Aide en Philo

Etre cultivé rend-il meilleur ?

Extrait du document

Etre meilleur, c'est être plus performant, plus fort mais si on peut le comprendre comme un principe de rationalité, voire de rapidité dans l'exécution, il n'en reste pas moins que l'on ne peut pas ne pas insister ici sur la valeur éthique que comprend ce superlatif. Etre cultivé peut s'entendre aussi en un double sens. Tout d'abord, un être cultivé est quelqu'un qui a des connaissance théoriques, mais en vue du rapport nature - culture, on peut parler de ce rapport à la culture comme le fait d'entrer en société ou de vivre non plus dans un état de nature mais dans un état civil, de société. Mais si être meilleur peut se comprendre comme le développement d'une technique ou d'une connaissance, il n'en reste pas moins qu'il s'agirait ici d'un sens faible. Au sens fort, la question se pose entre le rapport de cet de connaissance ou de culture en vue du développement d'une nature éthique de l'homme. Dès lors la question que nous pose le sujet prend alors toute son envergure. Effectivement, il semble que le lien ne soit pas nécessaire en les deux. Dès lors, il s'agirait alors d'interroger la valeur éthique de cette culture.             Si être cultivé peut nous rendre meilleur dans la mesure où cela peut exprimer une excellence (1ère partie), il n'en reste pas moins que le lien semble pas nécessaire voire peut être renversé (2nd partie). Dès lors, face à cette impasse faudra-t-il essayer de développer le dépassement de cette aporie peut-être en envisageant la culture comme propédeutique à l'éthique (3ème partie).

« Introduction : Etre meilleur, c'est être plus performant, plus fort mais si on peut le comprendre comme un principe de rationalité, voire de rapidité dans l'exécution, il n'en reste pas moins que l'on ne peut pas ne pas insister ici sur la valeur éthique que comprend ce superlatif.

Etre cultivé peut s'entendre aussi en un double sens.

Tout d'abord, un être cultivé est quelqu'un qui a des connaissance théoriques, mais en vue du rapport nature – culture, on peut parler de ce rapport à la culture comme le fait d'entrer en société ou de vivre non plus dans un état de nature mais dans un état civil, de société.

Mais si être meilleur peut se comprendre comme le développement d'une technique ou d'une connaissance, il n'en reste pas moins qu'il s'agirait ici d'un sens faible.

Au sens fort, la question se pose entre le rapport de cet de connaissance ou de culture en vue du développement d'une nature éthique de l'homme.

Dès lors la question que nous pose le sujet prend alors toute son envergure.

Effectivement, il semble que le lien ne soit pas nécessaire en les deux.

Dès lors, il s'agirait alors d'interroger la valeur éthique de cette culture. Si être cultivé peut nous rendre meilleur dans la mesure où cela peut exprimer une excellence (1 ère partie), il n'en reste pas moins que le lien semble pas nécessaire voire peut être renversé (2nd partie).

Dès lors, face à cette impasse faudra-t-il essayer de développer le dépassement de cette aporie peut-être en envisageant la culture comme propédeutique à l'éthique (3ème partie). I – Connaissance, culture et éthique comme perfectionnement a) Etre cultivé semble nous rendre meilleur dans la mesure où la culture développe notamment une connaissance, l'excellence technique d'un objet ou d'une science.

En ce sens, elle nous permet d'être meilleur dans un domaine par rapport à celui qui ne connaît pas qui est ignorant c'est bien ce qui fait la différence entre le technicien et l'ignorant.

Et c'est encore ce qui rend nécessaire la division des tâches dans la Cité de la République de Platon.

Et cela d'autant plus que la culture exige une certain effort, une certaine prise de distance avec ses passions.

Et c'est pour cela que la figure du sage est essentielle.

Il est un guide et cela parce qu'il vise le Bien.

Or toute connaissance et toute culture participe du bien et il exprime une perfection qu'il faut atteindre.

Dès lors l'éducation est essentielle parce qu'elle différencie l'homme de l'animal.

Une connaissance nous rend plus apte à survivre ou à assurer nos besoins et c'est en ce sens que dans le Protagoras Platon faire référence au mythe de Prométhée avec le don de l'intelligence. b) Or si la culture nous rend meilleur c'est qu'elle nous ouvre les yeux sur la vérité et nous amène à la connaissance du Bien et du bon comme on peut le voir avec Platon en République livre VII : « Représente-toi des hommes dans une sorte de caverne.

Cette habitation possède une entrée disposée en longueur, remontant de bas en haut tout le long de la caverne vers la lumière.

Les hommes sont dans cette grotte depuis l'enfance, les jambes et le cou ligotés de telle sorte qu'ils restent sur place et ne peuvent regarder que ce qui se trouve devant eux, incapables de tourner la tête à cause de leurs liens.

Représente-toi la lumière d'un feu qui brûle sur une hauteur loin derrière eux et, entre le feu et les hommes enchaînés, un chemin sur la hauteur, le long duquel tu peux voir l'élévation d'un petit mur, du genre de ces cloisons qu'on trouve chez les montreurs de marionnettes et qu'ils érigent pour les séparer des gens. Par-dessus ces cloisons, ils montrent leurs merveilles.

» c) Et c'est en ce sens qu'il faut développer l'éducation et promouvoir la culture et de ce point de vue il est possible de voir l'entreprise de l'Encyclopédie comme un paradigme : « Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n'aient pas été inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux ; et que nous ne pourrions pas sans avoir bien mérité du genre humain.

» Diderot, Encyclopédie. Transition : Ainsi être cultivé nous rend meilleur non seulement parce que nous développons nos facultés et nos connaissances par rapport à l'ignorant mais aussi parce ces connaissances nous apportent plus de vertu et de bonheur.

Pourtant, si tel était le cas cela signifierait que du progrès de nos connaissances devraient s'ensuivre une évolution des mœurs.

Or par expérience est-ce le cas ? II – Culture et a-moralisation a) Si être cultivé nous rendait meilleur, la raison et la connaissance seraient une source de progrès inconditionnelle, on pourrait se demander pourquoi Rousseau dans son Discours sur les sciences et les arts de 1750 l'homme ne doit pas croire que le progrès des arts et des techniques va apporter quelque chose de mieux, de bien et de bon à l'homme.

Bien au contraire, le développement des sciences va l'encontre de la naturalité de l'homme mais pire surtout, ce progrès est en fait une régression dans les mœurs et dans la morale.

En effet, la question qui était mise au concours était : Si le rétablissement des sciences et des art a contribué à épurer les mœurs ? Et la réponse de Rousseau est tout aussi célèbre : « Il sera difficile, je le sens, d'approprier ce que j'ai à dire au tribunal où je comparais.

Comment oser blâmer les sciences devant une des plus savantes compagnies de l'Europe, louer l'ignorance dans une célèbre Académie, et concilier le mépris pour l'étude avec le respect pour les vrais savants ? J'ai vu ces contrariétés ; et elles ne m'ont point rebuté.

Ce n'est point la science que je maltraite, me suis-je dit, c'est la vertu que je défends devant des hommes vertueux.

La probité est encore plus chère aux gens de bien que l'érudition aux doctes.

Qu'ai-je donc à redouter ? Les lumières de l'Assemblée qui m'écoute ? je l'avoue ; mais c'est pour la. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles