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Dans la vie, suffit-il de multiplier les expériences pour mieux comprendre les êtres humains ?

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§  Le sujet interroge semble-t-il la possibilité de connaître les êtres humains, dont moi-même, par l’intermédiaire de l’expérience. L’expérience me permettrait dans ce cadre de rencontrer, de manière plus ou moins extérieure, différents êtres humains, afin de connaître le genre humain.

§  Il apparaît en effet de prime abord que les expériences répétées me permettent de mieux comprendre et connaître les êtres humains au sens ou je suis spontanément tourné vers l’extérieur, autrui et donc l’expérience. C’est alors bien en tant que tourné vers l’extérieur que je pourrais comprendre les êtres humains.

§  Cependant, il apparaît que toute connaissance, toute compréhension, se base de prime abord sur une connaissance du sujet lui-même, de son identité, et cela semble passer par un repli sur soi qui suppose un retrait vis-à-vis de l’expérience. Il semble alors que c’est en se retirant de l’expérience que l’homme peut approfondir s compréhension des êtres humains.

§  Le problème qui se pose est alors le suivant : La connaissance et la compréhension des êtres humains dépend-elle de l’expérience que l’on en a ou nécessite-t-elle un repli sur soi et une connaissance de soi première et immédiate, ouvrant alors la possibilité de la connaissance d’autrui voire faisant du moi le reflet de l’humanité dans son intégralité ?

 

« ANALYSE ET PROBLEMATISATION DU SUJET. § Le sujet interroge semble-t-il la possibilité de connaître les êtres humains, dont moi-même, par l'intermédiaire de l'expérience.

L'expérience me permettrait dans ce cadre de rencontrer, de manière plus ou moins extérieure, différents êtres humains, afin de connaître le genre humain. § Il apparaît en effet de prime abord que les expériences répétées me permettent de mieux comprendre et connaître les êtres humains au sens ou je suis spontanément tourné vers l'extérieur, autrui et donc l'expérience.

C'est alors bien en tant que tourné vers l'extérieur que je pourrais comprendre les êtres humains. § Cependant, il apparaît que toute connaissance, toute compréhension, se base de prime abord sur une connaissance du sujet lui-même, de son identité, et cela semble passer par un repli sur soi qui suppose un retrait vis-à-vis de l'expérience.

Il semble alors que c'est en se retirant de l'expérience que l'homme peut approfondir s compréhension des êtres humains. § Le problème qui se pose est alors le suivant : La connaissance et la compréhension des êtres humains dépend-elle de l'expérience que l'on en a ou nécessite-t-elle un repli sur soi et une connaissance de soi première et immédiate, ouvrant alors la possibilité de la connaissance d'autrui voire faisant du moi le reflet de l'humanité dans son intégralité ? PROPOSITION DE PLAN. I) La connaissance d'autrui comme ouverture sur l'extériorité. § Le sujet conscient a cette particularité d'être immédiatement tourné vers autrui.

En effet, mon visage est en outre fait de telle sorte que, lorsque je marche par exemple, mon regard est toujours tourné vers l'extérieur : je ne me vois pas moi-même.

Il semble alors que l'extérieur, et plus particulièrement autrui soit nécessairement en contact avec moi et que je ne puisse me connaître qu'au travers des yeux d'autrui vers qui je suis naturellement tourné.

Dans L'Etre et le néant, Sartre analyse ce rapport du je à autrui et émet l'idée selon laquelle autrui fait partie de ma conscience car je suis capable de me comprendre comme autrui me comprendrait.

C'est donc au travers d'autrui que je parviens à me comprendre et donc que je parviens à forger mon identité, à me voir tel que je suis.

Il semble donc que ce soit l'intersubjectivité qui soit première et originaire d'une part, et nécessaire à mon identité et ma connaissance d'autre part.

Dès lors, « autrui est le médiateur entre moi et moi-même » : je me connais au travers des yeux d'autrui et cette médiation seule me permet de ma constituer en tant que « je », ainsi que de forger une connaissance des êtres humains. § En outre cet autrui anonyme semble pouvoir laisser place à u autrui proche, qui pourrait se caractériser sous la forme du « tu », cette forme étant notamment celle de la familiarité, le proche, et plus particulièrement l'ami étant celui qui nous est familier.

Dans l'Ethique à Nicomaque, Aristote analyse le rôle et les modalités de l'amitié.

Or, l'ami est celui que j'estime parce qu'il m'est plus proche que n'importe quel autrui anonyme, et qui est nécessaire pour que j'apprenne à me connaître.

Mon identité en tant que sujet dépend du regard de ce « tu ».

La connaissance de soi vient donc du jugement de celui que j'estime.

Dès lors, si j'estime moi-même celui qui est capable de m'estimer, je m'estimerai alors de façon juste.

Nos amis nous permettent donc de nous estimer à titre de sujet et ainsi de connaître les êtres humains raisonnablement parce qu'ils sont un autre soi-même. § Il semble donc que multiplier les rencontres d'autrui puisse nous permettre de mieux nous connaître et donc de mieux connaître les êtres humains.

Néanmoins, si autrui me permet de connaître mieux les êtres humains en me connaissant moi-même, cela ne veut-il pas dire que la connaissance des êtres humains passe par une connaissance de soi ? Toute connaissance des êtres humains n'est-elle pas avant tout une connaissance de soi, devant passer par un retrait eu égard à l'expérience ? II) La connaissance des êtres humains est avant tout une connaissance de soi : le retrait vis-àvis de l‘expérience. § Il semble que toute connaissance ; du monde extérieur et des autres, passe par une connaissance de soi et une entrée en soi-même.

En outre, sur le plan de la connaissance, c'est bien le je qui est premier : il est cette certitude première, point de départ de toute métaphysique selon Descartes dans. »

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