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Peut on concevoir une conscience sans inconscience ?

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Introduction : On parle généralement d'inconscience lorsque quelqu'un ne semble pas concevoir les conséquences de ses actes ou lorsque quelqu'un est dans un état de conscience modifié. L'inconscience est donc une ignorance ou un état pathologique. On parle de conscience dans au moins deux sens : conscience des choses et conscience de soi. Avoir conscience de quelque chose, c'est se faire une idée de cette chose, avoir conscience de soi, c'est avoir un concept de soi. Mais peut-on jamais affirmer que l'on a une conscience complète d'une chose ou de soi-même? Pour avoir une conscience complète du stylo qui est posé sur ma table, il faudrait que je sache où il a été fabriqué, quels sont précisément les matériaux dont il est composé... que l'idée que je m'en fais réfléchisse toutes ses déterminations réelles. Notre conscience glisse sur les choses ou les pénètre plus ou moins selon la connaissance que nous en avons et selon la capacité que nous avons de les percevoir. Les choses dont nous avons conscience enveloppent donc, pour une part, beaucoup d'inconscience. Peut-on concevoir des moyens pour palier à cette inconscience? Problématique : Les contenus de la conscience enveloppent de l'inconscient, peut-on purger la conscience de l'inconscience?

« Introduction : On parle généralement d'inconscience lorsque quelqu'un ne semble pas concevoir les conséquences de ses actes ou lorsque quelqu'un est dans un état de conscience modifié.

L'inconscience est donc une ignorance ou un état pathologique. On parle de conscience dans au moins deux sens : conscience des choses et conscience de soi.

Avoir conscience de quelque chose, c'est se faire une idée de cette chose, avoir conscience de soi, c'est avoir un concept de soi. Mais peut-on jamais affirmer que l'on a une conscience complète d'une chose ou de soi-même? Pour avoir une conscience complète du stylo qui est posé sur ma table, il faudrait que je sache où il a été fabriqué, quels sont précisément les matériaux dont il est composé...

que l'idée que je m'en fais réfléchisse toutes ses déterminations réelles.

Notre conscience glisse sur les choses ou les pénètre plus ou moins selon la connaissance que nous en avons et selon la capacité que nous avons de les percevoir.

Les choses dont nous avons conscience enveloppent donc, pour une part, beaucoup d'inconscience. Peut-on concevoir des moyens pour palier à cette inconscience? Problématique : Les contenus de la conscience enveloppent de l'inconscient, peut-on purger la conscience de l'inconscience? I : La conscience baigne dans l'inconscience 1.

La conscience est limitée Nous définirons le fait d'avoir conscience de quelque chose comme le fait d'avoir une idée de cette chose.

Avoir conscience de quelque chose, c'est s'en faire une idée, mais si cette idée est incomplète, c'est à dire si elle n'exprime pas toutes les déterminations de la chose, la conscience de la chose s'en trouve limitée.

« Inconscience » désigne toutes les déterminations par lesquelles la chose nous échappe.

L'inconscient peut être défini comme ce qui est derrière les limites de la conscience, l'inconnu, l'imperceptible.

Si par exemple Oedipe épouse sa mère, c'est par ce qu'il a une idée incomplète de celle-ci, il ne sait pas que c'est sa mère, c'est cette inconscience qui détermine son destin tragique. 2.

L'inconscient psychique Le psychisme est divisé entre le conscient et l'inconscient.

Cette division peut être de plusieurs sortes : on peut parler de perceptions inconscientes comme Leibniz ou d'un inconscient de type freudien.

La division du psychisme en conscient et inconscient traduit le fait que le psychisme n'est pas tout entier présent à lui-même.

L'inconscient psychique concerne donc la conscience de soi, c'est-à-dire la capacité à avoir une idée de soi-même et à s'y réfléchir partiellement ou totalement.

Pour reprendre l'exemple d'Oedipe mais, cette fois-ci, dans un sens freudien, si celui ci épouse sa mère, c'est parce que la structure inconsciente de son désir le détermine à faire cela. 3.

L'inconscient structurel Les contenus de la conscience sont déterminés de toutes parts par des fils qui échappent à la conscience. L'histoire, le langage, l'économie, la situation familiale...

déterminent notre pensée et notre perception.

Quand bien même nous manipulons librement les contenus de la conscience, ceux-ci enveloppent l'inconscient de mille façons. Mais d'autre part, la forme même de la conscience est déterminée par le cerveau (dont nous découvrons de plus en plus la prodigieuse complexité), par la société et le langage.

Les structures qui déterminent les contenus aussi bien que les formes de la conscience sont à mettre dans la catégorie de l'inconscience, c'est-à-dire à tout ce qui échappe à la conscience réfléchie avant que le sujet en prenne connaissance. Transition : La conscience ne semble pas pouvoir exister sans une multitude de causes qui lui échappent et restent tapies dans l'inconscience.

Cependant, la conscience peut travailler à se ressaisir elle-même en prenant connaissance de ce qui lui échappe et en l'intégrant ou en l'évacuant. II : La conscience conquérant l'inconscience 1.

La table rase cartésienne Descartes a mis au point une méthode pour évacuer les idées dont il n'avait pas une pleine conscience : le doute méthodique.

Il prend pour règle de ne rien accepter pour vrai qu'il ne sache évidemment être tel.

Toutes ses idées sont jugées au critère de l'évidence.

Il ne doit rester à la fin que les idées « claires et distinctes » et donc totalement transparentes à la conscience.

Toute l'obscurité dans laquelle loge l'inconscience est alors balayée. Descartes fait donc une tentative pour éradiquer l'inconscient enveloppé dans les idées. 2.. »

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