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le travail est-il source de libération ?

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.../... De plus, l’étude de l’idée de travail à notre époque hors travail de l’ouvrier ne nous donne pas une idée meilleure du travail. Au contraire, on demande à l’Homme de répondre à de nombreuses exigences. L’homme, bien qu’on lui attribue une petite dose de pouvoir décisionnel, n’en reste pas moins à un stade où il n’est pas maître de son travail. On attend quelque chose de bien précis de lui et de son travail. On pousse l’Homme à être polyvalent dans son travail. Cette exigence augmente la quantité de travail que l’Homme doit effectuer et cela parfois dans différents domaines, ainsi que la quantité de contrariétés que celui-ci doit subir dans son travail. Par celles-ci on trouve l’angoisse, la peur de l’échec ou de ne pas être à la hauteur, de ne pas répondre aux nombreuses exigences de son travail. Par ce coté, le travail s’éloigne de l’idée d’une libération.

« De manière générale on attribue au travail un unique bénéfice et un seul but : le salaire.

Cependant, l'idée que l'appât du gain puisse être l'unique motivation qui conduirait une société entière à effectuer cette activité parait incomplète.

Ainsi, il faudrait lui attribuer d'autres bénéfices que celui financier voire même imaginer une certaine forme de libération suite au travail qu'il faut bien entendu définir.

Dès lors, on peut se demande quelles raisons poussent l'homme à travailler ? Pour tenter de répondre à cette question, il est important de définir les termes travail, libération ainsi que l'enjeu de l'utilisation du verbe être.

Le travail correspond à l'acte, à l'activité de modifier les choses, les matériaux à notre disposition dans un but précis qui peut aller de la simple nécessité vitale à l'envie de création.

Le terme Libération nous oriente vers l'idée d'un acte synonyme de liberté avec l'enjeu d'un certain épanouissement, d'une sortie possible de notre condition vers une condition meilleure.

L'utilisation du verbe être nous invite à nous demander si la libération est la caractéristique propre au travail voire la seule ou s'il n'y a pas d'autres enjeux possibles à cet exercice qu'il faudrait définir. Nous verrons donc en quoi le travail est synonyme de libération, puis nous étudierons le coté trompeur voire illusoire de cette idée et enfin nous nous intéresserons aux autres vertus ou enjeux du travail. Le travail est considéré dans notre société comme une activité valorisante.

On lui concède aussi une valeur dite libératrice.

En effet, l'argument le plus courant mais qu'on ne peut pas occulter est le bénéfice financier que l'Homme retire de cette activité qui est le salaire.

Grâce à cette récompense ponctuelle, il acquiert une autonomie financière nécessaire dans un premier à la vie en société et à ses besoins ainsi qu'à son épanouissement au sein de cette société.

Ainsi, le travail est une libération pour l'Homme au sens financier en lui permettant une liberté financière non négligeable à notre époque. Le travail peut aussi être associé à une libération car il est pour lui une sorte de concrétisation physique de ses capacités.

L'homme a la possibilité à travers le travail de montrer l'importance de ses capacités autant manuelle qu'intellectuelles. Le travail donne à l'Homme la possibilité de monter qu'il est mesure de concevoir, de créer, de fabriquer ainsi que d'utiliser les outils qui l'entoure ou encore d'appliquer , d'exercer une technique apprise dans un but précis.

On peut relier le travail à la notion d'exutoire au sens où il donne à l'Homme les moyens d'aller au bout de ses idées, des pensées qu'il a eu.

On peut prendre l'exemple de l'architecte qui voit se matérialiser l'idée d'un habitat qu'il avait auparavant imaginé dans son esprit. Enfin, cette activité permet à tous une libération sociale.

Tout travail permet au travailleur d'accéder à une place importante dans la société.

Plus précisément, la pratique de cette activité donne un rang privilégié à l'Homme, au travailleur.

Il est reconnu par une société où il est important de travailler autant pour sa propre condition que pour le maintien et le bon fonctionnement de la société.

Le travail lui permet un épanouissement social au sein de al société, on lui attribut un certain mérite dans la pratique de son travail et on le considère comme l'un des piliers de la société.

Cependant, bien que le travail révèle de nombreux bienfaits synonymes de libération, aussi bien économique, personnelle que sociale, on ne peut pas faire que l'éloge de cette activité. Le travail peut tout aussi bien avoir ses défauts et s'éloigner de l'idée de libération.

La notion de libération associée au travail peut en effet se révéler quelque peu illusoire. En effet, si l'on s'intéresse aux conditions de travail de l'ouvrier comme l'a fait le philosophe et économiste Karl Marx, on constate que le travail s'éloigne de l'idée de libération pour se rapprocher de celle d'une activité qui a pour conséquence la réification de l'Homme.

On attribut à l'Homme une tâche unique au sein de la société, son rôle est prédéterminé, il ne conçoit et n'invente rien, il est à peine en mesure de savoir le but précis de l'activité à laquelle il participe.

L'Homme est relégué au statut d'un simple maillot d'une chaîne et par ce caractère propre au travail, on assiste à la dépersonnalisation de l'Homme ainsi qu'à la perte d'exercice de sa conscience ce qui est à l'opposé e l'idée libératrice de l'Homme. De plus, l'étude de l'idée de travail à notre époque hors travail de l'ouvrier ne nous donne pas une idée meilleure du travail.

Au contraire, on demande à l'Homme de répondre à de nombreuses exigences.

L'homme, bien qu'on lui attribue une petite dose de pouvoir décisionnel, n'en reste pas moins à un stade où il n'est pas maître de son travail.

On attend quelque chose de bien précis de lui et de son travail.

On pousse l'Homme à être polyvalent dans son travail.

Cette exigence augmente la quantité de travail que l'Homme doit effectuer et cela parfois dans. »

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