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Fiche de cours en philo : LA PHILOSOPHIE .

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SUJETS DE BACCALAURÉAT    - Que signifie l'expression : « l'homme est un animal métaphysique » ?  - La philosophie est-elle dangereuse ?  - Comment une philosophie ancienne peut-elle être actuelle?  - La philosophie recherche-t-elle la vérité ou le sens?  - La philosophie a-t-elle encore sa place dans notre monde?  - À quel type de vérité nous conduit la réflexion philosophique?

• La science des diverses cultures humaines - l'anthropologie (§ 1) - requiert la réflexion philosophique proprement dite (§ 3 et 4), qui peut seule, à travers une élucidation des valeurs humaines, lui donner sens et intelligibilité. Le savoir sur l'homme est donc inséparable de la philosophie qui peut seule le fonder. Mais la philosophie elle-même explicite son projet véritable et ultime dans la métaphysique, qui dépasse le simple point de vue phénoménal pour atteindre l'Être le plus fondamental, l'Être en tant qu'Être dont parlait déjà Aristote (§ 5). Ainsi, partis de la réflexion sur l'homme (l'anthropologie), nous passons progressivement à la philosophie, puis à la métaphysique. • L'anthropologie (qui désigne essentiellement de nos jours l'anthropologie culturelle (§ 1) requiert une réflexion philosophique et une sagesse, comme le montrait Kant (§ 2). • La philosophie, recherche personnelle sur le vrai (§ 3), se distingue en tous points de la science (§ 4). • La métaphysique, science de l'Être en tant qu'être (§ 5), a subi l'assaut de la critique kantienne : Kant a, en effet, décrit le mécanisme de l'illusion métaphysique (§ 6). • Néanmoins, l'homme demeure un animal métaphysique (Conclusion).

« • La science des diverses cultures humaines - l'anthropologie (§ 1) - requiert la réflexion philosophique proprement dite (§ 3 et 4), qui peut seule, à travers une élucidation des valeurs humaines, lui donner sens et intelligibilité.

Le savoir sur l'homme est donc inséparable de la philosophie qui peut seule le fonder. Mais la philosophie elle-même explicite son projet véritable et ultime dans la métaphysique, qui dépasse le simple point de vue phénoménal pour atteindre l'Être le plus fondamental, l'Être en tant qu'Être dont parlait déjà Aristote (§ 5).

Ainsi, partis de la réflexion sur l'homme (l'anthropologie), nous passons progressivement à la philosophie, puis à la métaphysique. • L'anthropologie (qui désigne essentiellement de nos jours l'anthropologie culturelle (§ 1) requiert une réflexion philosophique et une sagesse, comme le montrait Kant (§ 2). • La philosophie, recherche personnelle sur le vrai (§ 3), se distingue en tous points de la science (§ 4). • La métaphysique, science de l'Être en tant qu'être (§ 5), a subi l'assaut de la critique kantienne : Kant a, en effet, décrit le mécanisme de l'illusion métaphysique (§ 6). • Néanmoins, l'homme demeure un animal métaphysique (Conclusion). I - L'anthropologie Si l'étymologie nous signale que l'anthropologie (du grec anthropos, homme et logos, discours) est la science de l'homme en général, ce terme, sous l'influence anglo-saxonne, désigne essentiellement de nos jours une discipline qui se donne comme objet d'étude les différentes cultures : l'anthropologie culturelle. Avec Lévi-Strauss, distinguons l'ethnographie, l'ethnologie et l'anthropologie culturelle, trois moments distincts d'un même travail.

La première correspond aux stades initiaux de la recherche (observation et description des différentes ethnies`).

La seconde représente un premier pas vers la synthèse.

Enfin, l'anthropologie culturelle réfléchit elle aussi sur les différentes cultures, à un niveau de synthèse supérieur.

Ce qu'elle vise, c'est une unité, au-delà de cette diversité. « Partout où nous rencontrons les termes d'anthropologie sociale ou culturelle, ils sont liés à une seconde et dernière étape de la synthèse, prenant pour base les conclusions de l'ethnographie et de l'ethnologie.

Dans les pays anglo-saxons, l'anthropologie vise à une connaissance globale de l'homme, embrassant son sujet dans toute son extension historique et géographique...

et tendant à des conclusions, positives ou négatives, mais valables pour toutes les sociétés humaines, depuis la grande ville moderne jusqu'à la plus petite tribu mélanésienne.

» (C.

Lévi-Strauss, Anthropologie structurale, Plon, 1960) Il - Anthropologie et philosophie Peut-on considérer l'anthropologie, sous ses différentes acceptions, comme un savoir «positif» sur l'homme, indépendant de toute sagesse? Ce point de vue semble assez partagé de nos jours, car notre époque préfère bien souvent une science apparemment autonome à tout travail de réflexion critique et philosophique.

Notre temps est, sous cet angle, «positiviste».

C'est oublier la grande leçon kantienne, telle qu'elle se dégage de l'Anthropologie du point de vue pragmatique (1798), où le philosophe nous signale, avec lucidité, qu'il n'est point d'anthropologie dissociable d'une sagesse. Kant conçoit l'anthropologie (conçue comme science de l'homme en général) de trois façons : comme anthropologie théorique (c'est-à-dire psychologie empirique, fondée sur l'expérience), comme anthropologie pragmatique (connaissance de l'homme tournée vers ce qui peut accroître l'habileté humaine), comme anthropologie morale (connaissance de l'homme tournée vers ce qui doit produire la sagesse dans la vie). Même envisagée sous son angle pragmatique, l'anthropologie est inséparable d'une reconnaissance de l'homme comme être moral (c'est-à-dire comme personne) capable d'accéder à l'éducation et à la culture.

Toute anthropologie suppose donc un lien étroit avec la réflexion philosophique.

Le savoir sur l'homme requiert toujours une recherche morale ou une sagesse. « Voici au total à quoi parvient l'anthropologie pragmatique en ce qui concerne la destination de l'homme et les caractères de son perfectionnement.

L'homme est destiné par sa raison à former une société avec les autres et dans cette société à se cultiver, à se civiliser et à se moraliser par l'art et par les sciences; aussi fort que soit son penchant animal à s'abandonner passivement aux attraits du confort et du bien-être, qu'il appelle félicité, sa raison le destine au contraire à se rendre digne de l'humanité dans l'actif combat contre les. »

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