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Marx: Le travail aliène-t-il l'être humain ?

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En quoi consiste l'aliénation du travail ? D'abord, dans le fait que le travail est extérieur à l'ouvrier, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à son essence, que donc, dans son travail, celui-ci ne s'affirme pas, mais se nie, ne se sent pas à l'aise, mais malheureux ; il n'y déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit. En conséquence, l'ouvrier ne se sent lui-même qu'en dehors du travail et dans le travail il se sent extérieur à lui-même. Il est à l'aise quand il ne travaille pas et, quand il travaille, il ne se sent pas à l'aise. Son travail n'est donc pas volontaire, mais contraint, c'est du travail forcé. Il n'est donc pas la satisfaction d'un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. Le travail extérieur à l'homme, dans lequel il se dépouille, est un travail de sacrifice de soi, de mortification. Enfin le caractère extérieur à l'ouvrier du travail apparaît dans le fait qu'il n'est pas son bien propre, mais celui d'un autre, qu'il ne lui appartient pas, que dans le travail l'ouvrier ne s'appartient pas lui-même, mais appartient à un autre. [...] On en vient donc à ce résultat que l'homme (l'ouvrier) se sent agir librement seulement dans ses fonctions animales : manger, boire et procréer, ou encore, tout au plus, dans le choix de sa maison, de son habillement, etc. ; en revanche, il se sent animal dans ses fonctions proprement humaines. Ce qui est animal devient humain, et ce qui est humain devient animal. [...] Nous avons considéré l'acte d'aliénation de l'activité humaine pratique, le travail, sous deux aspects : 1) le rapport de l'ouvrier au produit du travail en tant qu'objet étranger qui le tient sous sa domination. [...] 2) le rapport entre le travail et l'acte de production à l'intérieur du travail.
  • Texte extrait des Manuscrits de 1844, ouvrage incomplet dont une partie a été perdue.
  • Marx y traite la question de l’aliénation humaine, thème qui a intéressé auparavant Hegel et Feuerbach.
  • Objet précis du texte : le travail de l’ouvrier est une aliénation. Définition des raisons de cette aliénation. L’aliénation : Alienus : rendre autre, étranger.
  • Critique du travail salarié pas du travail en général. Ce dernier peut être en effet entendu dans un sens valorisant : ce qui permet à l’homme de se réaliser en tant qu’individu, il est aussi synonyme d’humanisation, de développement, de transformation de la nature et de progrès. Travail libérateur (l’homme quitte l’état de nature pour conquérir son humanité). Comment le travail de l’ouvrier peut-il être aliénant quand le travail est par nature libérateur ?
  • Ici, c’est cette notion du travail comme instrument de libération qui est remise en question. Marx veut lever les illusions du salariat et il y a une aliénation dans le travail lui-même :

 

« arx: En quoi consiste l'aliénation du travail ? D'abord, dans le fait que le travail est extérieur à l'ouvrier, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à son essence, que donc, dans son travail, celui-ci ne s'affirme pas, mais se nie, ne se sent pas à l'aise, mais malheureux ; il n'y déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit.

En conséquence, l'ouvrier ne se sent lui-même qu'en dehors du travail et dans le travail il se sent extérieur à lui-même.

Il est à l'aise quand il ne travaille pas et, quand il travaille, il ne se sent pas à l'aise. Son travail n'est donc pas volontaire, mais contraint, c'est du travail forcé.

Il n'est donc pas la satisfaction d'un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail.

Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste.

Le travail extérieur à l'homme, dans lequel il se dépouille, est un travail de sacrifice de soi, de mortification.

Enfin le caractère extérieur à l'ouvrier du travail apparaît dans le fait qu'il n'est pas son bien propre, mais celui d'un autre, qu'il ne lui appartient pas, que dans le travail l'ouvrier ne s'appartient pas lui-même, mais appartient à un autre.

[...] On en vient donc à ce résultat que l'homme (l'ouvrier) se sent agir librement seulement dans ses fonctions animales : manger, boire et procréer, ou encore, tout au plus, dans le choix de sa maison, de son habillement, etc.

; en revanche, il se sent animal dans ses fonctions proprement humaines.

Ce qui est animal devient humain, et ce qui est humain devient animal.

[...] Nous avons considéré l'acte d'aliénation de l'activité humaine pratique, le travail, sous deux aspects : 1) le rapport de l'ouvrier au produit du travail en tant qu'objet étranger qui le tient sous sa domination.

[...] 2) le rapport entre le travail et l'acte de production à l'intérieur du travail. Avez-vous compris l'essentiel ? 1 Le travail est-il aliénant ? 2 Le travail satisfait-il un besoin, chez le travailleur ? 3 En quoi l'ouvrier est-il comparable à une bête ? Réponses: 1 - Oui, d'abord parce qu'il apparaît comme extériorité, ensuite parce qu'il est contraint. Le travail est étranger en tant qu'il n'appartient pas en propre au travailleur. 2 - Non, il fournit seulement les moyens de satisfaire des besoins, grâce au salaire. 3 - L'ouvrier n'est pas librement actif dans son travail, mais uniquement dans ses fonctions animales.

Le travail est une activité subie, imposée par la force, sur lequel le travailleur n'a aucune prise réelle. 1-[« En quoi consiste l'aliénation du travail ? D'abord, dans le fait que le travail est extérieur à l'ouvrier, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à son essence, que donc, dans son travail, celui-ci ne s'affirme pas, mais se nie, ne se sent pas à l'aise, mais malheureux ; il n'y déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit.

En conséquence, l'ouvrier ne se sent lui-même qu'en dehors du travail et dans le travail il se sent extérieur à lui-même.

Il est à l'aise quand il ne travaille pas et, quand il travaille, il ne se sent pas à l'aise.

Son travail n'est donc pas volontaire, mais contraint, c'est du travail forcé.

] 2-[Il n'est donc pas la satisfaction d'un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail.

Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste.

Le travail extérieur à l'homme, dans lequel il se dépouille, est un travail de sacrifice de soi, de mortification.] 3-[Enfin le caractère extérieur à l'ouvrier du travail apparaît dans le fait qu'il n'est pas son bien propre, mais celui d'un autre, qu'il ne lui appartient pas, que dans le travail l'ouvrier ne s'appartient pas lui-même, mais appartient à un autre.

][...] 4-[On en vient donc à ce résultat que l'homme (l'ouvrier) se sent agir librement seulement dans ses fonctions animales : manger, boire et procréer, ou encore, tout au plus, dans le choix de sa maison, de son habillement, etc.

; en revanche, il se sent animal dans ses fonctions proprement humaines.

Ce qui est animal devient humain, et ce qui est humain devient animal.

[...] Nous avons considéré l'acte d'aliénation de l'activité humaine pratique, le travail, sous deux aspects : 1) le rapport de l'ouvrier au produit du travail en tant qu'objet étranger qui le tient sous sa domination.

[...] 2) le rapport entre le travail et l'acte de production à l'intérieur du travail.

»] Introduction et Problématique :. »

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