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L'empirisme : les sens ne nous trompent pas

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L'empirisme : les sens ne nous trompent pas

Cependant la position de l'idéalisme et du rationalisme reste contestée, et l'empirisme, plus proche du sens commun, adopte la thèse opposée en soutenant que notre connaissance est tout entière tirée des sens, qu'« il n'y a rien dans l'esprit qui n'ait d'abord été dans les sens », selon la fameuse formule d'Aristote. C'est la raison pour laquelle des empiristes comme Lucrèce pensent que nous ne pouvons que faire confiance aux sens, puisque nous ne disposons que de leur témoignage.

« L'empirisme : les sens ne nous trompent pas Cependant la position de l'idéalisme et du rationalisme reste contestée, et l'empirisme, plus proche du sens commun, adopte la thèse opposée en soutenant que notre connaissance est tout entière tirée des sens, qu'« il n'y a rien dans l'esprit qui n'ait d'abord été dans les sens », selon la fameuse formule d'Aristote.

C'est la raison pour laquelle des empiristes comme Lucrèce pensent que nous ne pouvons que faire confiance aux sens, puisque nous ne disposons que de leur témoignage.

Au reste, nous dit Lucrèce, ce témoignage est toujours vrai.

L'apparence n'est donc jamais trompeuse.

« Quel témoignage, demande Lucrèce, a plus de valeur que celui des sens ? Dira-ton que s'ils nous trompent, c'est la raison qui aura mission de les contredire, elle qui est sortie d'eux tout entière ? Nous trompent-ils, alors la raison tout entière est mensonge.

Dira-t-on que les oreilles peuvent corriger les yeux, et être corrigées elles-mêmes par le toucher ? et le toucher, sera-t-il sous le contrôle du goût ? Est-ce l'odorat qui confondra les autres sens ? Est-ce la vue ? Rien de tout cela selon moi, car chaque sens a son pouvoir propre et ses fonctions à part.

Que la mollesse ou la dureté, le froid ou le chaud intéressent un sens spécial, ainsi que les couleurs et les qualités relatives aux couleurs ; qu'à des sens spéciaux correspondent aussi les saveurs, les odeurs et les sons : voilà qui est nécessaire.

Par conséquent les sens n 'ont pas le moyen de se contrôler mutuellement.

Ils ne peuvent davantage se corriger eux-mêmes, puisqu'ils réclameront toujours le même degré de confiance.

J'en conclus que leurs témoignages en tout temps sont vrais.

» (De la nature, IV, 483-501).. »

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