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La philosophie d'Arthur Schopenhauer

Publié le 22/02/2012

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Il fut, selon ses propres termes, l'homme " d'une unique pensée ". Il se refusa à édifier un système et, dès sa thèse de doctorat : La Quadruple Racine du Principe de Raison Suffisante (1813), son oeuvre peut être définie comme une entreprise, toujours renouvelée, de " dévoilement ". Si Schopenhauer fit souvent montre d'une inexcusable légèreté philosophique, on peut sans doute retenir de son oeuvre, comme le firent Nietzsche et Bergson, l'élan incontestable qui l'anime. Le Monde comme Volonté et comme Représentation (1818) prétend révéler l'essence des choses à travers une succession " d'attaques savantes ". L'idéalisme kantien prouve que " le monde est ma représentation ", phénoménisme que Schopenhauer pousse à la limite, mais qui a pour contrepartie le besoin métaphysique d'atteindre la chose en soi, à laquelle le phénomène renvoie comme à sa raison d'être. La chose en soi est accessible à l'intuition, comme le révèle une expérience privilégiée, celle du corps, par laquelle je dépasse l'apparence : mon corps est l'objet ambigu d'une expérience immédiate, phénomène qui est la condition de l'appréhension des phénomènes ; davantage : " il est la volonté devenue visible et chacun de ses mouvements répond à un acte de la volonté ".
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« Le désespoir de l'existence Schopenhauer est un marginal, un solitaire et d'ailleurs, sa philosophie est une analyse de la solitude, de l'ennui compris comme lucidité, vérité profonde du désir, de l'insignifiance du monde soumis à une force implacable et obscure qu'il appelle « volonté », de l'angoisse qu'elle génère et que ne peut calmer qu'un renoncement volontaire, un salut par l'art et l'exercice de la compassion.

La condition humaine est inséparable du malheur, et l'absurdité de la vie nous condamne au désespoir.

Grand lecteur, il déteste les « philosophes apprivoisés » que sont à ses yeux Hegel, « écrivailleur d'absurdité, détraqueur de cervelles », Fichte et Schelling ; il dévore Platon, Aristote et Kant qu'il admirera toute sa vie et dont il écrit : « Pour me consoler, j'ai ta parole, j'ai ton livre, pour me consoler (…) Car tous ceux qui m'entourent me sont étrangers.

Le monde m'est désert et la vie longue.

» Il ne conservera des douze catégories kantiennes que la causalité et assimilera la « chose en soi » à la volonté. L'ilôt de la conscience Tout le malheur de l'homme vient de la trop grande acuité de sa conscience, îlot de psychisme dans un océan d'inconscience totale.

Ce que nous avons l'habitude d'appeler « le monde » et que nous prenons pour la réalité n'est en fait qu'une « représentation » subjective, une illusion, un phantasme, un rêve éveillé.

La véritable réalité est celle de la volonté : force aveugle, sans but, impérissable, pulsion qui pousse l'homme à survivre, à réaliser quelque chose. Le monde est un cycle infernal où chaque homme est à la fois proie et chasseur, où il souffre, fait souffrir, s'ennuie, se divertit… L'oeuvre majeure de Schopenhauer est Le Monde comme volonté et comme représentation qu'il compléta par de copieux suppléments.. »

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