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Les sens suffisent-ils à me faire connaître le réel ?

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Le réel désigne alors l?environnement inter-subjectif des choses. - Le premier accès au réel se fait par les sens : la vue, l?ouïe, l?odorat, le toucher, le goût. Nos sensations nous donnent nos premières connaissances et on peut même dire que nos sensations nous donnent toute la connaissance. Pour John Locke et les empiristes, toutes nos idées dérivent de nos expériences, c?est-à-dire des sensations vécues.  « Comment [l?âme] vient-elle à recevoir des idées ?[?] A cela je réponds en un mot, de l?expérience : c?est là le fondement de toutes nos connaissances. »( Essais philosophiques concernant l?entendement ) - Si quelque chose ne peut être perçu par les sens, est-il vraiment réel ? Comment en effet connaître l?existence de quelque chose sans pouvoir le percevoir et sans pouvoir le montrer aux autres ?   Nos sens sont trompeurs, seule l?intelligence peut nous amener à connaître le réel - Nos sens sont trompeurs, cela est un lieu commun. Si je vois au loin une tour carrée, il se peut très bien qu?en m?approchant, je remarque qu?elle est en vérité ronde.

« Mes sens, ma sensibilité sont les facultés qui me permettent d'entrer en contact avec le monde.

Ce sont eux qui acheminent vers le cerveau les sensations nécessaires pour constituer le monde et interagir avec lui.

Un homme doté d'aucun sens serait enfermé sur lui-même.

Le réel dans un premier temps se constitue de tous les objets qui m'entourent.

Le mot réalité vient de la racine latine res qui signifie chose.

La réalité désigne donc l'ensemble des choses qui ont une existence objective et constatable.

Dans ce cas, les sens construisent cette réalité et suffisent à la connaître.

Mais pour connaître, pour avoir un savoir solide sur les choses, ne faut-il pas dépasser le régime des sens.

De plus, n'existe-t-il pas des réalités immatérielles inaccessibles aux sens ? Les sens ne sont-ils pas nécessairement le point de départ de toute connaissance ? de toute réflexion ? Le réel est ce que me donnent mes sens - Nous employons le mot réel pour distinguer entre ce qui a une existence objective et ce qui n'en a pas.

Mes rêves n'atteignent pas le réel, ils sont imaginaires.

Le réel désigne alors l'environnement inter-subjectif des choses. - Le premier accès au réel se fait par les sens : la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher, le goût.

Nos sensations nous donnent nos premières connaissances et on peut même dire que nos sensations nous donnent toute la connaissance.

Pour John Locke et les empiristes, toutes nos idées dérivent de nos expériences, c'est-à-dire des sensations vécues.

« Comment [l'âme] vient-elle à recevoir des idées ?[…] A cela je réponds en un mot, de l'expérience : c'est là le fondement de toutes nos connaissances.

»( Essais philosophiques concernant l'entendement ) - Si quelque chose ne peut être perçu par les sens, est-il vraiment réel ? Comment en effet connaître l'existence de quelque chose sans pouvoir le percevoir et sans pouvoir le montrer aux autres ? Nos sens sont trompeurs, seule l'intelligence peut nous amener à connaître le réel - Nos sens sont trompeurs, cela est un lieu commun.

Si je vois au loin une tour carrée, il se peut très bien qu'en m'approchant, je remarque qu'elle est en vérité ronde.

Le bâton droit paraît dans l'eau courbe.

Nos sens sont donc sources d'illusions.

Le réel désigne alors non plus les apparences, mais l'être véritable des choses qu'il faut atteindre par l'esprit. - De plus, nos sens sont limités et subjectifs.

Kant montre en effet que les perceptions du monde que l'on a, dépend étroitement de la forme de notre sensibilité.

Si notre physiologie changeait, nos représentations et perceptions ne manqueraient pas de changer.

Descartes montre dans les Méditations métaphysiques que nos perceptions changent avec les circonstances.

L'analyse célèbre du morceau cire montre que ses qualités sont différentes pour les sens selon les conditions.

Les sens ne nous donnent pas accès à la réalité profonde. - C'est pourquoi l'objectif de la science est de s'élever au-dessus des sensations subjectives.

La raison doit permettre de penser le réel, de l'expliquer sans passer par les sens.

Les mathématiques sur ce point sont l'image suprême de la science.

Pour étudier un objet, il ne suffit pas de le sentir, de le voir mais de le concevoir.

La science, ainsi travaille avec des outils bien particuliers, à savoir les concepts.

Un concept scientifique ne colle pas concrètement à la réalité qu'il est censé représenter, en fait, il en isole les faits généraux. Les sens sont le point de départ et l'arrivée de toute réflexion - Cependant, il faut de croire que la science peut se passer des sens.

La sensation est le point de départ de tout savoir sur le réel, de toute théorie.

Par exemple, Newton aurait-il eu l'idée de sa loi sur la gravitation s'il n'avait pas vu une pomme tomber ? Ainsi, si la science tend à se débarrasser du donné subjectif, Merleau-Ponty tend à mettre au jour que la science se fonde obligatoirement sur une expérience première, qui est intérieure aux choses.

Les vérités de la science sont construites, élaborées, elles résultent d'un travail qui supposent une vérité première, plus profonde. - De plus, aucune connaissance du réel, aucune théorie ne peuvent se passer d'une vérification par la sensation.

Si j'élabore une théorie pour comprendre les mécanismes profonds de la matière, que les sens ne peuvent pas percevoir, je ne peux cependant pas me passer d'une expérience visant à vérifier ma théorie et mes données.

Le scientifique doit donc revenir au monde de la sensation, de l'observation. - Enfin, les sens nous permettent seuls, d'accéder à certaines vérités.

La science peut peut-être expliquer l'être des choses, elle ne peut pas rendre compte de ce que c'est de voir un superbe coucher de soleil ou d'entendre une belle mélodie.

Les sens nous donnent des impressions et ces impressions que je ressens, ces sensations constituent mon réel, mon vécu.

C'est la possibilité même de l'œuvre d'art. Ainsi, les sens sont notre seul contact possible avec le monde intersubjectif des choses, ils nous donnent le réel. L'imaginaire, l'irréel sont plutôt à mettre sur le compte de l'imagination et de l'esprit.

Pourtant, nos sens nous fournissent des sensations changeantes, éphémères et parfois trompeuses.

Le réel n'est peut-être pas l'apparence des choses mais la vue de la raison.

Les sciences atteignent donc par l'abstraction la vérité profonde des choses, leur réalité.

Cependant, cela ne veut pas dire que les sens ne sont porteurs d'aucune vérité, ils ne suffisent peutêtre pas à connaître le monde, ils sont cependant indispensables à sa connaissance.

Aucune science ne peut s'élaborer sans un point de départ dans les sens et une vérification dans ceux-ci.

De plus, les sens nous font connaître un réel inaccessible par d'autres voies, celui des sensations vécues et de l'art.. »

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