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L'animal est-il dans l'homme ou hors de l'homme?

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Mais, l?animal est-il dans l?homme comme nous sommes dans notre chambre par exemple? Cet animal dans chaque homme constituerait alors la somme des instincts qui sommeillent,  qui le mettent en mouvement et qui lui donnent plus ou moins de force. Il serait ce qu?il y a d?essentiel en l?homme. Cette animalité, Nietzsche ne cesse de la rappeler à travers toute son ?uvre. Selon lui, même si nous sommes capables de science ou de morale, nous n?en restons pas moins des animaux. Le danger serait d?ailleurs que cette science ou cette morale éteignent totalement l?animal qu?il y a dans l?homme. Aussi s?agit-il de reconsidérer l?homme d?après sa « volonté de puissance », d?après le besoin qu?il a de chercher à devenir sans cesse plus fort. L?animal est donc dans l?homme et rien ne sert de vouloir l?atténuer : il faut à l?inverse le réveiller pour pouvoir nous retrouver nous-mêmes, tels que nous sommes, et atteindre enfin le « Surhomme », aboutissement de notre animalité accomplie et surmontée.               II/ L?homme se caractérise essentiellement par la pensée               Le problème réside cependant dans la détermination de ce que nous sommes véritablement. L?homme peut très bien être considéré d?une façon purement distincte de l?animal.

« Depuis la philosophie chrétienne, la tradition considère généralement que l'homme fait partie d'un genre spécifique et distingue radicalement le « genre humain » du « genre animal ».

Pourtant, sous de nombreux aspects, nous sommes assez proches de l'animal.

Nous avons, comme lui, la faculté de nous mouvoir et de combler des besoins élémentaires (nutrition, reproduction…).

Mais, dès lors, quel rapport avons-nous avec cette animalité? L'animal est-il dans l'homme comme l'eau est dans le verre ? Dans ce cas, l'animalité constituerait notre essence propre, notre intimité.

Néanmoins, cela est loin d'être évident lorsque nous nous trouvons confrontés à des phénomènes tels que la pensée ou le langage.

Ici, l'homme peut être considéré comme « unique en son genre », distinct de toute animalité, dans la mesure où il est le seul capable d'un raisonnement structuré et manifesté dans la parole.

L'animal serait alors hors de lui.

Il n'en reste pas moins que ces pouvoirs que sont la pensée ou ce langage pourraient être unis à des instincts, indissociables se notre être.

Cela confirmerait alors la présence d'une animalité non pas dans l'homme(comme un contenu est dans un contenant), mais en l'homme.

(indissociable de ses autres facultés). I/ La position nietzschéenne : l'homme est un animal qui doit s'accomplir Le moindre besoin quotidien nous ramène sans cesse à notre animalité.

Tout comme l'animal, nous vivons. Tout comme lui, nous mourrons également.

L'animalité semble ainsi constituer notre être à part entière.

Mais, l'animal est-il dans l'homme comme nous sommes dans notre chambre par exemple? Cet animal dans chaque homme constituerait alors la somme des instincts qui sommeillent, qui le mettent en mouvement et qui lui donnent plus ou moins de force.

Il serait ce qu'il y a d'essentiel en l'homme.

Cette animalité, Nietzsche ne cesse de la rappeler à travers toute son œuvre.

Selon lui, même si nous sommes capables de science ou de morale, nous n'en restons pas moins des animaux.

Le danger serait d'ailleurs que cette science ou cette morale éteignent totalement l'animal qu'il y a dans l'homme.

Aussi s'agit-il de reconsidérer l'homme d'après sa « volonté de puissance », d'après le besoin qu'il a de chercher à devenir sans cesse plus fort.

L'animal est donc dans l'homme et rien ne sert de vouloir l'atténuer : il faut à l'inverse le réveiller pour pouvoir nous retrouver nous-mêmes, tels que nous sommes, et atteindre enfin le « Surhomme », aboutissement de notre animalité accomplie et surmontée. II/ L'homme se caractérise essentiellement par la pensée Le problème réside cependant dans la détermination de ce que nous sommes véritablement.

L'homme peut très bien être considéré d'une façon purement distincte de l'animal.

Ainsi, toute l'époque classique s'affaire à distinguer radicalement homme et animal.

Descartes, par exemple, prétend que l'animal n'a pas d'âme.

Il faut entendre par-là que l'animal ne peut faire preuve ni de pensée, ni de volonté (qui, chez l'homme, est infinie) pour diriger ses actions.

Il est semblable à une machine, et fonctionne de façon purement mécanique.

La distinction est alors radicalement tracée dans la mesure où l'homme, union de deux substances (âme et corps), n'a plus rien de commun avec un animal, qui est un pur corps.

De la même façon, Pascal affirme : « Penser fait la grandeur de l'homme : je ne puis m'imaginer un homme sans pensée.

» L'animalité est alors considérée ce qui ne nous est aucunement essentiel, ce qui est entièrement hors de nous.

Ceci dit, peut-on se seulement se considérer comme pure pensée ? III/ Platon : La présence de l'animalité et sa maîtrise. Le langage lui-même trahit la limite de cette conception de l'homme comme pure pensée.

Si, en effet, nous pouvons être hors de nous-mêmes, lorsque nous sommes énervés, cela signifie qu'il y a quelque chose d'instinctif en nous qui, parfois, nous dépasse.

Comment alors concilier cette dualité entre pensée et animalité ? Dans le Phèdre, Platon s'attache à reconstituer une « psychologie » de l'homme.

Il analyse l'âme humaine comme étant composée de trois parties, qu'il s'agit de distinguer pour les besoins de l'analyse.

Si l'on veut que l'expression « maître de soi-même » ait un sens, alors il faut bien présupposer une partie qui maîtrise (que Platon attribue au nous, la partie intellective) et une partie à maîtriser (la partie désirante, rebelle au commandement) avec l'aide de la partie courageuse.

(à mettre au service de l'intellect).

L'animalité fait donc bien partie de nous mais sa manifestation, hors de nous, est à réguler avec intelligence et courage. Conclusion : - L'animalité est nécessaire à la vie de l'homme Mais c'est sa pensée qui est essentielle. Parce qu'elle permet à l'homme d'acquérir la maîtrise de son animalité. L'animal n'est donc pas dans l'homme, comme une bête cachée à l'intérieur de lui, ni hors de l'homme, comme si l'homme lui était totalement étranger.

Il fait partie de la condition humaine : il permet à l'homme d'être un vivant, qui maîtrise sa vie.. »

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