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Peut-il exister Une juste violence ?

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L'intitulé du sujet constitue une alliance de mots car la violence se définit comme une manifestation de la force - donc a priori incompatible avec l'idée de justice. La violence se manifeste dans un rapport d'inégalité. Il s'agira, en fait, de se demander si la violence est, par nature, abusive. I. Les droits de l'homme et la violence Peut-on distinguer une « mauvaise » violence - exercée pour contraindre - et une « juste » violence - destinée à se libérer d'une contrainte ?

« Peut-il exister Une juste violence L'intitulé du sujet constitue une alliance de mots car la violence se définit comme une manifestation de la force — donc a priori incompatible avec l'idée de justice.

La violence se manifeste dans un rapport d'inégalité.

Il s'agira, en fait, de se demander si la violence est, par nature, abusive. I.

Les droits de l'homme et la violence Peut-on distinguer une « mauvaise » violence — exercée pour contraindre — et une « juste » violence — destinée à se libérer d'une contrainte ? 1.

Définition de la violence La violence est l'exercice d'une force, physique ou psychologique, dans le but de contraindre un individu à se plier aux volontés d'un autre.

De nos jours : médiatisation de la violence qui lui donne une consistance accrue — mais la violence fait partie de l'être humain depuis ses origines ; on accuse volontiers les médias d'être à l'origine de la délinquance parce qu'ils donnent en spectacle des programmes violents, peu onéreux et faciles à comprendre ; mais ces accusations sont bien réductrices.

Aux Etats-Unis, des enquêtes prouvent que la violence des adolescents n'est pas en relation directe avec la vision systématique de programmes violents.

Il reste à canaliser cette violence, comme ressource d'énergie vitale — cf.

Pulp fiction : film de Tarentino qui porte la dérision sur la violence en la caricaturant. 2.

Le concept de légitimité Comme le dit Rousseau, est légitime tout contrat d'association qui a la liberté pour fondement et donc la raison et le savoir pour principes.

L'idée de violence est donc, en soi, illégitime : elle méprise les droits de l'homme — mais pas toujours : Montesquieu juge légitime la révolte de Spartacus l'esclave contre l'autorité qui l'opprime. Formes de la violence : exclusion, torture, terrorisme, racisme, esclavage (officiellement aboli par une convention en 1928, complétée en 1956 par l'ONU). 3.

Les droits de l'homme et du citoyen Objets de la réflexion des philosophes des Lumières existe-t-il une nature humaine ? Peut-on assurer les droits de la personne Droits de l'homme reconnus et affirmés par les constitutions : — déclaration d'indépendance des Etats-Unis (1776) = liberté individuelle et droit de résister à la violence ; — l'Assemblée constituante (1789) définit le cadre théorique des droits de l'homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

» Les Constitutions de 1946 et 1958 reconnaissent, en outre, des droits sociaux (travail, repos, santé, instruction, réunion...). — L'ONU (1945) crée une commission des droits de l'homme; Déclaration universelle des droits de l'homme (1948). Convention européenne des droits de l'homme (1950).

Convention contre la torture (1985).

Convention internationale des droits de l'enfant (1990). — Charte de Nuremberg (1945) : notion de « crime contre l'humanité » : «Assassinat, extermination, réduction en esclavage, déportation et tous actes inhumains commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux.» — Acte final d'Helsinki, ratifié par la Russie (1975) : libre circulation des personnes et des idées.

Conférences internationales fréquentes. Transition Mais les Déclarations des droits de l'homme n'empêchent certes pas leur violation, même par les pays signataires (Chili, Russie, Uruguay, etc.).

Selon l'ONU, des millions de personnes sont exécutées sans jugement. Gandhi résista aux Anglais en pratiquant la non-violence et finit par obtenir l'indépendance de son pays, qui le lui rendit bien mal puisqu'il finit assassiné par un fanatique...

Il semble bien difficile de faire triompher le droit contre la violence.

Voyons quelles sont les « armes » que se donne la société pour y parvenir. II.

La justice de la contre-violence? Dans L'Homme révolté, Camus dit que le révolté dit « non » à sa situation présente et « oui » à une libération de la contrainte.

Mais comment se libérer? Par la violence, la révolution ? Par l'exercice de la force contre la force ? Par le droit ? La violence légitime l'exercice de la contre-violence.

Mais il convient de définir les modalités de cette contreviolence et de la distinguer de la réaction pure et simple à la violence. 1.

La loi du talion = vengeance La notion de juste violence peut relever de l'appréciation subjective de son caractère juste la loi du talion, la légitime défense : l'individu croit être en droit d'exercer une violence pour contrebalancer une autre violence. Légitimation du racisme : il prétend répondre à une inégalité de fait — ségrégation raciale (Ku Klux Klan - Afrique du. »

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