Aide en Philo

Les sens ne sont-ils pas suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances ?

Extrait du document

« Supposons qu'au commencement, l'âme est ce qu'on appelle une table rase, vide de tout caractère, sans aucune idée quelle qu'elle soit ». Cette théorie de John Locke part du principe que l'homme naît telle une table rase, et va découvrir le monde et acquérir des connaissances par l'intermédiaire des sens, et donc de l'expérience et de la sensation. Les sens sont la faculté d'éprouver des sensations grâce à des organes qui nous permettent de percevoir et d'analyser les objets ou des phénomènes extérieurs à nous. Ils jouent un rôle important au niveau des connaissances, activité par laquelle l'homme prend acte des données de l'expérience et cherche à les comprendre ou à les expliquer. Mais les sens sont-ils suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances ? Selon les Empiristes, tel que Locke, sans les sens, l'homme ne pourrait avoir aucune connaissance. Cette théorie s'oppose fortement aux idées des rationalistes, qui pensent que la raison est le fondement de toute connaissance possible. Est-ce donc uniquement les sens qui vont permettent à l'homme d'acquérir des connaissances, ou il y aurait-il des facultés qui pourraient les dépasser ? L'intervention de la raison, de la réflexion, de l'intelligence n'est elle pas tout aussi nécessaire ?  Les sensations éprouvées par l'homme sont-elles toujours une représentation exacte de la réalité ? Nos sens ne connaissent-ils pas des limites? Si les sens nous apportent des connaissances, la raison et l'entendement ne nous permettent-ils pas aussi d'acquérir des savoirs objectifs?

« Demande d'échange de corrigé de Ginet Alexandra ([email protected]). Sujet déposé : Les sens ne sont-ils pas suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances ? « Supposons qu'au commencement, l'âme est ce qu'on appelle une table rase, vide de tout caractère, sans aucune idée quelle qu'elle soit ».

Cette théorie de John Locke part du principe que l'homme naît telle une table rase, et va découvrir le monde et acquérir des connaissances par l'intermédiaire des sens, et donc de l'expérience et de la sensation.

Les sens sont la faculté d'éprouver des sensations grâce à des organes qui nous permettent de percevoir et d'analyser les objets ou des phénomènes extérieurs à nous.

Ils jouent un rôle important au niveau des connaissances, activité par laquelle l'homme prend acte des données de l'expérience et cherche à les comprendre ou à les expliquer. Mais les sens sont-ils suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances ? Selon les Empiristes, tel que Locke, sans les sens, l'homme ne pourrait avoir aucune connaissance.

Cette théorie s'oppose fortement aux idées des rationalistes, qui pensent que la raison est le fondement de toute connaissance possible.

Est-ce donc uniquement les sens qui vont permettent à l'homme d'acquérir des connaissances, ou il y aurait-il des facultés qui pourraient les dépasser ? L'intervention de la raison, de la réflexion, de l'intelligence n\'est elle pas tout aussi nécessaire ? Les sensations éprouvées par l'homme sont-elles toujours une représentation exacte de la réalité ? Nos sens ne connaissent-ils pas des limites? Si les sens nous apportent des connaissances, la raison et l'entendement ne nous permettent-ils pas aussi d'acquérir des savoirs objectifs? Certes, l'homme acquiert de nombreuses connaissances par les sens.

La connaissance désigne tout d'abord l'acte par lequel un homme s'efforce de distinguer et de définir un objet qui se présente à lui.

Par exemple, lorsque je vois un avion au loin, j'utilise mes sens, ma vue, et alors je reconnais l'existence de cet avion.

De la même façon, j'entends sonner mon téléphone, je sens mon portable vibrer.

Lorsque j'écoute le journal télévisé ou encore lorsque je lis un livre, je fais appel à mes sens pour obtenir une connaissance.

La lecture, l'ouie, permettent à l'homme d'acquérir du savoir, sans oublier l'observation qui est un début de la connaissance.

Les sens jouent donc un rôle fondamental dans l'acquisition du savoir.

Certaines théories affirment même que toute connaissance s'obtient grâce aux sens.

Les Empiristes, par exemple, notamment Locke (1632-1704) et Hume (1711-1776 pensent que c'est de l'expérience que l'homme tire les matériaux de toutes ses connaissances.

Pour eux, il n'y a rien dans l'entendement qui n'ait son origine et son fondement dans les « observations que nous faisons sur les objets extérieurs et sensibles ou sur les opérations intérieures de notre âme » (Locke).

La sensation et la réflexion seraient alors à l'origine de toutes nos idées.

Il suffirait donc d'accumuler les expériences personnelles, et grâce aux données ou impressions des sens qu'elles nous fournissent, acquérir des connaissances. Locke, grand philosophe du XVII siècle, explique dans le Livre II de L'essai philosophique concernant l'entendement humain, qu'à la naissance, l'esprit est une feuille blanche, une « table rase » vide de tous caractères et sans aucune idée.

Comme aucun des sens n'a encore fonctionné, aucune donnée sensible n'a pu parvenir dans l'esprit du nouveau-né, aucune connaissance.

Il s'oppose donc fortement à la théorie des « connaissances innées' . Les sens restent donc une des bases essentielles du savoir, nous permettant d'établir des connaissances premières. Ils permettent, par exemple, à l'enfant de comprendre que le feu brûle lorsqu'on est trop prêt, et qu'il peut donc être dangereux.

Mais ils lui permettent aussi de comprendre que le feu peut réchauffer quand on a froid si l'on reste à proximité.

L'enfant acquiert donc une connaissance plus large sur le feu, grâce à ces sens.

Cependant les sens peuvent aussi êtres trompeurs et l'homme ne peut pas toujours s'y fier. L'innéisme, défendu principalement par Descartes, est une théorie qui affirme que l'homme naît avec déjà quelques idées innées.

Les innéistes se méfient des sens qu'ils voient comme trompeurs.

« Les sens m'ont parfois déçu, je ferais donc mieux de ne pas leur faire entièrement confiance », cette citation de Descartes explique qu'il est imprudent d'accepter sans discrimination tout ce que nous disent nos sens, vu qu'ils peuvent être décevants. Les sens n'offrent pas toujours à l'homme une représentation exacte de la réalité.Ils sont trompeurs, et peuvent induire en erreur.

Prenons l'exemple du bâton, si je plonge le bout d'un bâton dans l'eau, j'ai l'impression qu'il est courbé mais ce n'est qu'une illusion d'optique.

Lorsque je suis assis dans un train et que celui du quai d'a côté part, j'ai l'impression que c'est mon train qui bouge.

Les sens ne sont pas toujours fiables et l'homme qui ne s'en tient qu'a. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles