Aide en Philo

L'homme est-il être de désirs?

Extrait du document

« Analyse du sujet - - - - Le sujet met en relation deux notions (l'homme et le désir), et se demande si l'une peut aller sans l'autre, d'une possibilité théorique (de droit : l'essence de l'homme, est-ce le désir) mais aussi pratique (de fait : la l'humaine consiste-t-elle à désirer). L'homme : c'est essentiellement un être vivant, qui donc accomplit les fonctions du vivant (croissance, nutrition, reproduction). V continuer d'être par un certain mouvement qui permet de se conserver comme individu (nutrition) mais aussi du point de vue de (reproduction). Mais l'homme peut aussi se définir à travers sa raison (la pensée) ou la conscience qu'il a de lui-même, qui implique une liberté. Le désir : tendance spontanée et consciente vers une fin imaginée ou réelle. C'est donc un principe d'ac se trouve à l'intérieur de l'agent. On peut alors concevoir ce principe d'action soit comme un manque qui sus malaise que l'action vient combler, soit comme la force qui fait que chaque être persévère dans son être, soit une tendance insatiable de se développer. Etre : soit être défini (essence) soit être simplement constitué par (existence). La question est de sav désir fait partie de l'essence de l'homme ou bien est-ce simplement quelque chose qui le traverse. Problématique L'homme est tout d'abord un être vivant, et toute vie se caractérise par un certain type de mouvement, qui, contrairement au mouvement non vivant, tient sa force de l'intérieur de l'agent, et non de l'extérieur. Ainsi, la notion de cellule renvoie par exemple à l'idée d'une distinction entre l'extérieur de la cellule, et son intérieur. Le mouvement mécanique, par opposition au mouvement vivant, n'est pas spontané mais provoqué. De ce point de vue, il semble que cette force que constitue le l'être humain vivant doive s'appréhender à travers le concept de désir, tendance spontanée orientée vers une fin. Dès lors, il paraît difficile d'accorder qu'un homme puisse être tel sans désir. L'homme serait donc un être de désir. Mais d'un autre côté, le désir peut aller contre une autre spécificité de l'homme : sa rationalité. En effet, l'homme est aussi l'être libre qui peut limiter ses désirs et agir selon son devoir. Une vie humaine suppose de sacrifier certaines impulsions morbides. Si l'homme n'était qu'être de désir, il serait alors proprement inhumain. Le problème est donc de savoir quelle place le désir doit tenir dans la nature et la réalité humaine : faut-il dire que l'homme est un être de désirs, au motif que sans désir l'être humain perd sa vitalité ? Ou bien faut-il admettre que le désir est la source de l'inhumanité de l'homme, ce qui s'oppose à sa liberté et à sa rationalité ? 1. Le désir est l'essence de la vie humaine - - - A l'ascétisme qui prétend qu'il faut éradiquer ses désirs, au motifs qu'ils constituent un trouble, une inquiétude ou un malaise incompa la vie heureuse, l'hédoniste Calliclès répond, dans le Gorgias, qu'il faut au contraire vivre intensément tous ses désirs. En effet, un homme de désir serait semblable à une pierre : autrement dit, ce serait un homme mort, dépourvu de sensation et de puissance. Ce ne serait pas un ho effet, seule une certaine faiblesse conduit à affirmer que les désirs doivent être éliminés : c'est la faiblesse de ceux qui ne parviennent pas à les moyens de satisfaire leurs désirs, même les plus ambitieux. L'ascétisme est donc la marque d'une faiblesse du vivant : ne pouvoir vivr intense en raison d'une incapacité à réaliser ses désirs. L'homme puissant, au contraire, développe ses désirs et se donne les moyens. Dési point de vue, est la marque d'une vitalité qui, sans le désir, se perd. D'ailleurs, que vaudrait une vie sans plaisir ? Or, le plaisir est la satisf désir : de ce point de vue, le désir est la condition du bonheur puisqu'il permet le plaisir. Une vie sans désir serait une vie sans plaisir, une v vaudrait donc pas la peine d'être vécue. De ce point de vue, on ne peut vivre sans désir car on ne peut vivre sans un certain désir de viv suppose que vivre soit un certain bien, un certain bonheur. Le désir, et sa satisfaction le plaisir, est donc l'essence de l'homme. En outre, on peut remarquer en chaque être une tendance à se conserver dans son être. Cette tendance spontanée caractérise le mo du vivant, tant par la nutrition que par la reproduction. Or, cette tendance est le désir lui-même l'œuvre dans la nature. Le désir apparaî comme le principe vital qui explique que les comportements vivants soient orientés vers une fin qui est la conservation de soi et de l'esp point de vue métaphysique, on peut nommer, à la suite de Spinoza, cette puissance qui fait que chaque être tend à persévérer dans so « conatus » (Ethique). Sans un tel principe, l'individualité ne pourrait exister, car cette force permet de donner à chaque être son unité, ce qu'il se distingue du milieu dans lequel il évolue. De ce point de vue, ne pas désirer serait perdre son identité et son unité, donc mourir, se d dans son milieu. La mort ou la maladie consiste alors dans la perte de cette unité de l'être vivant. On voit donc encore une fois, d'un point d plus moral, mais métaphysique cette fois, que le désir est la condition de tout être humain, et qu'il n'est pas de vie possible sans désir. L'homme, en tant qu'il est un être, est donc un être de désir. En effet, ce dernier lui donne la vie et L'intensité de son être se mesure donc à la force de ce désir d'exister. 2. Mais le désir n'est-il pas malaise, donc signe d'une défaillance ou d'un manque d'être ? Ne peut-il pa ses excès, contrarier notre humanité ? - - Cependant, ceci présuppose que le désir doit toujours être compatible avec notre humanité. Or, on peut remarquer que le essentiellement un certain manque, qui crée alors un malaise ou une souffrance. C'est cette souffrance, comme le montre Locke (E l'entendement humain), cette inquiétude, qui nous pousse à agir et à obtenir l'objet qui nous fait défaut. Le plaisir n'est alors que le rétab d'un état de plénitude, le contentement après la souffrance. Le désir, de ce point de vue, ne fait que marquer la défaillance de notre être. Si l'h un être de désir, alors cela veut dire que notre essence est la souffrance. Or, la souffrance nous paraît être justement quelque chose d'inhu désir manifeste alors le caractère fini de notre vie, ou l'imperfection de notre nature, laquelle, pleinement réalisée, suppose un état de bien ê bonheur. Un homme sans désir est alors un homme parfait, auquel il ne manque rien. Non seulement donc, théoriquement, l'homme n'est p essence être de désir, mais pratiquement, chercher à lutter contre la souffrance suppose de s'humaniser en éradiquant les désirs au profit de et de la rationalité. Car, si le désir est manque, souffrance, alors, contrairement à ce que dit Calliclès dans le Gorgias, l'hédoniste est semblable à un ho »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles