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Les sens sont-ils source de vérité ?

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      Les sens, au nombre de 5, sont notre premier moyen de connaître le monde qui nous entoure. Ils sont donc les première sources de la connaissance et l'on ne saurait visiblement douter si l'on voit ou touche une table qu'il s'agit bien d'un table. Dès lors, les sens semblent exprimer la réalité et partant une certaine partie de la vérité. Pourtant nous connaissons bien les phénomènes d'illusions d'optique ou sonores etc. nous faisant dire alors que les sens n'expriment pas toujours la réalité et ne peuvent pas être par conséquent un moyen suffisamment sûr d'accès à la vérité. Mais d'un autre côté sans l'expérience que nous procure les sens pourront-être sûr de notre connaissance et de la vérité qui en découle ? C'est bien la fécondité cognitive des sens qui est en question.             Les sens sont notre premier accès au réel et au vrai (1ère partie), la prudence reste de mise (2nd partie) supposant alors une interaction entre la valeur des sens et le doute (3ème partie).  

« Les sens sont-ils source de vérité ? Ce sujet interroge la possibilité d'appréhender la réalité des choses au moyen des sens.

Percevoir une chose est-ce la connaître en elle-même ? En termes kantiens, les phénomènes nous font-ils connaître la chose en soi (ou noumène) ? Pour les empiristes, et plus tard, pour la phénoménologie, les informations que nous donnent les choses par l'entremise des sens constituent l'essence même de cette chose.

Toutefois, peut-on se contenter du témoignage partiel et partial des sens ? Ne faut-il pas dire avec Bachelard, que les sensations sont autant d'obstacles épistémologiques à surmonter pour atteindre à la vérité scientifique ? Introduction : Les sens, au nombre de 5, sont notre premier moyen de connaître le monde qui nous entoure.

Ils sont donc les première sources de la connaissance et l'on ne saurait visiblement douter si l'on voit ou touche une table qu'il s'agit bien d'un table.

Dès lors, les sens semblent exprimer la réalité et partant une certaine partie de la vérité. Pourtant nous connaissons bien les phénomènes d'illusions d'optique ou sonores etc.

nous faisant dire alors que les sens n'expriment pas toujours la réalité et ne peuvent pas être par conséquent un moyen suffisamment sûr d'accès à la vérité.

Mais d'un autre côté sans l'expérience que nous procure les sens pourront-être sûr de notre connaissance et de la vérité qui en découle ? C'est bien la fécondité cognitive des sens qui est en question. Les sens sont notre premier accès au réel et au vrai (1ère partie), la prudence reste de mise (2nd partie) supposant alors une interaction entre la valeur des sens et le doute (3ème partie). I – La primauté des sens a) « Rien n'est dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans les sens » nous dit Locke dans son Essai sur l'entendement humain nous dit que Cela signifie comme il le dira au paragraphe 2 du Livre II que notre connaissance se fonde sur l'expérience c'est-à-dire les sens dont elle est la source.

Autrement dit les sens peuvent nous fournir des connaissances certaines.

Elle porte en elle un degré de certitude indéniable, notamment la sphère pratique.

En effet, lorsque je vois une table, l'expérience, constituée par l'ensemble de mes sensations, me dit bien qu'il s'agit d'une table, et de cela je ne peux en douter.

Et c'est d'ailleurs ce que l'on retrouvera chez l'ensemble du courant empiriste : « Supposons donc qu'au commencement l'âme est ce qu'on appelle une table rase, vide de tous caractères, sans aucune idée, quelle qu'elle soit.

Comment vient-elle à recevoir des idées ? Par quel moyen en acquiert-elle cette prodigieuse quantité que l'imagination de l'homme, toujours agissante et sans bornes, lui présente avec une variété presque infinie ? D'où puise-t-elle tous ces matériaux qui sont comme le fond de tous ses raisonnements et de toutes ses connaissances ? À cela, je réponds en un mot, de l'expérience : c'est là le fondement de toutes nos connaissances, et c'est de là qu'elles tirent leur première origine.

Les objets extérieurs et sensibles, ou sur les opérations intérieures de notre âme, que nous apercevons et sur lesquelles nous réfléchissons nous-mêmes, fournissent à notre esprit les matériaux de toutes ses pensées.

Ce sont là les deux sources d'où découlent toutes les idées que nous avons, ou que nous pouvons avoir naturellement.

[...] L'autre source d'où l'entendement vient à recevoir des idées, c'est la perception des opérations de notre âme sur les idées qu'elle a reçues par les sens opérations qui, devenant l'objet des réflexions de l'âme, produisent dans l'entendement une autre espèce d'idées, que les objets extérieurs n'auraient pu lui fournir : telles que sont les idées de ce qu'on appelle apercevoir, penser, douter, croire, raisonner, connaître, vouloir ». b) Et c'est bien ce que nous dit Hume dans son Enquête sur l'entendement humain, section 2 : « Tous les matériaux de la pensée sont tirées de nos sens ».

Et pour comprendre cela Hume nous en fournit un exemple paradigmatique avec le cas d'un aveugle.

En effet, un aveugle ne peut former aucun de notion de couleur ; un sourd aucun notion de son.

Cela semble prouver d'une construction de l'esprit est incapable de rendre compte d'un ensemble de fait en dehors de l'expérience.

De même que nos idées proviennent des sens, la connexion entre nos idées ont pour seule origine l'observation répétée d'une conjonction régulière entre des phénomènes.

Or cela exprime un rapport de causalité que l'on pourrait supposer construit par l'esprit, et la recherche de la cause peut être définie comme une des vocations de la science et la possibilité d'un accès à la vérité.

En effet pour Hume dans son Enquête sur l'entendement humain, la connaissance de la relation de causalité procède de l'expérience : « les causes et les effets peuvent se découvrir non par la raison, mais par l'expérience.

» et Hume ajoute « J'oserai affirmer, comme une proposition générale qui n'admet pas d'exception, que la connaissance de cette relation ne s'obtient, en aucun cas, par des raisonnements a priori : mais qu'elle naît entièrement de l'expérience, quand nous trouvons que des objets particuliers sont en conjonction constante l'un avec l'autre […] Personne n'imagine qu'on ait jamais pu découvrir l'explosion de la poudre ou l'attraction de la pierre de la pierre magnétique par des arguments a priori ».

Ainsi, la vérité est bien donnée par l'expérience dans la pratique comme dans les sciences et c'est bien la conclusion que l'on peut tirer de la section 4 de l'Enquête sur l'entendement humain de Hume : « Toute les lois de la nature et toutes les opérations du corps sans exception se connaissent seulement par expérience ».. »

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