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La technique s'enracine-t-elle dans les besoins ?

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BESOIN

Gén. Nécessité naturelle ayant une cause physiologique; par ex., le besoin de manger. Il faut ici distinguer besoin et désir (désir de manger du fromage plutôt qu'un dessert). Le désir privilégie toujours un objet plutôt qu'un autre, et implique donc un choix là où le besoin manifeste une nécessité. Phi. Il est difficile cependant de faire du besoin une catégorie strictement naturelle. Nos besoins sont inséparables de notre histoire psychologique (Freud) et sociale (Marx) ou bien sont dits culturels ; dans tous les cas, ils échappent à une détermination objective. Ainsi, parler de besoins vitaux reste délicat : où se termine la survie ? Où commence l'abondance ? Les frontières du besoin semblent donc poreuses.

TECHNIQUE (gr. technè, art, métier, habileté)

Gén. Actes ordonnés en vue de transformer la nature, le corps (gymnastique), le langage (rhétorique). Les techniques sont indissociables de la culture», si bien qu'on peut définir l'homme comme un animal fabricateur d'outils. Phi. Comme moyen (ensemble de procédés), la technique n'est ni bonne ni mauvaise en elle-même, mais selon l'usage qu'on en fait ( distinction du rationnel et du raisonnable). Sa fin lui reste extérieure. Sa norme est donc l'efficacité : n'ayant pas de valeur en elle-même, elle n'en a que relativement à ses effets. Cependant, si pour les Anciens, elle s'oppose par ce trait à la science conçue comme une activité désintéressée, à la connaissance dont le degré suprême est la théoria (contemplation, savoir des fins), elle est plutôt pour les modernes à la fois moyen de la science qui progresse grâce à son développement, et application possible de celle-ci.

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