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L'homme a-t-il plus besoin du travail que d'un salaire ?

Publié le 01/04/2009

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travail

— Nul ne conçoit une vie oisive de nos jours : les rentiers se font rares ; les féministes à outrance voient dans le travail féminin une libération. En cela la proposition de Lanza del Vasto : « L'homme a besoin du travail plus encore que du salaire « se vérifie.

— Mais l'on constate que les conditions de travail, l'asservissement à la machine, aliènent l'homme. À la suite de Gandhi, del Vasto propose que, pour le bien des travailleurs, on se soucie « moins de leur obtenir un bon salaire, des bons congés, de bonnes retraites, qu'un bon travail «.

— En effet, le travail moderne prive souvent l'homme de son pouvoir créateur. Le bon travail serait celui qui permettrait l'épanouissement du travailleur. Toutefois, le procès intenté au machinisme semble outrancier, et un équilibre est possible entre l'intérêt du travail et l'attrait du seul salaire.

 

  • I. « Le travail en miettes «

1. La mécanisation du travail

2. L'aliénation de l'homme

3. Les maigres consolations

  • II. Le « bon travail «

1. L'épanouissement dans le travail

2. Les moyens de l'épanouissement : améliorer les conditions de travail

  • III. Du bon usage du modernisme

1. Les limites de la thèse de L. del Vasto

2. L'aide de la machine

3. Un bon travail bien rémunéré

travail

« — La pratique de l'auto-gestion permet aussi à un groupe de travailleurs de prendre en charge toute une unité deproduction. — Le travail devient ainsi un facteur d'intégration de chacun au sein de la société qu'il forge lui-même pour sonbien-être, au lieu d'en subir les institutions. — « En reconnaissant l'importance du travail, on contribue, mieux que par toute autre technique de vie, à resserrerles liens entre la réalité et l'individu ; celui-ci, en effet, dans son travail, est solidement attaché à une partie de laréalité : la communauté humaine » (Freud, Malaise dans la Civilisation). III.

Du bon usage du modernisme 1.

Les limites de la thèse de L.

del Vasto — Prononcée en 1943, cette proposition est à replacer dans son contexte : del Vasto espérait le retour à la terre.Gandhi voulait que chaque indien fût capable de tisser sa propre robe. — Thèse reprise par les communautés hippies des années 60.

En soi, ces initiatives sont excellentes, mais peuventdifficilement devenir le mode d'être d'une société entière. — Vouloir effacer des siècles d'évolution de l'humanité relève de l'utopie.

C'est la nostalgie d'un passé que l'on croitmeilleur que le présent. — Cette critique de la machine ne fait état que du taylorisme, c'est-à-dire de l'extrême division des tâches auxdébuts de la mécanisation.

Il faut prendre en compte l'évolution technologique qui s'est faite depuis. 2.

L'aide de la machine — Le procès du machinisme est injustifié car il a libéré en partie l'homme. Ex.

: ce qui était auparavant accompli par des enfants dans les industries textiles anglaises l'est désormais par desmachines. — La machine a sa part dans le progrès social. Ex.

: les congés payés n'ont pu être inaugurés en France que lorsque la technologie l'a permis, c'est-à-dire dans ledeuxième quart du XXe siècle (1936).

Cette mesure sociale sans précédent a eu le soutien de la machine. — La machine, de plus en plus d'ailleurs, sert l'homme : informatique ou statistiques libèrent du temps que l'hommepeut consacrer à réfléchir. — La machine moderne est donc un bon outil technologique et intellectuel. 3.

Un bon travail bien rémunéré — Seuls les esclaves n'ont pas droit à un salaire. — Les exigences qualitatives d'un bon travail ne sont pas incompatibles avec des exigences quantitatives.

Il n'y apas de honte à demander un salaire confortable lorsque l'activité exercée est en soi agréable.

Il faut trouver unéquilibre entre qualité du travail et quantité du salaire, des congés, etc. — L'homme garde ceci de l'enfance qu'il a besoin d'être encouragé de façon concrète : un bon salaire est lareconnaissance matérielle de la valeur de son travail, de l'aide qu'il apporte à la société.

Cet aspect psychologiqueest trop souvent négligé. Conclusion — Le point de vue de L.

del Vasto est généreux mais relève d'un rêve : celui de l'abolition de la technologie moderne. — Or, c'est un usage raisonné de cette même technique qui doit pouvoir conduire l'homme moderne à un travaillibérateur et créateur.. »

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