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La guerre empêche-t-elle le fonctionnement de la culture ou y contribue-t-elle ?

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Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « La guerre » : Etant donné que le terme est mis en regard avec celui de « culture », il semble évident qu'il ne s'agisse pas de la guerre comme simple conflit entre des individus - puisque une guerre entre des individus n'aurait pas d'incidences sur la culture. La guerre est donc un conflit ouvert, une lutte armée entre généralement deux Etats ou deux groupes. Elle oppose des ennemis, c'est-à-dire des entités ayant des intérêts contraires, et a en général pour but la défense, la conservation, ou la possession. La guerre se caractérise souvent par la destruction qui l'accompagne. - « La culture » : Le terme a ici un sens très large qui peut être synonyme de civilisation. Cela désigne en général l'ensemble historiquement et géographiquement  défini des institutions caractéristiques d'une société donnée, qui désigne des traditions scientifiques, artistiques, religieuses, philosophiques...   C'est tout ce qui touche aux aspects intellectuels propres à une civilisation, et à ses formes acquises de comportement. - « Fonctionnement » : le terme peut sembler étrange, puisque le fait de fonctionner renvoie plutôt à un mécanisme, à un organe, à moins que cela ne consiste dans le fait de remplir son rôle. De manière plus générale, on peut supposer que le terme enveloppe la diffusion de la culture, son évolution, l'effervescence intellectuelle qui l'accompagne, le rôle qu'elle peut tenir...   Construction de la problématique.                       Le sujet tente de voir quels rapports il est possible d'établir entre la guerre et la culture, ou plus exactement, de voir quelle est l'influence de la guerre sur la culture. Une alternative est proposée, soit la guerre est bonne pour la culture, soit elle est mauvaise. Il peut tout d'abord paraître évident que la guerre, en tant que destructrice, ne soit pas bonne pour la culture, et c'est cette évidence que le sujet cherche à remettre en question. Cela ne signifie pas pour autant qu'il faille faire une apologie de la guerre, mais il s'agit simplement d'étudier objectivement quels sont les effets de la guerre dans une civilisation. Il ne faut pas oublier que la guerre est la rencontre -violente certes - de deux peuples, et que généralement, les rapports que ceux ci entretiennent sont nécessairement enrichissants pour les deux partis.             Se pose donc la question de savoir dans quelle mesure et de quelle manière la guerre contribue au fonctionnement de la culture, et sur quels points elle l'empêche.

« Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « La guerre » : Etant donné que le terme est mis en regard avec celui de « culture », il semble évident qu'il ne s'agisse pas de la guerre comme simple conflit entre des individus – puisque une guerre entre des individus n'aurait pas d'incidences sur la culture.

La guerre est donc un conflit ouvert, une lutte armée entre généralement deux Etats ou deux groupes.

Elle oppose des ennemis, c'est-à-dire des entités ayant des intérêts contraires, et a en général pour but la défense, la conservation, ou la possession.

La guerre se caractérise souvent par la destruction qui l'accompagne. - « La culture » : Le terme a ici un sens très large qui peut être synonyme de civilisation.

Cela désigne en général l'ensemble historiquement et géographiquement défini des institutions caractéristiques d'une société donnée, qui désigne des traditions scientifiques, artistiques, religieuses, philosophiques… C'est tout ce qui touche aux aspects intellectuels propres à une civilisation, et à ses formes acquises de comportement. - « Fonctionnement » : le terme peut sembler étrange, puisque le fait de fonctionner renvoie plutôt à un mécanisme, à un organe, à moins que cela ne consiste dans le fait de remplir son rôle.

De manière plus générale, on peut supposer que le terme enveloppe la diffusion de la culture, son évolution, l'effervescence intellectuelle qui l'accompagne, le rôle qu'elle peut tenir… Construction de la problématique. Le sujet tente de voir quels rapports il est possible d'établir entre la guerre et la culture, ou plus exactement, de voir quelle est l'influence de la guerre sur la culture.

Une alternative est proposée, soit la guerre est bonne pour la culture, soit elle est mauvaise.

Il peut tout d'abord paraître évident que la guerre, en tant que destructrice, ne soit pas bonne pour la culture, et c'est cette évidence que le sujet cherche à remettre en question.

Cela ne signifie pas pour autant qu'il faille faire une apologie de la guerre, mais il s'agit simplement d'étudier objectivement quels sont les effets de la guerre dans une civilisation.

Il ne faut pas oublier que la guerre est la rencontre –violente certes – de deux peuples, et que généralement, les rapports que ceux ci entretiennent sont nécessairement enrichissants pour les deux partis. Se pose donc la question de savoir dans quelle mesure et de quelle manière la guerre contribue au fonctionnement de la culture, et sur quels points elle l'empêche. Plan : I/ La guerre empêche le fonctionnement de la culture : Il semble évident au premier abord que la guerre de par son côté destructeur empêche le fonctionnement de la culture.

En effet, les hommes vivant dans ces conditions sont plus préoccupés par leur survie que par l'expression artistique, et de ce fait, la culture semble devoir être mise au second plan lors des périodes de guerre. Tout est en effet interrompu pour que les forces participent à l'effort de guerre, et cette dernière a en général un but réformateur qui n'entraîne pas nécessairement un progrès. C'est ce qu'explique Descartes dans La Lettre à Poliot en 1648, où il écrit qu'il n'aime pas le métier de guerre, mais que l'on peut éventuellement s'y engager si la cause portée est juste et belle.

Selon Descartes, le métier de la guerre et la guerre elle même ne sont pas estimables parce que c'est en général le libertinage et l'oisiveté qui y conduisent.

Seuls les hommes qui s'ennuient se tournent vers la guerre car elle leur donne l'illusion d'être important, et leur permet d'acquérir des honneurs.

La guerre doit être faite si elle ne peut absolument pas être évitée, mais elle est quoi qu'il en soit inférieure à la paix.

C'est la raison pour laquelle Descartes écrit : « Qui voit comme nous sommes faits / Et pense que la guerre est belle / Ou qu'elle vaut mieux que la paix / Est estropié de cervelle ». Il existe une seconde raison pour laquelle Descartes ne tient pas la guerre en estime : selon lui, elle a toujours pour but de changer les choses. Or, ce changement n'est pas nécessairement souhaitable, puisque l'amélioration qui en ressortirait n'est qu'hypothétique. « Ces humeurs brouillonnes et inquiètes, qui, n'étant appelées, ni par leur naissance, ni par leur fortune, au maniement des affaires publiques, ne laissent pas d'y faire toujours, en idée, quelque nouvelle réformation.

» Descartes commente dans les lettres à Elisabeth le Prince de Machiavel, et explique que ce dernier est trop radical.

Selon lui, les préceptes " tyranniques " de l'auteur du Prince sont contradictoires avec le but que celui-ci poursuit, se maintenir au pouvoir.

La critique morale se joint ici à une disqualification " technique " : Descartes estime que Machiavel donne des conseils dangereux et inefficaces.

Cette position est tout à fait cohérente avec la philosophie de Descartes qui fonde métaphysiquement la valeur absolue de l'individu et de son jugement, de la liberté, qui permet de penser les rapports entre les hommes autrement qu'en termes de conflit et de recherche de pouvoir. è Ainsi, pour Descartes, la guerre est supérieure à la paix, elle ne peut rien amener de meilleur, et n'est donc pas propice au fonctionnement de la culture.

Elle n'est que le fruit de l'ennui des hommes.. »

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