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Le travail est-il pour l'homme moderne un droit ou bien une fatalité ?

Extrait du document

 

  • a) A première vue, le travail, aujourd'hui comme hier, est une obligation pénible, une sorte de corvée inévitable, à laquelle il faut bien se résigner.

  •  b) Toutefois, ceux qui, aujourd'hui, ne trouvent pas de travail ou ne sont pas certains de pouvoir travailler demain, ne considèrent-ils pas davantage le travail comme un droit ?

 

  • c) Le problème : ainsi, le travail est-il, pour l'homme moderne, un droit ou bien une fatalité ?

 

introduction 1) remarques préliminaires a) L'homme moderne b) Le travail de l'homme moderne 2) le travail comme droit a) Le droit positif b) Le droit de se réaliser dans son travail

3) le travail comme fatalité a) Que signifie « fatalité » ? b) Aliénation et fatalité conclusion  

 

« introduction a) A première vue, le travail, aujourd'hui comme hier, est une obligation pénible, une sorte de corvée inévitable, à laquelle il faut bien se résigner. b) Toutefois, ceux qui, aujourd'hui, ne trouvent pas de travail ou ne sont pas certains de pouvoir travailler demain, ne considèrent-ils pas davantage le travail comme un droit ? c) Le problème : ainsi, le travail est-il, pour l'homme moderne, un droit ou bien une fatalité ? 1) remarques préliminaires a) L'homme moderne Le sujet n'invite pas à parler du travail en général, mais du travail de «l'homme moderne».

L'expression n'est pas sans ambiguïté.

Pour nous, le mot «moderne» exclut l'Antiquité et le Moyen Age, mais on oppose aussi l'histoire moderne (de la fin du Moyen Age à la Révolution française) à l'histoire contemporaine.

Si l'on prend son sens vague : qui appartient à une époque assez récente, le mot, dans ce sujet, suggère qu'il existe des caractères propres à l'homme «moderne».

Mais quels sont-ils? Sont-ils déterminés par une forme récente de travail ? b) Le travail de l'homme moderne • Le travail n'est pas un fait récent.

En un sens, travailler est une nécessité universelle.

Mais les formes concrètes du travail, et le sens qu'on leur donne, varient selon les cultures.

Bien plus, à l'intérieur d'une société donnée, à une époque déterminée, est-il facile de définir le travail sans négliger des différences parfois considérables ? Il ne va pas de soi que l'on puisse définir le travail de l'homme moderne. • C'est pourquoi il semble préférable de chercher d'abord en quel sens le travail doit être défini pour que l'on dise de lui qu'il est un droit ou une fatalité : cette approche permet peut-être de mieux comprendre le sens du sujet. 2) le travail comme droit a) Le droit positif • Le droit positif est celui qu'établit le législateur dans un État.

Il peut affirmer explicitement un «droit au travail». En France, la Constitution de la Ve République renvoie au préambule de la Constitution de 1946.

Celle-ci déclare que « chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi » (Les Constitutions de la France, G.F., p.

389). • Mais de telles formules ne sont ni nouvelles ni exemptes d'ambiguïté : - P.

Lafargue, en 1880, raillait les ouvriers qui «après 1848 (...) proclamaient, comme un principe révolutionnaire, le droit au travail» et obtenaient en fait un «droit à la misère » pour leurs femmes et leurs enfants (Le Droit à la paresse, rééd.

Maspéro, 1976, p.

125). - Aujourd'hui, la Constitution française précise : «Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

» • Ainsi, le droit au travail, entendu non seulement comme définition de ce qui est permis, mais comme revendication de ce qui est exigible, serait subordonné à un droit plus essentiel : le droit d'avoir «des moyens convenables d'existence».

Mais le travail ne peut-il être davantage ? b) Le droit de se réaliser dans son travail • Hegel, dans la dialectique du maître et de l'esclavage, montre que ce dernier ne travaille pas que pour assurer sa subsistance et celle de son maître.

En transformant la nature, il transforme sa nature, il accède à la liberté.. »

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