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La conscience me fait-elle connaitre ce que je suis ?

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Freud, en donnant une approche révolutionnaire de l?esprit humain, considère la conscience comme moins significative que l?inconscient. En effet, toute  chose semble être latente en conscience, on ne peut juger entièrement de la conscience sur les courtes périodes où elle se manifeste. Le savoir de la conscience est dynamique, c?est un flux psychique qui est contraint par les autres ( inconscient, pré-conscient, etc.), et il est difficile d?en saisir la justesse.   -          La conscience morale dit souvent ce que nous devrions être ou pourrions être. Le jugement porté est un jugement de synthèse qui emprunte à plusieurs instances supérieures à l?individu lui-même : la société, la figure parentale, la tradition, etc. Elle est donc un savoir, mais un savoir dangereux car souvent en conflit dans le psychisme humain, et dont le caractère primitif obscurcit l?analyse.   III. Un élément primordial de la structure de l?esprit humain   -          Comment connaître ce qui justement informe chaque individu de son existence ? Bien sûr l?analyse n?arrachera pas la conscience de la place de choix qu?elle occupe, mais elle permet de mieux saisir sa nature : la conscience est l?esprit de l?individu dans le monde, elle est le regard de l?esprit sur l?esprit dans l?action, dans la vie.

« Introduction : Nous ne pouvons débuter par une définition autre qu'approximative de la conscience.

Celle-ci, en effet, est une donnée primitive de l'esprit humain, elle fait partie de sa définition et isoler son rôle représente une tâche ardue.

On peut avancer une définition sommaire : la conscience est cette pensée qu'a l'esprit de ses états et de ses actes.

La conscience est, pour Descartes, la preuve même de notre existence, et elle est dans l'analyse du psychisme une instance fondamentale.

Est-ce par elle que l'individu se connaît ? Si la conscience permet au sujet de se saisir de lui-même, est-elle pour autant un savoir ? Car à l'opposé d'une conscience révélatrice de soi existe la « mauvaise » conscience, le sentiment d'avoir mal agi, une conscience qui décrit un autre individu : le coupable, le juste, le sujet « moral ».

La conscience révèle l'existence, mais n'en est pas pour autant un simple moyen de connaissance, elle est, au-delà d'une analyse réductrice, l'essence de l'être humain. I.

Etre conscient, l'essence de l'homme - L'expérience du cogito cartésien démontre que l'existence et l'affirmation de son unicité sont subordonnées à la conscience.

« Je pense donc je suis », il faut insister sur la corrélation, qui montre que c'est parce que je pense que je peux me dire étant.

En plus de prouver l'existence, la conscience se définit comme l'essence même de l'existence.

(Descartes, Discours de la Méthode, 1637) - La conscience est l'essence, elle montre l'être, elle le donne à voir.

Alors que pour l'observateur savant la conscience est une réalité préliminaire, pour l'individu, la conscience est aussi un savoir, un discours fondateur, un regard particulier sur son existence et ses propres actions, elle est une certaine forme de connaissance. - L'homme se révèle, et il se scrute.

La conscience est un savoir, et celui-ci semble appartenir à ces savoirs immanents, spontanés, déjà constitués.

L'analyse de la conscience dans la vie pratique du sujet, dans sa confrontation avec les actes, montre combien la conscience morale peut agir en dictateur de l'esprit, usant d'un savoir mal défini. II.

Un savoir tyrannique - La conscience morale est cette qualité de l'esprit qui permet de délivrer des jugements spontanés et normatifs sur la valeur morale des états et des actes.

La conscience morale est l'instance judiciaire en charge du sujet dans l'action.

Elle est un savoir que nous ne maîtrisons pas entièrement, nous ne saurions cerner complètement la portée de cette connaissance. - La conscience est un savoir dynamique, et elle est assujettie à une certaine organisation psychique.

Freud, en donnant une approche révolutionnaire de l'esprit humain, considère la conscience comme moins significative que l'inconscient.

En effet, toute chose semble être latente en conscience, on ne peut juger entièrement de la conscience sur les courtes périodes où elle se manifeste.

Le savoir de la conscience est dynamique, c'est un flux psychique qui est contraint par les autres ( inconscient, pré-conscient, etc.), et il est difficile d'en saisir la justesse. - La conscience morale dit souvent ce que nous devrions être ou pourrions être.

Le jugement porté est un jugement de synthèse qui emprunte à plusieurs instances supérieures à l'individu lui-même : la société, la figure parentale, la tradition, etc.

Elle est donc un savoir, mais un savoir dangereux car souvent en conflit dans le psychisme humain, et dont le caractère primitif obscurcit l'analyse. III.

Un élément primordial de la structure de l'esprit humain - Comment connaître ce qui justement informe chaque individu de son existence ? Bien sûr l'analyse n'arrachera pas la conscience de la place de choix qu'elle occupe, mais elle permet de mieux saisir sa nature : la conscience est l'esprit de l'individu dans le monde, elle est le regard de l'esprit sur l'esprit dans l'action, dans la vie. - « Etre conscient, c'est vivre la particularité de sa propre expérience en la transposant dans l'universalité de son savoir.

C'est dire que la conscience ne peut être décrite que comme une structure complexe, celle de l'organisation même de la vie de relation qui lie le sujet aux autre et à son monde.

» (Henry Ey, La conscience, 1963).

La conscience est donc le lien de l'individu à lui-même et de l'individu au monde. - On peut donc dire que la conscience met l'existence en exergue, sans pour autant en délivrer une connaissance parfaite.

Bien souvent, notre conscience juge en dépit de tout, bien souvent elle condamne pour d'obscures raisons.

Au-delà de la complexité du psychisme, source d'égarement, la conscience est ce lien entre notre existence et celle du monde, elle est une mise en rapport, à ce titre elle peut dire à l'individu ce qu'il est. Conclusion : La conscience est la preuve de la réalité de notre existence.

C'est déjà un savoir. Mais la conscience, dans sa dimension morale, écrase l'individu et peut délivrer des jugements et des savoirs inadéquates. La conscience permet à l'individu de se connaître et d'agir dans le monde, avec les autres, la conscience est à la fois la preuve et l'essence de l'existence.. »

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