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Peut-on découvrir seul la vérité ?

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De plus, si le vrai était inscrit dans  le processus par lequel la raison l?obtient, il serait fort possible qu?il n?y ait pas de vérité du tout. Autant dire que la vérité est une tension permanente entre son éclosion et sa disparition. Ainsi personne n?est assez sage ni assez mûr pour pouvoir établir cette distinction. Seul celui qui est totalement désintéressé (le maître) peut reconnaître la vérité. Deuxième partie : La vérité inconnaissable   La vérité n?est pas quelque chose d?évident, et même en sa présence, il très facile de ne pas la reconnaître. Ainsi, celui qui recherche la vérité isolément se voit porter une très lourde charge car il est le seul à devoir et à pouvoir l?identifier. Cependant, si la démarche se fait avec l?aide d?un maître, ce dernier est là pour aider, pour éclaircir le chemin de la vérité. Car le rôle du maître est avant tout de mettre le disciple sur le droit chemin et de lui indiquer ses erreurs afin qu?il ne se laisse pas aveuglément guider par ses sens et par la réalité. Car ce qui est ne correspond pas à ce qui paraît, ainsi toute la question est de savoir à quoi on reconnaît la vérité ? Comment se produit l?instant où l?on sait que l?on a trouvé la vérité ?

« Discussion : La question posée sous-entend que la recherche de la vérité serait une démarche de groupe, ou tout au moins qu'elle devrait se faire avec l'aide d'un maître.

Comme si le disciple nécessitait d'être guidé par quelqu'un de plus mûr, quelqu'un de plus savant.

Car la vérité est une chose si furtive et si difficile à atteindre, qu'on ne peut entamer de recherche sans être dirigé par un maître. Suggestion de plan : Première partie : La vérité, comme absolu Le principal problème de la vérité est de savoir si elle est ou non objective.

Car, si elle s'avère être rationnelle, alors on peut la chercher isolément, mais au contraire, si elle est subjective, on ne peut pas même savoir si elle existe. Le philosophe Hegel disait que la raison se tient toujours au plus près du vrai.

Il entendait par là traiter le vrai comme un processus, le sujet connaissant étant interne à l'objet à connaître, car Hegel rompant avec la pensée classique n'opposait plus le sujet et l'objet c'est ce qu'il appelait Le Savoir Absolu.

Dans cette optique là, la question de l'objectivité ne se pose plus, puisque c'est la vérité elle-même qui transparaît à travers la recherche qui la concerne.

On se souvient d'un certain Göeschel, un des correspondant de Hegel, qui, voulant lui apporter la contradiction, soulignait le caractère défectif, donc non objectif, du système, à cela Hegel répondait que la vérité n'a pas de dehors, elle n'a pas d'extérieur qui ferait qu'on lui objecterait quelque chose qui ne lui serait pas déjà interne.

Que la vérité, dès lors qu'elle éclôt, contient tout ce qui lui est nécessaire. Car si le vrai est absolu, on ne devrait pas avoir besoin de le rechercher.

De plus, si le vrai était inscrit dans le processus par lequel la raison l'obtient, il serait fort possible qu'il n'y ait pas de vérité du tout.

Autant dire que la vérité est une tension permanente entre son éclosion et sa disparition.

Ainsi personne n'est assez sage ni assez mûr pour pouvoir établir cette distinction.

Seul celui qui est totalement désintéressé (le maître) peut reconnaître la vérité. Deuxième partie : La vérité inconnaissable La vérité n'est pas quelque chose d'évident, et même en sa présence, il très facile de ne pas la reconnaître.

Ainsi, celui qui recherche la vérité isolément se voit porter une très lourde charge car il est le seul à devoir et à pouvoir l'identifier.

Cependant, si la démarche se fait avec l'aide d'un maître, ce dernier est là pour aider, pour éclaircir le chemin de la vérité.

Car le rôle du maître est avant tout de mettre le disciple sur le droit chemin et de lui indiquer ses erreurs afin qu'il ne se laisse pas aveuglément guider par ses sens et par la réalité.

Car ce qui est ne correspond pas à ce qui paraît, ainsi toute la question est de savoir à quoi on reconnaît la vérité ? Comment se produit l'instant où l'on sait que l'on a trouvé la vérité ? Car si d'un côté la réalité est immédiate et ne demande pas d'interprétation, la vérité, elle, n'est pas donnée.

Bachelard, Le nouvel esprit scientifique : « Toute vérité nouvelle naît malgré l'évidence ».

On peut imaginer qu'il existe presque un rapport de force entre la vérité et la réalité : car Bachelard semble insister sur la valeur du terme « malgré », la vérité essaie donc de prendre forme, alors que la réalité lui fait barrage.

Si la réalité est limpide, on est tenté de se laisser influencer par l'évidence.

Rechercher la vérité c'est donc en premier lieu surmonter l'obstacle de la facilité, c'est-à-dire la réalité.

Et cette démarche ne peut pas se faire seule, elle requiert impérativement la présence d'un guide. Troisième partie : Vérité et solitude Dès lors que l'on recherche la vérité, on prend nécessairement de la distance, dès lors que l'on fonde sa pensée sur la dynamique de sa pensée personnelle, automatiquement on n'est pas dans la répétition donc un effet d'isolement va se créer. Exemple : Socrate, dès lors qu'il a essayé de chercher la vérité, et, par conséquent, qu'il est allé à l'encontre des idées de son temps, a été condamné comme corrupteur de la jeunesse, il a souffert d'un réel isolement par rapport à ses semblables.

Socrate a été pris dans une dialectique inextricable : il pense faire du bien en apportant le vrai et pourtant il est accusé du contraire, ce qui le condamne à l'écart.

Dès lors que la pensée est non répétitive et qu'elle se détache de l'opinion commune, elle entraîne irrémédiablement un effet d'isolement et de condamnation.

Cet isolement est le résultat de la pensée elle-même, et de la recherche de la vérité. L'isolement est nécessaire dans un premier temps parce qu'il permet de prendre une certaine distance avec les convenances.

C'est une sorte de remise en question de toutes les vérités démontrées jusqu'à présent.

Toute interrogation engendre une dissociation avec le semblable.

Dans la mesure où on se met à douter des vérités, il y a effectivement un décalage, un écart qui se creuse et qui peut créer une certaine solitude, une mise à l'écart. Conclusion : Il est intéressant de constater que les grandes vérités (par exemple celle de Galilée) n'ont jamais été acceptées avec facilité.

Ainsi peut-être que la recherche de la vérité en elle-même ne peut pas se faire dans la solitude, mais pourtant elle entraîne une très grande solitude et souvent un rejet.

Car celui qui recherche la vérité se place inconsciemment dans une position de retrait face à la société.. »

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