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Conscience de soi et étrangeté à soi ?

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Prendre conscience de soi, c'est passer d'une conscience immédiate, d'une perception du monde extérieur et de ses différents états, à une conscience réfléchie, à une conscience de soi qui se saisit en tant que sujet. Le sujet fonde l'identité d'un individu car il est le principe qui unifie l'ensemble des représentations, des états mentaux d'une même personne.  A) Le « je » constitutif de la personnalité. Pour Kant, dans L'anthropologie d'un point de vue pragmatique, le pouvoir de dire « je » est constitutif de la dignité humaine. Par cette faculté, l'homme a le pouvoir de se « penser » et pas uniquement, comme les animaux, de se « sentir ». Si l'homme a une conscience, l'animal, lui, n'a qu'un instinct. Kant explique qu'un enfant commence par parler de lui à la troisième personne, et que la conscience de soi devient réelle lorsqu'il dit « je ». Après cette révélation, l'enfant ne fait jamais marche arrière. C'est ce même « je » qui donne aux différentes représentations une unité, une cohérence. La conscience de soi se fait alors à travers l'activité même de la conscience. Prendre conscience de soi devient la condition de possibilité pour se rapprocher de la réalité, y compris de sa propre réalité.

« Demande d'échange de corrigé de bob beton ([email protected]). Sujet déposé : Prendre conscience de soi, est-ce devenir étranger à soi-même ? Il est fréquent, lorsqu'on entend pour la première fois sa voix enregistrée, de ne pas se reconnaître.

Prenant conscience d'une partie de soi, on s'apparaît tout à coup comme autre que ce que l'on croyait.

Cette nouvelle apparition de soi à soi n'est-elle pas pour l'homme une énigme ? Prendre conscience de soi, n'est-ce pas devenir étranger à soi ?Mais prendre conscience de soi, c'est passer d'une conscience immédiate des choses à une conscience qui se réfléchit, qui se pense pensant les choses.

Prendre conscience de soi signifie que l'on diminue la distance qui se trouve entre ce que l'on est et ce que l'on a conscience d'être.

On réduit ainsi la part d'inconnu en soi.

Dès lors, la conscience de soi permettrait de mieux se connaître, de se maîtriser et donc de se réaliser.

La prise de conscience de soi implique une distance entre ce que l'on découvre être et ce que l'on croyait être.

Cette distance est-elle ce qui rend étranger à soi, au risque de perdre ce qui fait l'unité du moi, à savoir l'identité ? Ou au contraire cette distance est-elle la condition de possibilité d'une reconnaissance de soi par soi, qui donnerait accès à une existence plus réfléchie et plus libre ? Pour résoudre ce dilemme nous verrons, dans une première partie, que toute prise de conscience a pour finalité de produire une identité et qu'elle ne peut par conséquent, qu'inscrire au coeur du sujet sa propre unité.

Mais nous verrons aussi, dans un second temps, que cette prise de conscience, en objectivant le sujet, le dédouble ce qui le force à se reconnaître dans des actes et des pensées dont il ne se serait pourtant pas cru capable.

C'est pourquoi il nous faudra, dans un troisième temps, justifier cette méconnaissance de soi par une analyse de notre humaine condition, ce qui nous conduira à prendre en compte le caractère fondamentalement libre de notre être. I - Prendre conscience de soi, c'et produire une identité. Prendre conscience de soi, c'est passer d'une conscience immédiate, d'une perception du monde extérieur et de ses différents états, à une conscience réfléchie, à une conscience de soi qui se saisit en tant que sujet.

Le sujet fonde l'identité d'un individu car il est le principe qui unifie l'ensemble des représentations, des états mentaux d'une même personne. A) Le « je » constitutif de la personnalité.

Pour Kant, dans L'anthropologie d'un point de vue pragmatique, le pouvoir de dire « je » est constitutif de la dignité humaine.

Par cette faculté, l'homme a le pouvoir de se « penser » et pas uniquement, comme les animaux, de se « sentir ».

Si l'homme a une conscience, l'animal, lui, n'a qu'un instinct.

Kant explique qu'un enfant commence par parler de lui à la troisième personne, et que la conscience de soi devient réelle lorsqu'il dit « je ».

Après cette révélation, l'enfant ne fait jamais marche arrière.

C'est ce même « je » qui donne aux différentes représentations une unité, une cohérence.

La conscience de soi se fait alors à travers l'activité même de la conscience.

Prendre conscience de soi devient la condition de possibilité pour se rapprocher de la réalité, y compris de sa propre réalité. B) La conscience de sa propre humanité.

Celui qui réfléchit sur sa pensée, qui cherche à savoir ce qu'il sait de sa conscience quand il pense, apprend au moins une chose : il est un être de pensée.

Si l'on entreprend de douter de tout pour trouver une certitude absolue, une seule certitude résiste au doute selon Descartes : nous sommes des êtres pensants car si je doute, je pense et si je pense, alors je suis (Discours de la méthode, livre IV).

Prendre conscience de soi est, en ce sens, prendre conscience de sa spécificité humaine, de sa spiritualité, et non pas devenir étranger à soi.

Prendre conscience de soi, c'est devenir pleinement soi en affirmant sa différence radicale avec l'animal : l'homme a la possibilité de penser et donc de parler. Transition : Prendre conscience de soi serait la condition pour se rapprocher au plus près de soi, pour se réaliser et devenir soi-même.

En effet, la conscience de soi est inscrite dans un processus naturel de l'évolution de l'homme qui accède à la pensée et au langage.

Mais il s'agit ici davantage d'un « avoir » que d'un « savoir ».

Dès lors, que saiton exactement de soi lorsque l'on sait que l'on est un être de conscience ? II - Mais prendre conscience de soi, c'est devenir étranger à soi. Vouloir prendre conscience de soi, c'est s'interroger sur soi, sur ce que l'on peut faire et dire, dont le sens nous échappe parfois. A) La découverte de l'inconscient.

Les lapsus, les actes manqués, les rêves chez l'homme sain, ou les symptômes psychiques chez le malade amènent Freud à postuler l'hypothèse de l'inconscient.

Sans lui, bien des actes, même les plus quotidiens, demeuraient incohérents.

Prendre conscience de soi, c'est alors admettre que le sujet n'est pas transparent à lui-même, qu'il y a une part du psychisme à laquelle la conscience n'a pas accès.

De ce fait, le sujet ne peut avoir la maîtrise absolue de lui-même ; le « moi » n'a plus qu'une perception incomplète de lui-même ; le « moi », écrit Freud dans les Essais de psychanalyse appliquée, « n'est pas maître dans sa propre maison », il devient en ce sens étranger (hors de chez lui) à soi : « Je est un autre ». B) « Je est un autre ».« Je est un autre » est une phrase extraite de la Lettre aux voyants d'Arthur Rimbaud.

Il répond à un professeur qu'il n'entend pas prendre le droit chemin de la société et du travail.

Bien au contraire, il « s'encrapule le plus possible » de manière « à dérégler tous ses sens » pour parvenir à « l'inconnu » et donc se faire « voyant ».

Ainsi, il entend accéder à l'autre dans son altérité par le chemin inverse d'une connaissance objective.

Il prétend qu'il ne pense pas, mais qu' « on le pense » : le poète est celui pour qui la prise de conscience, matérialisée par la création, passe par une sortie de soi volontaire, une possibilité d'atteindre l'humanité universelle de son moi. C) Prendre conscience de soi par le monde extérieur.Par rapport aux autres êtres de la nature, l'homme se. »

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