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L'adaptation cinématographique tue-t-elle les oeuvres littéraire ?

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La technique du « cinématographe », mise au point par les frères Lumière, a donné naissance à un art nouveau. Louis Lumière se contentait de « prendre la nature sur le vif» : à ce souci documentaire s'oppose, dès le début du XXe siècle, l'ambition de Georges Méliès qui, sous le signe de la féerie, ordonne de véritables mises en scène, ou celle d'Émile Cohl qui, en 1907, crée le premier dessin animé. Entre les mains des producteurs Charles Pathé et Louis Gaumont, le « cinématographe » devient une attraction foraine, avec des drames réalistes, des vaudevilles, des mélodiames. Chez Pathé, Ferdinand Zecca révèle des acteurs comiques : Max Linder, Prince Rigadin; chez Gaumont, Jean Durand, avec la troupe des « Pouics », cultive un genre burlesque qui annonce celui de l'Américain Mack Sennett. Pour gagner un public plus raffiné, la société « Le Film d'Art » entreprend de tourner de grandes oeuvres dramatiques, comme L'Assassinat du duc de Guise, avec Le Bargy, de la Comédie-Française, en 1908. La même année naît le genre du roman populaire à épisodes; aux « Nick Carter » de Victorien Jasset succèdent les « ciné-romans » de Louis Feuillade, Fantomas (1913), Les Vampires (1915), Judex (1916) : en situant des aventures extravagantes dans le décor de Paris ou de la banlieue, Feuillade inventait un style.

De 1910 à 1914, la production française est la plus importante du monde. Puis la guerre, la concurrence étrangère ralentissent son essor; toutefois, Antoine, en appliquant au cinéma les théories du Théâtre libre, réalise quelques beaux films et Jacques Feyder fait chez Gaumont ses premières armes.

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