l?homme l?un des problèmes les plus difficiles. En effet, face au champ de possibilités qui s?offre à nous, et face à la complexité de notre être toujours changeant, il n?est pas évident de se saisir pleinement et définitivement.

« Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « Etre » : Ici, le terme est un verbe, et est synonyme d'existence.

Il s'agit d'affirmer la réalité actuelle d'une chose.

Ce qui est, c'est ce qui existe.

Mais le terme être peut aussi désigner un existant inerte, plein et sans conscience. - « Avoir conscience » : avoir conscience de quelque chose exprime que l'on est assuré, à tort ou à raison, d'être en présence de la chose même, autrement dit d'être sorti du somnambulisme des automatismes, ou des brouillards de l'illusion, bien qu'aucune démarche délibérative n'ait été menée.

Ici cette chose est « l'être », et avoir « conscience d'être » signifie donc que l'on est persuadé d'exister, que l'on a connaissance de notre existence. - « Ce qu'on est » : c'est ce qui nous détermine, nous caractérise, c'est ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes et as autre chose. Construction de la problématique : Ici le sujet pose le problème du rapport entre l'être et la conscience, et essaie de montrer la distinction qui existe entre la conscience d'être et la conscience de l'être.

Deux manières de voir les choses s'opposent, d'un côté nous avons l'être inconscient, et de l'autre, l'être conscient qui ne sait pas ce qu'il est.

Il faut bien noter que le sujet dit « sans savoir ce qu'on est », et non pas « sans savoir qu'on est » ; c'est donc la caractérisation qui importe ici. à Se pose donc le problème de savoir si l'être a besoin de la conscience pour exister, et pourquoi, si la conscience sait déterminer avec facilité les choses qui l'entourent, il n'en va pas de même lorsqu'elle se réfléchit elle-même. Plan : I/ L'inconscience comme non retour sur soi : Il semble évident que de nombreuses choses sont, et qu'elles n'ont pas conscience d'être, c'est le cas de tous les objets, de tout ce qui est inerte.

Ainsi, une pierre est, dans le sens où elle existe, mais elle n'a pas conscience de son existence, parce qu'elle n'est pas douée de conscience. ● Lorsque l'on cherche à savoir s'il est possible d'être sans avoir conscience d'être, il n'est pas possible de faire référence à l'homme, car l'homme n'est jamais.

L'être caractérise uniquement la plénitude, ce que n'est jamais l'homme.

L'homme n'est jamais pleinement, il est toujours quelque chose de particulier et de déterminé.

L'homme ne peut donc pas être sans avoir conscience d'être parce qu'il ne peut pas être simplement, il est toujours quelque chose.

Sans compter qu'en tant qu'être conscient, il ne peut pas ne pas avoir conscience de lui-même en tant qu'être particulier.

(cf.

Sartre Etre et Néant) ● Ainsi, selon Sartre dans L'être et le néant, l'objet ou la pierre sont selon lui un pur être, c'est-à-dire un être plein, sans distance par rapport à lui-même.

Il n'y a pas de déchirement, de fissure au sein de l'être dans laquelle la conscience pourrait se glisser, pas de fissure qui permette la distanciation par rapport à soi.

Il est donc possible d'être sans avoir conscience d'être, c'est le cas de toutes les choses. ● S'il est donc possible d'être sans avoir conscience d'être, ce n'est que pour les choses inertes et inconscientes. II/ Le problème de la détermination : Se définir semble être pour l'homme l'un des problèmes les plus difficiles.

En effet, face au champ de possibilités qui s'offre à nous, et face à la complexité de notre être toujours changeant, il n'est pas évident de se saisir pleinement et définitivement.

Dans le sujet, lorsque l'on dit « avoir conscience d'être », cela renvoie nécessairement à l'homme, parce que l'homme est le seul être qui a conscience de lui-même. ● S'il peut se définir par cette conscience, cela ne suffit pas, et il est bien plus difficile de déterminer avec exactitude un homme.

C'est ce qu'explique Heidegger lorsqu'il dit que l'homme est originairement indéterminé, c'està-dire qu'il est indéterminé du point de vue de sa nature, de sa constitution propre, et que cela est contant.

Il n'a pas d'instinct pour lui dire ce qu'il doit être, il n'est pas pré ordonné au monde, ce qui fait de lui l'être du possible (le possible désigne ce qui n'est pas mais pourrait être), et le contraint à des choix quant aux contenus de son existence. ● Ainsi de par sa conscience, l'homme a conscience d'être, mais il ne sait pas ce qu'il est, puisqu'il peut tout être.

Autrement dit, il ne peut pas se définir de manière définitive non seulement parce qu'il change au cours du temps, mais aussi parce qu'il n'a pas de but auquel il doit parvenir.

L'originaire (le constitutionnel) est cette sorte "d'anonymat ontologique" qui demande, constamment et confusément, à s'exprimer à travers nos existences sous le tissu complexe et contraignant des déterminations biographiques ayant cristallisé notre identité factuelle (notre "personnalité"). III/ Les choses ne sont pas si nous n'en avons pas conscience : Mais qui nous dit que la pierre ou la mer existent lorsque nous avons le dos tourné et que personne ne les. »

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