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L'aliénation dans le travail (Marx)

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Karl Marx, philosophe allemand et communiste du XIX ème siècle, critique ouvertement le capitalisme, notamment dans cet extrait des manuscrits de 1844,ou il fait une dénonciation acerbe de ce système économique qui conduit à un « aliénation du travail », à l'origine de la perte de la liberté humaine gagnée par ce même travail. Ce texte est une réflexion donc sur les rapports entre l'humanité et le travail, et du travail salarié plus particulièrement; les thèmes philosophiques de l'espèce humaine et de son essence sont donc également mis en jeu. La thèse que défend Marx est que le travail tel qu'il existe dans la société capitaliste aliène le sujet de ce travail, c'est à dire l'ouvrier, donc le dépossède. Ainsi la dépossession du travail conduit certes à l'aliénation du travailleur, et donc aussi à sa dénaturation ? On peut donc dire que travail est aliéné et aliénant car il rend les travailleurs étrangers à eux même. En effet le travailleur est aliéné dans son travail, puisque le produit de son travail lui échappe. Marx, sans émettre nul doutes à propos de sa thèse montre ainsi en quoi consiste la dépossession du travail. Et comment cette dépossession du travail conduit alors à l'aliénation de l'homme.

« Demande d'échange de corrigé de isabelle lamarche ([email protected]). \Sujet déposé : L'aliénation dans le travail Karl Marx, philosophe allemand et communiste du XIX ème siècle, critique ouvertement le capitalisme, notamment dans cet extrait des manuscrits de 1844,ou il fait une dénonciation acerbe de ce système économique qui conduit à un « aliénation du travail », à l'origine de la perte de la liberté humaine gagnée par ce même travail.

Ce texte est une réflexion donc sur les rapports entre l'humanité et le travail, et du travail salarié plus particulièrement; les thèmes philosophiques de l'espèce humaine et de son essence sont donc également mis en jeu. La thèse que défend Marx est que le travail tel qu'il existe dans la société capitaliste aliène le sujet de ce travail, c'est à dire l'ouvrier, donc le dépossède.

Ainsi la dépossession du travail conduit certes à l'aliénation du travailleur, et donc aussi à sa dénaturation ? On peut donc dire que travail est aliéné et aliénant car il rend les travailleurs étrangers à eux même.

En effet le travailleur est aliéné dans son travail, puisque le produit de son travail lui échappe.

Marx, sans émettre nul doutes à propos de sa thèse montre ainsi en quoi consiste la dépossession du travail.

Et comment cette dépossession du travail conduit alors à l'aliénation de l'homme. C'est pourtant car il construit et façonne un monde propre et commun avec ses objets, que l'homme affirme la distinction de l‘espèce humaine, en effet grâce à la création d'objets, ou de biens transformant le nature par le travail l'homme se distingue de l'animal, et s'affirme comme membre conscient de l'espèce humaine.

Le travail est propre à l'être humain, car l'homme est un être de besoin et le travail permet la satisfaction de ces besoins.

De ce fait, c'est dans le travail que l'homme devrait se sentir pleinement humain, conscient de son appartenance à l'espèce humaine et donc libre, le travail donne donc le statut d‘être humain à l'homme.

Toutefois lorsque l'on arrache à l'homme l'objet de sa production, on lui arrache également un peu de lui même , ainsi l'avantage de l'homme sur l'animal qui de se sentir, libre par le travail, se transforme en désavantage.

Il y a donc un paradoxe, un problème avec le travail en général qui un signe de liberté, d'avantage de l'espèce humaine, et la forme concrète du travail dans le système capitaliste qui est aliénante. Le travail dans ce système n'est plus signe de liberté mais de servitude, « d'animalisation ».

Comment ainsi expliquer que le travail nécessaire à l'expression et à la satisfaction de l'individu humain, au contraire fait perdre à l'homme son sentiment « humain », le rend étranger et extérieur à lui même, et l'aliène donc ? De plus l'homme est « lui-même » , libre finalement, uniquement quand il ne travaille pas et a un comportement animal, précaire, bestial.

C'est en adoptant un comportement bestial dénué de travail, donc qu'il perd les caractéristiques du comportement humain, que l'homme se subit pas d'aliénation, cad qu'il est lui même.

Le travail production humaine, aurait donc des effets inhumains, qui inverseraient les valeurs. Pour répondre à ce problème Marx explique dans une première partie les causes directes de l' aliénation du travail, les formes que prend cette « dépossession », c'est à dire en quoi consiste exactement le dépossession du travail, à la fois par le fait que le travail soit une capacité extérieure à l'ouvrier, et également car l'ouvrier est privé du fruit de son travail qui ne lui appartient pas.

Puis dans une seconde partie le philosophe montre les conséquences destructrices et fatales de ce cette aliénation dans la caractérisation de l'espèce humaine.

En effet, il semble que le travail permettant à l'homme d'acquérir son statut d'être humain, car le différenciant des animaux, et témoin de son intelligence, au contraire dénature l'homme : il provoque l'absence de sensation d'appartenance à l'espèce humaine. D'abord Marx explique « en quoi consiste l'aliénation du travail » dans une première partie de sa réponse.

Ainsi dès la première ligne, Marx affirme qu' il y a toujours une aliénation par le travail, en effet il pose directement la question de sa nature et donne ainsi l'idée que l'aliénation du travail est une vérité incontestable... L' aliénation peut être défini par le fait d 'être étranger à soi-même ou au résultat de son travail et donc de ne plus s\'appartenir et ne plus être libre.

Marx commence par montrer que le travail est extérieur au travailleur, donc que c'est d'abord le travail qui subit une aliénation, il est ici donc extérieur dans le sens d' étranger.

En effet le travail n'appartient pas à l'essence de l'homme, pas à son « être » , par exemple à l'état de nature les hommes ne travaillaient pas.

C'est dans le jardin d'éden alors que Adam et Ève vivaient dans le bonheur qu'il ont été condamné au travail, ainsi le travail peut être perçu comme une punition, un châtiment donc qui n'épanouît pas l'homme mais au contraire est source de son malheur, car il y est forcé pour survivre bien que ce dernier l'aliène.

Mais on peut de demander si ce travail est vraiment obligatoire pour l'homme ou uniquement nécessaire, et ainsi si il n'appartient pas à son essence humaine ? Donc le travail puisqu'il n'est pas un talent, une capacité propre que posséderait l'ouvrier, il ne peut donc pas s'affirmer dedans.

Le travail reste donc une source de malheur, il nie la nature de l‘ouvrier, le fait passer pour un autre que ce qu'il est en le dévalorisant.

En effet le travail salarié ne comble pas le travailleur bien au contraire il nie toutes les compétences et capacités humaines du travailleur en le considérant uniquement comme un outil dans le processus de production, de ce fait l'homme n'est pas « à l'aise dans le travail », et ne donc s'y épanouir.

D'autre part on peut préciser que l'homme dont Marx parle, correspond principalement au travailleur, à l'ouvrier de l'usine.

Ainsi dans cette explication de texte les termes « homme » et « travailleur » se rapportent pour la plupart, non à l'ensemble exhaustif de l'espèce humaine, mais à un certaine partie des hommes : la classe ouvrière et travailleuses de la population.

Toutefois on peut penser que l'aliénation du travail, bien que surement moins. »

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