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L'homme n'est-il qu'une espèce animale ?

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Ainsi, la biologie ne distingue pas les cellules  qui sont la base de l'humain et de l'animal, leur nature est identique. - Si la raison et l?esprit semblaient différencier l?homme de l?animal, les philosophies du XXème siècle mettent à mal cette distinction. Pour le courant dit "matérialisme", l'humain n'est que du physique. L'âme ne serait en fait que des fonctions physiologiques du cerveau et tout autre principe immatériel n'existe pas. L'homme ne serait alors qu'un être purement physique qui ne se différencie de l'animal que par degré. L'intellect humain n'est qu'un degré supérieur de l'intellect animal( Schopenhauer, le monde comme représentation et comme volonté.) - De plus, nous ne pouvons pas vraiment dire que l?homme n?a pas d?instinct. Pour Alain, tout ce que la psychanalyse appelle inconscient n?est que le reste d?instinct animal chez l?homme. Aussi, la liberté prétendue de l'homme est illusoire. Spinoza, dans Ethique, affirme que nous croyons désirer et vouloir librement parce que nous n'avons pas connaissance des raisons de nos actes.

« En biologie, la notion d'espèce sert à classifier les êtres vivants en se basant sur les critères de regroupement, sur des propriétés naturelles.

On se fonde généralement sur des ressemblances pour établir ces groupes.

On parle ainsi d'espèce végétale, d'espèce animale.

Il faut se demander ici si l'espèce humaine est une espèce à part entière ou si elle s'intègre dans la catégorie animale.

Traditionnellement, si on parle d'espèce humaine, c'est parce que les humains possèdent des caractères qui ne peuvent pas trouver de ressemblance avec d'autres animaux.

Pourtant, la théorie darwinienne de l'évolution n'a-t-elle pas montré que l'homme est le résultat d'une évolution dont le point de départ se trouver dans l'espèce animale ? L'espèce humaine est une espèce aux caractéristiques originales Il semble au premier abord qu'il faut créer une catégorie particulière pour l'homme.

S'il partage avec les animaux certains fonctionnements biologiques, il s'en distingue radicalement par de nombreux aspects. - Premièrement, l'homme n'est pas soumis à une chaîne d'instinct, ses actions sont libres et découlent généralement de sa raison.

L'animal lui agit selon un modèle mécanique marqué. "Un animal est par son instinct même tout ce qu'il peut être ; une raison étrangère a pris d'avance pour lui tous les soins indispensables.

Mais l'homme a besoin de sa propre raison.

Il n'a pas d'instinct, et il faut qu'il se fasse à lui-même son plan de conduite." Kant Traité de pédagogie - L'homme possède une raison.

C'est ce qui pour Schopenhauer le distingue de l'animal.

Cette raison lui permet de ne pas vivre qu'au présent, de voir le passé et l'avenir et surtout de créer des connaissances abstraites.

C'est cette faculté pour Aristote qui assure la supériorité de l'homme et qui les rend "maître et possesseur de la nature" selon Descartes. - Cette capacité d'un point de vue anthropologique et sociologique fonde la possibilité de la culture, de la civilisation et de l'histoire.

Ce qui bien sûr diffère radicalement du règne animal, même si certaines espèces vivent en communauté. 2.

Les hommes ont une origine commune avec les animaux - Depuis la révolution opérée par Darwin, l'homme a réintégré la chaîne de l'évolution animale, ainsi il est courant de dire que nous avons des ancêtres communs avec le singe.

Notre corps est d'ailleurs soumis aux même lois et aux même fonctionnements que ceux des animaux.

Ainsi, la biologie ne distingue pas les cellules qui sont la base de l'humain et de l'animal, leur nature est identique. - Si la raison et l'esprit semblaient différencier l'homme de l'animal, les philosophies du XXème siècle mettent à mal cette distinction.

Pour le courant dit "matérialisme", l'humain n'est que du physique.

L'âme ne serait en fait que des fonctions physiologiques du cerveau et tout autre principe immatériel n'existe pas. L'homme ne serait alors qu'un être purement physique qui ne se différencie de l'animal que par degré.

L'intellect humain n'est qu'un degré supérieur de l'intellect animal( Schopenhauer, le monde comme représentation et comme volonté.) - De plus, nous ne pouvons pas vraiment dire que l'homme n'a pas d'instinct.

Pour Alain, tout ce que la psychanalyse appelle inconscient n'est que le reste d'instinct animal chez l'homme. Aussi, la liberté prétendue de l'homme est illusoire.

Spinoza, dans Ethique, affirme que nous croyons désirer et vouloir librement parce que nous n'avons pas connaissance des raisons de nos actes.

Les hommes et les autres êtres sont soumis à la même nécessité. 3.

La notion d'espèce est un concept humain Ainsi, l'homme n'est qu'un degré supérieur franchi dans l'évolution de la nature, qui s'exprime dans le développement de son intellect et de la raison.

Cependant, ces facultés même issues de la nature, permettent à l'homme de s'interroger sur le monde mais aussi sur lui-même.

C'est peut-être là la plus grande différence.

L'homme alors, puisqu'il n'a pas d'essence fixée s'interroge sur sa nature. La notion d'espèce n'a ainsi de sens que pour un être humain et de telle catégorie n'existe pas dans la nature comme telle.

Il ne faut donc pas oublier que l'homme est issu d'une évolution animale et qu'il partagera sans doute toujours certaines similitudes avec les animaux.

La société moderne tend à oublier cela et des conséquences dangereuses apparaissent.

En reniant la nature, les hommes mettent en danger leur propre subsistance et l'illusion de toute-puissance peut entraîner des catastrophes. Il s'agit alors de concevoir une nature humaine complexe qui prend en compte l'originale animale de l'homme.

C'est ce que propose Edgar Morin en concevant l'homme de manière trinitaire : biologique( comme produit d'une évolution de l'espèce), individuelle( l'homme en tant qu'il est pensée personnelle) et sociologique( en tant que déterminé par la société). Si l'homme semble se distinguer par certains traits des espèces animales, il ne faut cependant oublier qu'il est soumis comme elles aux lois de la nature et provient d'une même origine.

La raison de l'homme et son absence d'essence le pousse à sans cesse s'interroger sur son identité et la distinction avec les espèces animales a été un des moyens trouvés pour définir les caractères originaux de l'humanité.

Pourtant, il est nécessaire d'unifier au sein de la nature humaine : nature et culture.. »

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